Lapid témoigne dans l’affaire du « Qatargate » à la demande de la police
L'ex-Premier ministre a déclaré à la police que les paiements versés par Doha aux collaborateurs de Benjamin Netanyahu sont "dangereux pour la sécurité de l'État"
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Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a été entendu mercredi par les autorités policières dans le cadre de l’affaire dite « Qatargate », a indiqué son bureau dans un communiqué.
Le témoignage a eu lieu dans les bureaux du parti Yesh Atid de Lapid à Tel Aviv et il a duré environ une demi-heure, selon les médias israéliens.
Le chef de l’opposition, qui n’est pas impliqué dans le scandale, aurait été interrogé sur une réunion avec un responsable qatari à laquelle il avait participé à Paris avec des proches d’otages détenus par des groupes terroristes à Gaza. Cette réunion avait eu lieu quelques jours avant le début d’un cessez-le-feu négocié en partie par le Qatar, au cours duquel des dizaines de captifs avaient été libérés.
Lapid, qui a brièvement occupé le poste de Premier ministre avant le retour de Netanyahu à la tête du pays la fin de l’année 2022, a également été interrogé sur le fonctionnement du cabinet du Premier ministre.
Son témoignage visait à fournir des informations générales aux enquêteurs, a rapporté le site d’information Walla.
Dans le cadre de son témoignage, Lapid a expliqué comment le cabinet du Premier ministre est censé fonctionner selon une procédure appropriée, et pourquoi il est inapproprié, dangereux pour la sécurité de l’État et contraire à toute procédure ou à toute loi que les conseillers de Netanyahu aient reçu des centaines de milliers de dollars de la part d’un État musulman qui soutient le terrorisme tout en travaillant simultanément au cabinet du Premier ministre, est-il écrit dans la déclaration de Lapid.
L’affaire du Qatargate porte principalement sur des accusations selon lesquelles Jonatan Urich, l’un des principaux conseillers de Netanyahu, et Eli Feldstein, porte-parole du Premier ministre, auraient travaillé pour un cabinet de lobbying pro-Qatar tout en étant employés par ce dernier. Ils sont soupçonnés d’avoir commis plusieurs infractions liées à ce double emploi présumé, notamment d’avoir entretenu des contacts avec un agent étranger et d’avoir commis une série d’actes de corruption impliquant des lobbyistes et des hommes d’affaires.
Tous deux clament leur innocence. Urich, qui était assigné à résidence, a été autorisé au début du mois à rencontrer Benjamin Netanyahu et à travailler à nouveau avec lui. Feldstein serait, pour sa part, en pourparlers pour devenir témoin de l’accusation dans cette affaire, selon Walla. En début de semaine, le gouvernement a suspendu un membre de l’équipe chargée de négocier un cessez-le-feu à Gaza, après que celui-ci a témoigné devant la police dans le cadre de cette affaire.
Lapid cherche à tirer profit politiquement de cette affaire, accusant Netanyahu d’agir de manière irresponsable pour échapper à toute responsabilité dans le scandale. Il a notamment accusé Netanyahu d’avoir écarté le chef du Shin Bet, Ronen Bar, à cause du Qatargate, sur lequel enquêtait l’agence de sécurité intérieure.
Il a déjà témoigné dans le cadre d’autres enquêtes concernant des allégations visant Netanyahu.
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