La Syrie accuse Israël d’avoir mené une frappe aérienne près d’Alep
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La Syrie accuse Israël d’avoir mené une frappe aérienne près d’Alep

Les Syriens affirment que la cible était un dépôt d'armes iranien, l'explosion qui a entraîné une panne générale dans la ville à proximité

Des explosions à l'aéroport d'Alep auraient été causés par des frappes israéliennes, le 27 mars 2019. (Capture d'écran/Twitter)
Des explosions à l'aéroport d'Alep auraient été causés par des frappes israéliennes, le 27 mars 2019. (Capture d'écran/Twitter)

Mercredi soir, des batteries de défense aériennes syriennes ont ouvert le feu sur des « missiles hostiles israéliens » non loin de la ville d’Alep, a rapporté l’agence de presse officielle syrienne SANA. Le site avait déjà été visé auparavant et on pense qu’il s’agirait d’une base iranienne.

SANA a déclaré que la frappe aérienne ciblait plusieurs bases dans une zone industrielle autour de l’aéroport et que les défenses aériennes avaient réussi à intercepter plusieurs missiles.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH) a affirmé que le bombardement israélienne avait touché des « réserves de munitions appartenant aux forces iraniennes et aux groupes alliés, et qu’il avait provoqué d’énormes explosions ».

Il a ajouté qu’au moins quatre personnes, probablement des gardes de l’entrepôt, avaient été tuées. Mais l’agence de presse officielle ne fait pas état de mort mais évoque des « dégâts matériels ». Selon une source militaire citée par Sana, « la défense aérienne de l’armée a repoussé une agression aérienne israélienne qui visait des installations dans la zone industrielle de Cheikh Najjar, au nord-est d’Alep, et détruit un certain nombre de missiles ».

Un certain nombre de résidents de la ville d’Alep ont déclaré à l’AFP que l’attaque avait entraîné une coupure d’életricité dans toute la ville.

Les officiels israéliens n’ont fait aucun commentaire sur ces informations, mais commentent rarement ce genre de frappes.

Ces frappes nocturnes interviennent dans un moment de tensions accrues entre Israël et la Syrie, après la décision de lundi de l’administration américaine de reconnaître le contrôle d’Israël sur le plateau du Golan qu’il avait capturé à la Syrie en 1967. La décision a entraîné des condamnations et des protestations en Syrie.

Des Syriens brandissent des portraits de Bashar el Assad durant une manifestation contre la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau duGolan par Donald Trump, le 26 mars 2019. (Crédit : SANA via AP)

Ces dernières années, Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie contre des cibles liées à l’Iran, qui combat pour le régime syrien du président Bashar Assad aux côtés de ses alliés et de la Russie.

Israël a été accusé à deux reprises auparavant d’avoir ciblé la base aérienne d’Al-Nayrab, qui se trouve juste à côté de l’aéroport international d’Alep, lors d’une frappe aérienne qui s’est produite l’année dernière. Dans le passé, Al-Nayrab a été associée aux milices du corps de Gardes de la Révolution iranienne.

Des images satellites du 7 et 17 juillet 2018, montrant les effets d’une frappe aérienne attribuée à Israëll sur une base aérienne à Alep, qui appartiendra aux forces iraniennes. (Crédit : ImageSat International ISI)

Israël a accusé l’Iran de tenter d’établir une présence militaire permanente en Syrie qui pourrait menacer la sécurité israélienne et de transférer des armes de pointe au groupe terroriste du Hezbollah au Liban.

Le nombre de frappes aériennes attribuées à Israël en Syrie a chuté au cours des récents mois, après qu’un avion militaire russe a été abattu par des défenses aériennes syriennes lors d’un raid israélien sur Latakia, tuant tous les 15 soldats russes à bord.

La Russie a considéré que l’armée israélienne était responsable de l’incident – une accusation rejetée par Jérusalem – et a fourni à la Syrie le système de défense avancé S-300.

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