La réforme fiscale américaine devrait avoir un impact sur Israël
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La réforme fiscale américaine devrait avoir un impact sur Israël

"Israël, un pays qui a de vastes activités d'entreprise aux Etats-Unis et des services d'exportation, est susceptible d'être affecté par les changements fiscaux", selon le Trésor

Le président américain Donald Trump brandit une copie de la législation avant de promulguer le projet de loi sur la réforme fiscale depuis le bureau ovale, le 22 décembre 2017 à Washington (Chip Somodevilla / Getty Images / AFP)
Le président américain Donald Trump brandit une copie de la législation avant de promulguer le projet de loi sur la réforme fiscale depuis le bureau ovale, le 22 décembre 2017 à Washington (Chip Somodevilla / Getty Images / AFP)

La vaste réforme fiscale entreprise par le président américain Donald Trump et entrée en vigueur le 31 décembre, pourrait avoir un impact sur les entreprises israéliennes opérant aux Etats-Unis et sur les entreprises américaines opérant en Israël, a indiqué le ministère des Finances dans sa note économique hebdomadaire.

« Israël, un pays qui a de vastes activités d’entreprise aux Etats-Unis et des services d’exportation, est susceptible d’être affecté par les changements fiscaux aux Etats-Unis. A ce stade, il est encore trop tôt pour évaluer l’ampleur de cet impact sur l’économie israélienne en général et sur le secteur de la haute technologie en particulier », a écrit le ministère des Finances dans son rapport.

La loi de Trump sur les réductions d’impôts et les emplois, considérée comme la plus importante des Etats-Unis depuis plus de 30 ans, devrait avoir de vastes répercussions tant sur les entreprises que sur les ménages aux Etats-Unis. Le plan devrait rendre l’économie américaine plus attrayante pour les investissements, affectant ainsi à la fois l’économie américaine et mondiale, dans un monde où la concurrence pour le capital et le talent humain est féroce, a déclaré le ministère des Finances dans son rapport.

La réforme consiste à réviser le code fiscal des Etats-Unis en réduisant le nombre de tranches de revenu personnel et en limitant ou supprimant une sélection d’allégements fiscaux populaires. Elle plafonne la déduction d’intérêt hypothécaire sur les ventes de maisons neuves et permet de déduire les dépenses en capital la première année.

Plus important, la nouvelle loi réduit le taux d’imposition fédéral des sociétés à 21 % par rapport aux 35 % précédents. Le taux entrera en vigueur cette année.

La réforme fiscale aura pour effet de rendre plus attrayant pour les entreprises israéliennes le fait de créer des entreprises ou d’acquérir des entreprises sur le marché américain, ont déclaré les fiscalistes internationaux. La baisse du taux d’imposition aux Etats-Unis pourrait également stimuler le départ des start-ups israéliennes vers les Etats-Unis, ce qui aura un impact sur les recettes fiscales israéliennes, ont averti les avocats des impôts plus tôt cette année.

Jusqu’à présent, le taux d’imposition américain était plus élevé qu’en Israël – le taux moyen aux Etats-Unis était de 35 % par rapport au taux israélien de 25 %. Etant donné que le taux américain chutera à 21 %, les créations d’entreprises aux Etats-Unis devraient être plus nombreuses.

Plus tôt ce mois-ci, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé aux hauts fonctionnaires de son bureau et au ministère des Finances d’étudier les implications de la réforme sur les entreprises israéliennes et américaines opérant en Israël et de formuler des recommandations dans les 30 jours.

Les forces économiques d’Israël – sa main-d’œuvre instruite, sa législation fiscale existante et ses incitations pour les entreprises – pourraient aider à réduire une partie de l’impact négatif de la réforme, a indiqué le ministère des Finances dans son rapport.

Néanmoins, les implications de la réforme sur un certain nombre de questions doivent à l’heure actuelle encore être évaluées. Il s’agit notamment d’examiner de plus près les incitations accordées aux entreprises américaines qui achètent des entreprises israéliennes ou qui ont des activités commerciales en Israël ainsi que l’impact que la réforme pourrait avoir sur les centres de recherche et développement mis en place par les entreprises américaines en Israël et sur les entreprises israéliennes qui exportent leurs produits vers les Etats-Unis.

En outre, Israël devrait également étudier l’impact de la réforme sur l’intégration des start-ups israéliennes en Israël, sur la propriété intellectuelle en Israël et sur les activités des entreprises multinationales qui comptent des opérations locales de fabrication, selon le rapport.

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