La police reçoit des demandes massives de manifestations haredim
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La police reçoit des demandes massives de manifestations haredim

La police a reçu de nombreux appels pour approuver les rassemblements de dimanche soir, la fin de Rosh HaShana, et craint qu'il ne s'agisse d'un moyen d'échapper au confinement

La police évacue des manifestants ultra-orthodoxes qui bloquent une route lors d'une manifestation contre l'enrôlement de l'armée dans la ville de Bnei Brak, près de Tel-Aviv, le 12 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Ahmad GHARABLI)
La police évacue des manifestants ultra-orthodoxes qui bloquent une route lors d'une manifestation contre l'enrôlement de l'armée dans la ville de Bnei Brak, près de Tel-Aviv, le 12 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Ahmad GHARABLI)

La police a reçu de nombreuses demandes ces derniers jours pour approuver de supposées manifestations ultra-orthodoxes à la fin de la fête de Rosh HaShana dimanche soir, dans ce que les fonctionnaires considèrent comme une tentative de se soustraire aux ordres de confinement liés au coronavirus interdisant les déplacements, selon un reportage vendredi.

La Douzième chaîne a rapporté que de multiples demandes avaient été déposées pour des manifestations dans les villes haredim à la fin de la fête – y compris pour que quelque 400 bus puissent venir à Jérusalem.

Bien que les responsables estiment que certaines de ces demandes sont légitimes, ils craignent que beaucoup d’entre elles ne soient que la couverture pour des déplacements limités par les restrictions de confinement qui doivent prendre effet à 14h ce vendredi, selon le reportage.

Il est traditionnel de passer la fête de Rosh HaShana en famille – et pour les Juifs religieux, cela signifie qu’ils ne rentrent chez eux que lorsqu’ils sont autorisés à conduire à la fin des deux jours de fêtes. Mais cette année, le nouveau confinement commencera peu avant le début de Rosh HaShana, précisément pour empêcher les rassemblements familiaux qui pourraient propager des infections.

Les autorités ont mis en garde les Israéliens contre le fait de se rendre chez leurs proches avant le début des mesures, disant qu’ils pourraient être contraints d’y rester pendant la durée du confinement, actuellement prévu pour durer au moins trois semaines.

Selon la Douzième chaîne, les responsables de la police pensent que les demandes massives d’autorisation des manifestations – qui sont exemptes de restrictions – ne sont qu’un moyen pour les contrevenants de rentrer chez eux à la fin de la fête, après l’avoir passée avec leurs proches.

Des policiers à un barrage routier, contrôlant le confinement en raison de l’épidémie de coronavirus, à Jérusalem, le 29 avril 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Mais la police a également indiqué à la chaîne qu’elle ne pouvait pas empêcher les déplacements en masse, car elle n’avait aucune preuve que les demandes étaient illégitimes.

Les fonctionnaires ont précisé que des demandes de rassemblements contre le confinement avaient été faites à Bnei Brak, Jérusalem, Elad, Modiin Illit et Beitar Illit, entre autres.

Ils s’attendent à ce que certaines manifestations aient lieu, mais estiment que le volume des demandes est bien plus important que les mobilisations qui auront lieu en réalité, selon le reportage.

Bien que la pandémie soit maintenant répandue dans tout le pays, pendant de nombreuses semaines cet été, les infections se sont concentrées dans les villes ultra-orthodoxes et arabes, apparemment en raison d’un respect moins strict des règles sanitaires et d’une densité de population élevée qui caractérise ces villes.

Des cas récurrents de mariages et autres célébrations de masse par des Israéliens ultra-orthodoxes enfreignant les réglementations relatives au virus ont suscité la colère du reste de la population au cours des derniers mois.

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