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La rappeuse Azealia Banks se produit à Tel Aviv, enveloppée dans le drapeau d’Israël

"J'aime les Juifs, mon histoire d'amour avec les Juifs remonte à très loin", déclare l'artiste américaine controversée qui a toujours ouvertement soutenu Israël

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

La rappeuse Azealia Banks en concert, à Tel Aviv, le 9 octobre 2025. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)
La rappeuse Azealia Banks en concert, à Tel Aviv, le 9 octobre 2025. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)

La rappeuse, chanteuse et compositrice américaine Azealia Banks était drapée d’un drapeau d’Israël et portait un collier avec une étoile de David lorsqu’elle a ouvert son concert jeudi soir à l’amphithéâtre Ganei Yehoshua du parc HaYarkon, à Tel Aviv.

Il s’agissait d’une rare performance d’un artiste étranger en Israël depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, puis la guerre qui a suivi dans la bande de Gaza. De nombreux artistes internationaux ont en effet boycotté Israël en raison de la pression croissante du boycott culturel contre l’État hébreu.

Banks, qui s’est régulièrement disputée avec d’autres célébrités sur les réseaux sociaux au sujet de son soutien affiché à Israël, a terminé le concert de Tel Aviv vêtue d’un tee-shirt à l’effigie du Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirmant qu’elle devenait plus forte à chaque fois qu’elle était censurée pour ses positions.

« J’aime les Juifs, mon histoire d’amour avec les Juifs remonte à très, très loin », a-t-elle déclaré.

Pendant son séjour en Israël, Banks a abordé à plusieurs reprises la question du boycott culturel sur les réseaux sociaux, notamment après avoir visité le site du festival Nova le mardi 7 octobre, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’assaut barbare et sanglant du Hamas.

Elle a partagé avec ses plus de 300 000 abonnés sur Instagram des stories prises sur place, montrant les monuments commémoratifs érigés par les familles en mémoire des personnes assassinées lors du festival.

« Je ne comprends toujours pas pourquoi l’industrie musicale n’a pas considéré cela comme une attaque directe contre la liberté et contre ce bonheur pur qui est de pouvoir simplement profiter, d’être libre, lors d’un festival de musique », a déclaré Banks sur Instagram.

« C’est tout simplement accablant. »

En septembre, des centaines d’artistes ont demandé que leurs œuvres soient interdites de distribution en Israël dans le cadre d’une initiative intitulée « No Music for Genocide » (« Pas de musique pour le génocide »).

Cette semaine, Banks a répondu en publiant une story Instagram dans laquelle elle indiquait qu’elle pouvait toujours écouter Björk alors qu’elle se trouvait en Israël, bien que l’artiste islandaise ait rejoint le boycott musical d’Israël et que ses œuvres soient récemment devenues inaccessibles aux Israéliens via deux services de streaming majeurs.

Lors d’un direct sur les réseaux sociaux, Banks a indiqué sur X : « Israël n’est absolument pas un régime d’apartheid. Nous ne sommes pas dans l’Alabama des années 1960, et cela n’a jamais été le cas. »

La rappeuse américaine Azealia Banks lors de son concert, au Bataclan, à Paris, le 12 avril 2025. (Crédit : Xavier Galiana/AFP)

Ce concert marquait le retour de l’artiste en Israël pour la première fois depuis 2018, année où elle avait juré de ne plus jamais revenir après avoir été victime d’une série d’incidents présumés racistes lors de sa visite.

L’artiste a semblé changer d’avis sur Israël en juin, lorsqu’elle a déclaré sur X : « Je suis sioniste. »

Banks a continué à interagir avec ses abonnés sur les réseaux sociaux, en particulier sur X, où, quelques heures après son concert de jeudi soir à Tel Aviv, elle a annoncé qu’elle se déguiserait en reine de Saba pour Halloween. Ce personnage biblique est souvent représenté comme une femme noire et est mentionné dans la Torah pour sa visite au roi Salomon.

Banks a également retweeté les commentaires du Premier ministre Benjamin Netanyahu concernant la nomination du président américain Donald Trump au prix Nobel de la paix pour son rôle dans l’obtention du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, et a répondu à un commentaire de l’activiste britannique Tommy Robinson sur X.

« Israël dégage une énergie unique. Il y a tellement d’influences nord-africaines et arabes dans la culture urbaine, sauf que tout le monde se promène en buvant du jus vert et en transportant des planches de surf, comme si on était à Los Angeles en 2004 », a-t-elle également écrit sur X.

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