La police va sévir contre le lap dance dans les clubs de strip-tease
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La police va sévir contre le lap dance dans les clubs de strip-tease

Les autorités déclarent que le nouveau régime d'application de la loi est lié aux directives qui l'assimilent à la prostitution

Le club de strip-tease Pussycat Dolls de Tel Aviv, le 3 octobre 2017. (Crédit : Andrew Tobin/JTA)
Le club de strip-tease Pussycat Dolls de Tel Aviv, le 3 octobre 2017. (Crédit : Andrew Tobin/JTA)

La police a annoncé mercredi qu’elle allait sévir contre la danse-contact [lap dance] dans les clubs de strip-tease, affirmant que cette pratique rejoint souvent la définition légale de la prostitution.

La police a déclaré que la décision de renforcer l’application de la loi était conforme à une nouvelle directive du ministère public, qui a constaté que, dans certains cas, les lap dance sont considérées comme de la prostitution en vertu de la loi israélienne.

« La poursuite de cette activité constitue un délit et un motif justifiant le recours à tous les moyens légaux », a déclaré la police dans un communiqué. Il a été dit, sans plus de détails, que la directive inclurait des mesures administratives à l’encontre des propriétaires de clubs de strip-tease.

Une lettre a été envoyée aux propriétaires de clubs de strip-tease pour les informer de la nouvelle politique et les avertir des mesures d’application accrues.

« La police israélienne et le bureau du procureur de l’État continueront d’agir fermement contre les délits d’exploitation des femmes, y compris tout délit ou toute activité illicite répondant à la définition de la prostitution », a déclaré la police.

Des stripteaseuses sur scène dans un club de strip-tease de Tel Aviv, en février 2008. (Crédit : Boaz Oppenheim/Flash90)

L’annonce de la police survient près d’un an après que le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, a déclaré qu’il insisterait pour redéfinir les lap dance comme des actes de prostitution.

Il a déclaré à l’époque qu’il donnerait aux responsables de l’application de la loi tous les outils nécessaires pour « réduire considérablement cette industrie abusive et d’exploitation et traduire les coupables en justice ».

Alors que la prostitution elle-même reste légale en Israël, le proxénétisme, le trafic sexuel et l’exploitation d’une maison close sont punissables par la loi.

Plus tôt ce mois-ci, un projet de loi qui imposerait de lourdes amendes aux personnes prises en train de faire appel à des prostituées a franchi son premier obstacle législatif, dans le but de sévir contre le commerce du sexe.

Selon les termes du projet de loi présenté par la ministre de la Justice Ayelet Shaked, les primo-contrevenants se verraient infliger une amende de 1 500 shekels (375 euros), la peine étant portée à 3 000 shekels (750 euros) pour ceux qui récidivent dans les trois ans. Les tribunaux seraient habilités à augmenter les amendes jusqu’à un maximum de 75 300 shekels (18 825 euros).

Les personnes accusées en vertu de la loi proposée auront la possibilité de payer l’amende, de demander qu’elle soit annulée ou d’être jugée devant un tribunal. Le projet de loi sera présenté à la Knesset pour lectures après les vacances d’été, en octobre.

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