Erdan veut définir les lap dance comme des actes de prostitution
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Erdan veut définir les lap dance comme des actes de prostitution

Le ministre a demandé au ministère de la Justice et au parquet de mettre fin à une “industrie exploitante et abusive”

Des stripteaseuses sur scène dans un strip-club de Tel Aviv, en février 2008. Illustration. (Crédit : Boaz Oppenheim/Flash90)
Des stripteaseuses sur scène dans un strip-club de Tel Aviv, en février 2008. Illustration. (Crédit : Boaz Oppenheim/Flash90)

Une semaine après le jugement d’un tribunal, qui a estimé que les clubs de striptease de Ramat Gan « ne devraient pas être considérés comme du divertissement », Gilad Erdan, le ministre de la Sécurité intérieure, tente de redéfinir les lap dance comme des actes de prostitution.

En réponse à une lettre de la députée de Yesh Atid Aliza Lavie, Erdan a déclaré lundi qu’il avait contacté le ministère de la Justice et le parquet pour leur demander de mettre fin à ce qu’il a appelé une « industrie exploitante et abusive ».

« Le parquet examinera l’amendement de la directive 2.2, qui, entre autres choses, traite de la répression des crimes liés à la prostitution, de manière à redéfinir une lap dance comme un acte de prostitution », a déclaré Erdan dimanche, dans un communiqué. « Ceci permettra de mettre en examen les propriétaires [de club] pour proxénétisme, sollicitation et d’autres crimes similaires. »

Erdan a ajouté qu’il donnerait aux autorités tous les outils nécessaires pour « réduire significativement cette industrie exploitante et abusive, et traîner les auteurs en justice. »

Aliza Lavie en réunion de la commission sur le Statut des femmes à la Knesset, le 3 septembre 2014. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Aliza Lavie en réunion de la commission sur le Statut des femmes à la Knesset, le 3 septembre 2014. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Lavie, présidente de la sous-commission de la Knesset de lutte contre le trafic d’êtres humains et la prostitution, a officiellement appelé Erdan lundi à modifier la terminologie juridique.

« Les témoignages donnés à la commission indiquent que de la prostitution se produit dans de nombreux strip-clubs, en exploitant la détresse des femmes que l’on a fait venir pour être stripteaseuses », a-t-elle dit.

Lavie a ajouté dans sa lettre qu’elle avait également appelé la police à prioriser la lutte contre la prostitution, notamment en renforçant ses contrôles des établissements qui font de la publicité pour des services sexuels.

Même si la prostitution elle-même reste légale en Israël, le proxénétisme, le trafic sexuel et la gestion d’une maison close sont passibles d’une peine de prison.

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