L’ancien chef de la Défense Yaalon lance un nouveau parti politique, Telem
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L’ancien chef de la Défense Yaalon lance un nouveau parti politique, Telem

L'ancien membre faucon du Likud, qui a quitté le parti après son éviction du ministère par Netanyahu, promet que sa liste électorale "remettra le pays sur la bonne voie"

Moshe Yaalon à l'International Cyber Conference ​​à l'Université de Tel-Aviv le 24 juin 2015. (Crédit : Ariel Hermoni / ministère de la Défense)
Moshe Yaalon à l'International Cyber Conference ​​à l'Université de Tel-Aviv le 24 juin 2015. (Crédit : Ariel Hermoni / ministère de la Défense)

L’ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon a officiellement enregistré son nouveau parti politique mercredi, révélant qu’il s’appellera Telem et promettant qu’il sera « une force politique qui remettra le pays sur la bonne voie ».

Alors que Yaalon, qui est entré en politique après avoir été chef d’état-major de Tsahal, a depuis longtemps promis de diriger un nouveau parti politique pour défier le Premier ministre Benjamin Netanyahu, la création de Telem était sa première étape officielle pour se présenter lors des élections d’avril.

Telem tire son nom d’un ancien parti dirigé par un autre chef d’état-major, Moshe Dayan. Le Telem original était un acronyme pour « Tnua LeHithadshut Mamlachtit », qui signifie Mouvement pour le renouveau national.

La version de Yaalon est un acronyme pour « Tnua Leumit Mamlachtit », qui se traduit littéralement par « Mouvement d’homme d’État national », et implique une responsabilité nationale.

Mais alors que Yaalon cherche peut-être à invoquer la mémoire de Dayan, un célèbre héros de guerre devenu politicien, il a déclaré mercredi que le nouveau parti deviendra une force majeure et à long terme dans la politique israélienne, contrairement à celle de Dayan, qui ne dura que deux ans, de 1981 à 1983.

Moshe Dayan en juin 1981 (Crédit : Moshe Shai / Flash90)

« C’est un jour important et joyeux pour tous les citoyens israéliens », a déclaré M. Yaalon dans un communiqué annonçant la création du nouveau parti. « En ce jour qui apporte de l’espoir à tous, j’ai le privilège d’assumer une grande responsabilité – une responsabilité envers tous nos amis et sympathisants avec nous aujourd’hui, et envers ceux qui se joindront à nous sur la route à venir ».

Yaalon a juré qu’il « donnerait l’exemple » et a cité les hauts postes qu’il a occupés dans l’armée et en politique.

« J’ai été élevé pour prendre mes responsabilités avec humilité et diriger par l’action. J’ai été élevé [pour apprendre] que nos actions doivent servir d’exemple pour ceux qui nous suivent, et en tant que citoyen et personnalité publique, pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer l’existence, la sécurité, la paix et la croissance d’Israël », a-t-il déclaré.

Yaalon a déclaré que son nouveau parti servirait de « force politique indépendante » et aiderait à remettre le « pays sur la bonne voie ».

« Les défis internes et extérieurs auxquels nous sommes confrontés exigent un leadership ferme et unificateur. Un leadership expérimenté et responsable qui planifiera et accomplira tout ce qui est nécessaire dans tous les aspects de la vie. Un leadership qui protégera notre droit de vivre ici en paix et en sécurité », a-t-il déclaré.

« Le temps est venu de changer de leadership. Un leadership digne de confiance et sur lequel vous pouvez compter », a ajouté M. Yaalon.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à gauche), et le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, à la Knesset, le 24 octobre 2017. (Yonatan Sindel / Flash90)

Yaalon, ancien membre faucon du Likud, a juré de défier Netanyahu depuis son éviction du ministère de la Défense en 2016 par le Premier ministre, pour être remplacé par Avigdor Liberman. Il a quitté le parti au pouvoir, le Likud et la Knesset, peu de temps après, et a depuis souvent critiqué Netanyahu et indiqué qu’il retournerait en politique pour se présenter contre lui.

Dans le passé, Yaalon a mentionné les malheurs économiques et sociaux d’Israël, y compris le racisme et le sexisme, comme étant des questions qu’il chercherait à aborder dans une position de leadership.

Face à la crainte qu’une multiplicité de factions puisse diviser le vote de l’opposition, un certain nombre de personnalités politiques ont appelé les partis à unir leurs forces contre le Premier ministre, une suggestion que Yaalon a dit samedi soutenir.

« Il est possible de trouver un large camp commun pour ce que j’appelle une gauche sioniste, une droite responsable et tout ce qui se trouve entre les deux, a-t-il dit, ajoutant que les divergences sur le conflit israélo-palestinien ne devraient pas créer de division. »

S’exprimant lors d’une manifestation culturelle à Haïfa, Yaalon a ajouté, cependant, qu’il n’accepterait de rejoindre aucun gouvernement dirigé par Netanyahu.

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