Lapid exhorte le gouvernement à agir face à la catastrophe sécuritaire annoncée
« Durant toutes ces treize années, je ne me souviens pas d’un avertissement aussi grave que celui lancé hier [mercredi] soir » par l'armée, a indiqué le chef de l'opposition

Le chef de l’opposition Yaïr Lapid a averti jeudi qu’Israël faisait face à une nouvelle catastrophe en matière de sécurité.
Sa mise en garde fait suite aux dix signaux d’alerte que le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, aurait soulevés lors d’une réunion du cabinet, mettant en garde contre un effondrement imminent de Tsahal sous le poids de demandes opérationnelles croissantes et d’une pénurie de personnel de plus en plus grave.
« Le chef d’état-major a présenté au cabinet toute une série de menaces, dont la plupart ne peuvent être détaillées devant les caméras, mais l’essentiel est le suivant : le gouvernement envoie l’armée mener une guerre sur plusieurs fronts sans stratégie, avec des ressources insuffisantes et un effectif trop réduit », a déclaré Lapid lors d’une conférence de presse.
« Cette fois-ci, le gouvernement ne pourra pas dire : ‘Je ne savais pas.’ C’est le chef d’état-major qu’ils ont nommé, et ils ne pourront pas le politiser et lui faire porter le chapeau », a poursuivi Lapid, ajoutant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne pourra pas dire : « Je ne suis pas responsable. »
Le chef du parti Yesh Atid a appelé le gouvernement à « mettre fin à sa lâcheté », à « suspendre immédiatement tout financement aux ultra-orthodoxes qui se soustraient à la conscription », à « envoyer la police militaire à la poursuite des réfractaires » et à « enrôler les Haredim sans plus tarder ».
Notant que Zamir avait averti qu’il était contraint de déployer de plus en plus de ses forces limitées en Cisjordanie en raison de la recrudescence des attaques violentes perpétrées par des résidents d’implantations, Lapid a déclaré que le gouvernement « devait combattre le terrorisme juif par tous les moyens disponibles ».
Il a également appelé le gouvernement à retirer ses pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui « soutient ouvertement les terroristes juifs », et à déployer tous les moyens nécessaires pour maintenir l’ordre.
« Depuis treize ans, je suis membre des cabinets de sécurité et des instances de sécurité les plus sensibles de l’État d’Israël », a souligné Lapid, avertissant que « durant toutes ces treize années, je ne me souviens pas d’un avertissement aussi grave que celui lancé hier [mercredi] soir ».







