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La Syrie accuse Israël de frappes aériennes à l’aéroport d’Alep et Damas

L’agence de presse officielle ne donne aucun détail sur l’ampleur des bombardements, mais des images donnent à voir des incendies. Aucun blessé n'a été signalé

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un incendie aurait été observé à l’aéroport international d’Alep, dans le nord de la Syrie, à la suite d’une frappe aérienne attribuée à Israël, le 31 août 2022. (Crédit : Réseaux sociaux)
Un incendie aurait été observé à l’aéroport international d’Alep, dans le nord de la Syrie, à la suite d’une frappe aérienne attribuée à Israël, le 31 août 2022. (Crédit : Réseaux sociaux)

La Syrie accuse Israël d’avoir mené deux frappes aériennes coup sur coup, mercredi soir, la première contre l’aéroport international d’Alep et la seconde, près de la capitale, Damas.

Selon l’agence de presse officielle SANA, la première frappe aérienne aurait endommagé l’aéroport situé au nord du pays, sans plus de détails.

Des images publiées sur les réseaux sociaux donnent à voir des incendies dans le secteur en question.

Alep est une grande ville du nord de la Syrie, située près de la frontière avec la Turquie, rarement prise pour cible par des frappes aériennes israéliennes. Il existe pour autant des précédents, les derniers en date remontant à juillet 2021.

Peu de temps après la frappe sur Alep, SANA a déclaré que les défenses aériennes luttaient contre une autre frappe aérienne israélienne visant cette fois la capitale, Damas.

L’agence de presse a assuré qu’un certain nombre de « missiles hostiles » avaient été abattus au-dessus de Damas et de la campagne environnante. La Syrie affirme régulièrement intercepter des missiles israéliens, mais les analystes militaires doutent de la véracité de ces affirmations.

SANA a indiqué que des dommages avaient été causés à plusieurs sites touchés lors de l’attaque près de Damas, sans plus de précisions.

Aucun blessé n’a été signalé dans les premières heures des frappes.

Il est rare que l’armée israélienne s’exprime sur les frappes menées en Syrie. Elle admet toutefois avoir mené des centaines d’opérations contre des groupes soutenus par l’Iran qui tentent de prendre pied dans le pays, prenant pour cibles les livraisons d’armes destinées à ces groupes, au premier rang desquels figure le Hezbollah libanais.

Selon Aurora Intel, réseau d’informations, un avion-cargo iranien sous sanctions internationales aurait atterri à l’aéroport d’Alep, ce mercredi.

En début d’année, des frappes aériennes attribuées à Israël ont fortement endommagé l’aéroport international de Damas, immobilisant toute forme de trafic aérien pendant deux semaines.

Il se dit que des armes relativement volumineuses passent en contrebande, via la Syrie, acheminées par des compagnies aériennes de fret iraniennes, qui atterrissent fréquemment à l’aéroport international de Damas ou sur la base aérienne de Tiyas (T-4), aux environs de Palmyre, dans le centre du pays.

L’armement serait ensuite stocké dans des entrepôts, dans les environs, avant d’être transporté par camion au Liban.

Basé au Royaume-Uni, l’Observatoire syrien des droits de l’homme, qui suit la guerre avec une sensibilité d’opposition et des sources de financement opaques, s’est empressé d’affirmer que la frappe aérienne de mercredi, près d’Alep, visait quatre entrepôts contenant « vraisemblablement » des missiles iraniens.

L’affirmation, non vérifiée, a été reprise par les médias israéliens, alors que l’organisation, dirigée par une unique personne, est régulièrement accusée par les analystes syriens de diffuser de fausses informations, gonfler le nombre des victimes lorsqu’il ne les invente pas de toutes pièces.

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