La police commence à sévir contre ceux qui ne portent pas de masque en public
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La police commence à sévir contre ceux qui ne portent pas de masque en public

Plus de 30 personnes ont reçu une contravention ; l'application aurait été retardée car les agents n'avaient pas reçu le formulaire pour l'amende de 200 shekels

La police à un check-point dans la ville de Deir al-Asad, dans le nord du pays, le 18 avril 2020, après qu’elle a été déclarée « zone restreinte » en raison du nombre croissant de cas de Covid-19. (Crédit : Basel Awidat / Flash90)
La police à un check-point dans la ville de Deir al-Asad, dans le nord du pays, le 18 avril 2020, après qu’elle a été déclarée « zone restreinte » en raison du nombre croissant de cas de Covid-19. (Crédit : Basel Awidat / Flash90)

La police israélienne a commencé à imposer des amendes aux Israéliens qui ne portent pas de masque facial, comme l’a ordonné le gouvernement dans le cadre d’une mesure visant à prévenir la propagation de l’épidémie de coronavirus.

Selon la police, 32 contraventions ont été distribuées mardi.

Dimanche, les ministres se sont mis d’accord sur une amende de 200 shekels (52 euros) pour toute personne prise plus d’une fois sans masque en public, un assouplissement de l’amende proposée de 500 shekels (130 euros) pour une première infraction. L’ordonnance avait été émise auparavant à titre de recommandation uniquement.

Le retard dans l’application de la nouvelle réglementation est dû au fait que les agents n’avaient pas reçu le formulaire pour une amende de 200 shekels, a rapporté la Douzième chaîne.

Selon la règle, les masques couvrant la bouche et le nez doivent être portés dans « un bâtiment autre que la résidence ou un autre lieu où l’on séjourne régulièrement », dans les transports publics et lors de « rassemblements dans un espace ouvert ». Les masques doivent également être portés à tout moment lorsque l’on se trouve en dehors de son domicile.

En outre, les propriétaires d’entreprises doivent refuser l’entrée et le service aux clients qui n’en portent pas.

Cette règle ne s’applique toutefois pas aux enfants de moins de 6 ans, aux personnes souffrant de troubles émotionnels, mentaux ou médicaux qui les empêcheraient de porter un masque, aux conducteurs de voiture, aux personnes seules dans un bâtiment et à deux travailleurs qui travaillent régulièrement ensemble, à condition qu’ils maintiennent une distance.

Les masques peuvent être faits maison, de fortune ou achetés.

La police à un checkpoint temporaire à l’entrée de Jérusalem, le 8 avril 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon le ministère de la Santé, « un masque facial réduit considérablement la probabilité d’être infecté et d’infecter d’autres personnes » en obstruant les gouttelettes respiratoires.

Le ministère a diffusé des publicités pendant le journal télévisé du soir sur ses avantages, y compris des instructions sur la façon d’en porter un à l’aide d’un bandana et d’élastiques pour cheveux.

Israël et d’autres pays ont d’abord hésité à recommander ou à exiger le port d’un masque, suivant les conseils de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Au début de ce mois, l’OMS a publié des directives actualisées sur la question, indiquant qu’il y avait « peu de preuves » suggérant qu’un masque porté par une personne atteinte du coronavirus protégerait son entourage, et « aucune preuve » qu’il était efficace pour les personnes en bonne santé.

En outre, elle a appelé à réserver les masques médicaux aux professionnels de la santé et a mis en garde contre un faux sentiment de sécurité chez les porteurs de masques.

Elle a ajouté : « L’utilisation de masques fabriqués dans d’autres matériaux (par exemple, en tissu de coton), également appelés masques non médicaux, dans le cadre communautaire n’a pas été bien évaluée. Il n’existe actuellement aucune preuve permettant de formuler une recommandation pour ou contre leur utilisation dans ce cadre ».

En annonçant les détails des nouvelles règles sur son site web, la police israélienne a expliqué que, « Conformément aux directives émises par la direction de l’État et aux instructions du ministère de la Santé, la police israélienne applique actuellement les restrictions visant à lutter contre la propagation du coronavirus (Covid-19) en Israël ».

La police a déclaré mardi qu’elle avait jusqu’à présent délivré un total de 45 475 amendes pour des infractions liées aux coronavirus. Celles-ci comprennent 36 119 pour « sortie dans l’espace public d’une manière interdite, en violation des règlements », 5 241 contraventions pour « flâner dans l’espace public dans un endroit interdit », 1 085 pour avoir désobéi aux instructions de dispersion d’un rassemblement interdit et 1 192 pour avoir prié en public en violation des règlements.

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