La police clôt une prière illégale dans la ville ultra-orthodoxe de Rechasim
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La police clôt une prière illégale dans la ville ultra-orthodoxe de Rechasim

À Modiin Illit également, quinze hommes ayant pris part à une prière interdite ont été placés en détention et ont écopé d'une amende

Des juifs ultra-orthodoxes prient à l'extérieur d'une synagogue à Bnei Brak, le 25 mars 2020. (Yossi Aloni/Flash90)
Des juifs ultra-orthodoxes prient à l'extérieur d'une synagogue à Bnei Brak, le 25 mars 2020. (Yossi Aloni/Flash90)

Des agents de police ont revêtu, vendredi, des habits ultra-orthodoxes afin d’infiltrer un office de prière illégal qui était organisé dans la ville haredim de Rechasim, dans le nord du pays.

Cette décision opérationnelle a été prise après des semaines de tentatives de collaboration avec les locaux par le biais de moyens moins invasifs – des tentatives qui se sont avérées inefficaces, les habitants organisant des tours de gardes pour prévenir de l’arrivée des forces de l’ordre chargées de contrôler les offices de prière, a expliqué la police.

Après s’être identifiés comme des agents au cours d’un office de prière qui a eu lieu ce matin, deux officiers sous couverture ont distribué des amendes à une poignée de fidèles qui participaient à un service communautaire, en violation des directives émises par le gouvernement dans la crise contre le coronavirus.

Toutefois, après le départ des forces de l’ordre, les fidèles ont repris la prière. La police s’en est aperçue et a remis des amendes d’un montant total de 17 500 shekels aux personnes présentes avant de fermer, une fois encore, la synagogue.

Les forces de l’ordre ont également placé en détention et distribué des amendes à quinze hommes de l’implantation ultra-orthodoxe de Modiin Illit qui priaient ensemble à l’intérieur d’une synagogue.

Les policiers ont déclaré avoir été avertis de cet office illégal par des résidents de l’implantation qui désapprouvaient la volonté affichée par leurs voisins de mettre la communauté toute entière en péril.

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