La Syrie se plaint à l’ONU des frappes israéliennes présumées
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La Syrie se plaint à l’ONU des frappes israéliennes présumées

Damas réclame une action "stricte et immédiate" de la part du Conseil de sécurité pour mettre un terme aux agressions israéliennes "avant la déstabilisation de la région entière"

Deux F-15 de l'armée de l'air israélienne lors d'un exercice Red Flag. Illustration. (Crédit : TSGT Kevin J. Gruenwald/USAF/Wikipedia)
Deux F-15 de l'armée de l'air israélienne lors d'un exercice Red Flag. Illustration. (Crédit : TSGT Kevin J. Gruenwald/USAF/Wikipedia)

Le gouvernement syrien a appelé jeudi les Nations unies à passer à l’action contre Israël en raison de ses frappes présumées sur son territoire.

Dans une plainte soumise au Conseil de sécurité, le ministère des Affaires étrangères syrien réclame que des mesures « strictes et immédiates » soient prises pour mettre un terme à « l’agression israélienne avant la déstabilisation de la région entière », selon des informations.

Le gouvernement libanais devrait également porter plainte contre Israël à l’ONU lors des prochains jours pour avoir prétendument utilisé son espace aérien lors des frappes.

Mercredi tard dans la soirée, les médias libanais ont annoncé que des avions-chasseurs israéliens avaient détruit un dépôt d’armes dans l’ouest de la Syrie.

Selon le site d’information Lebanon 24, les jets israéliens ont perpétré cette frappe à partir de l’espace aérien libanais.

La cible de la frappe présumée se trouvait dans le gouvernorat de Homs en Syrie, entre la ville du même nom et Damas.

Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni à l'ONU, à New York, le 22 juillet 2014. (Crédit : Kena Betancur/Getty Images/AFP)
Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni à l’ONU, à New York, le 22 juillet 2014. (Crédit : Kena Betancur/Getty Images/AFP)

Des citoyens libanais de la ville de Baalbek, située à proximité de la frontière syrienne, ont indiqué avoir entendu des explosions lourdes. Plus tôt dans la nuit, les résidents de l’est du Liban ont fait savoir qu’ils avaient aperçu des avions-chasseurs israéliens voler au dessus de leur tête.

L’armée israélienne a refusé de commenter cette frappe présumée, conformément à sa politique de non-reconnaissance des opérations menées de l’autre côté de la frontière.

L’Etat juif a toutefois indiqué de manière répétée que le pays déjouera les tentatives du Hezbollah d’acquérir des armes avancées.

Au mois de mars, le ministre de la Défense Avigdor Liberman avait affirmé, sur le ton de la menace, que si des militaires syriens prenaient pour cible les avions israéliens à l’aide de leurs batteries anti-aériennes, « nous les détruirons sans la moindre hésitation ».

C’est que ce qu’il s’était passé le mois dernier après qu’une batterie anti-aérienne syrienne a lancé un missile intercepteur sur un avion de reconnaissance israélien qui, selon l’Etat juif, survolait le Liban.

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