L’armée arrête quatre Gazaouis armés de couteaux près de la frontière
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L’armée arrête quatre Gazaouis armés de couteaux près de la frontière

Les arrestations sont intervenues après une vague d'attaques incendiaires le long de la barrière de sécurité vendredi

Des véhicules de l'armée israélienne lors des affrontements à la barrière de sécurité entre Israël et la bande de Gaza, à proximité de la ville de Gaza, le 28 juin 2019. (Hassan Jedi/Flash90)
Des véhicules de l'armée israélienne lors des affrontements à la barrière de sécurité entre Israël et la bande de Gaza, à proximité de la ville de Gaza, le 28 juin 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Des soldats israéliens ont arrêté quatre Palestiniens équipés de couteaux à proximité de la barrière de sécurité entre la bande de Gaza et Israël, dans plusieurs incidents distincts.

Deux des Palestiniens ont été arrêtés samedi matin, à proximité de la barrière de sécurité dans le nord de Gaza avec quatre couteaux et un jeu de coupe-boulons sur eux, selon l’armée israélienne.

Les deux autres ont été arrêtés pendant la nuit, également armés de couteaux, dans le sud de la bande de Gaza.

Les arrestations sont intervenues après que des ballons incendiaires lancés depuis Gaza ont déclenché 14 incendies vendredi dans le sud d’Israël, quelques heures après que Jérusalem a accordé un certain nombre de concessions économiques en échange d’un arrêt des attaques incendiaires et d’autres formes de violence dans la région frontalière.

Un Palestinien utilise une fronde lors des affrontements à la barrière de sécurité entre Israël et la bande de Gaza, à proximité de Gaza City, le 28 juin 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Selon des officiels du ministère de la Santé de Gaza, l’armée israélienne avait tiré et blessé 50 Palestiniens à la frontière vendredi après midi, lors d’émeutes et de manifestations de masse qui ont rassemblé environ
7 000 manifestants. Une jeep de Tsahal a été incendiée par un engin explosif lancé par des manifestants.

Il n’y a pas eu de blessés côté israélien.

Le ministère de la Santé géré par le Hamas a indiqué que 19 Palestiniens avaient été blessés par des tirs à balles réelles et que les soldats israéliens avaient également blessé huit secouristes et un journaliste. On ne sait pas clairement comment les 50 blessés restants auraient été touchés.

Selon des journaux israéliens, des milliers de Palestiniens ont participé aux manifestations et émeutes frontalières hebdomadaires, vendredi après-midi. Des centaines de ballons incendiaires ont été lancés et des jets de pierres ont visé des soldats israéliens, qui ont répondu par du gaz lacrymogène et, parfois, par des tirs à balles réelles.

Tsahal a fait savoir que des soldats ont également repéré une tentative de franchir la barrière de sécurité dans le nord de Gaza, plus tôt vendredi.

Selon la presse israélienne, des organisateurs des violentes manifestations hebdomadaires de la « Marche du retour » ont appelé les Gazaouis à protester contre la présentation du plan de stimulation de l’économie palestinienne par l’Administration Trump. Le plan, qui a été présenté dans la capitale bahreïnie, Manama, la semaine dernière, a été très largement critiquée par les Palestiniens.

Un pompier lutte pour éteindre un incendie causé par un engin incendiaire lancé depuis la bande de Gaza dans le sud d’Israël, le 27 juin 2019. (Crédit : pompiers israéliens)

Vendredi, dans le cadre d’un renouvellement de l’accord de trêve, un officiel israélien anonyme a confirmé qu’Israël avait repris les livraisons de fuel interrompues plus tôt dans la semaine et élargi la zone de pêche à 28 km, contre 18,5 précédemment. L’officiel a expliqué qu’en échange, le Hamas « a promis de mettre un terme aux attaques sur Israël », en référence aux ballons incendiaires.

Israël ne reconnaît pas officiellement les accords de cessez-le-feu ou les négociations avec le Hamas.

Cette semaine, environ 100 feux ont ainsi été déclenchés par des engins incendiaires transportés par des ballons et lancés depuis l’enclave, selon les chiffres des services de pompiers locaux.

Il n’y a pas eu de blessés dans les incendies, dont la plupart ont eu lieu sur des terres agricoles et des terrains vagues, mais ils ont causé des dégâts significatifs aux récoltes et à la vie sauvage.

Une vue d’ensemble de la seule centrale électrique qui produit de l’électricité dans la bande de Gaza, le 27 juin 2019. (AP Photo/Hatem Moussa)

Le nombre d’attaques incendiaires a sensiblement augmenté la semaine dernière, avec des équipes affiliées au Hamas lançant des centaines de ballons et préservatifs remplis d’hélium transportant des engins incendiaires et, dans certains cas, des explosifs à travers la frontière en Israël.

En réaction aux attaques continues – une violation de l’accord officieux de cessez-le-feu entre Israël et les groupes terroristes de Gaza – Israël a bloqué l’approvisionnement en carburants de la bande de Gaza mardi, une décision critiquée par des défenseurs des droits humains qui ont parlé de punition collective.

Les restrictions de la zone de pêche avaient aussi été critiquées car punissant des pêcheurs qui n’ont aucun lien avec les attaques de ballons. La semaine dernière, Israël avait élargi la zone de pêche à 18,5 km, après qu’elle avait été entièrement fermée pendant plusieurs jours.

L’arrêt des approvisionnements de fuel a marqué un changement dans stratégie d’Israël. Au cours des semaines passées, le gouvernement a mis en place plusieurs restrictions sur la taille des zones de pêche autour de la bande de Gaza. Il s’agissait de son principal moyen pour répondre aux attaques d’incendies.

Mardi, un officiel du Hamas a prévenu Israël que ses politiques envers la bande de Gaza mettaient en danger l’accord de cessez-le-feu entre les deux camps.

Plus tôt ce mois, on a assisté à une recrudescence des violences entre les deux camps, y compris deux nuits d’attaques de roquettes et des frappes israéliennes en riposte.

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