L’armée limoge un officier qui a tiré sur des agriculteurs de Gaza
Rechercher

L’armée limoge un officier qui a tiré sur des agriculteurs de Gaza

L'armée affirme qu'une personne a été blessée dans cette attaque à l'arme automatique, qui n’avait pas été approuvée ; le tireur sera limogé et son commandant a déjà été sanctionné

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Illustration : Un char israélien prend position à la frontière de la bande de Gaza, le 27 octobre 2018. (AP / Tsafrir Abayov)
Illustration : Un char israélien prend position à la frontière de la bande de Gaza, le 27 octobre 2018. (AP / Tsafrir Abayov)

Un officier d’infanterie a été renvoyé de l’armée et pourrait faire l’objet de poursuites criminelles pour une attaque non-autorisée contre des agriculteurs palestiniens lors du conflit du mois dernier dans la bande de Gaza, a annoncé vendredi l’armée israélienne.

Vers la fin de la campagne, un commandant de peloton du 50e bataillon de la brigade Nahal a ordonné à un char sous son commandement d’ouvrir le feu avec une mitrailleuse sur le groupe de trois civils palestiniens qui travaillaient près de la frontière, touchant au moins l’un d’entre eux. On ignore l’état de l’agriculteur et la date exacte de l’incident.

« Une enquête a déterminé que le tir a été commis en violation des ordres et du protocole professionnel », a déclaré l’armée israélienne.

Le chef d’état-major de Tsahal, Aviv Kohavi, a déclaré que l’attaque non-autorisée était un « incident grave qui ne correspondait pas du tout aux valeurs de Tsahal ».

L’armée a déclaré que le commandant du peloton de Nahal avait été démis de ses fonctions et de Tsahal en général. Le tireur, de la 7e brigade blindée, doit également être démis de ses fonctions.

Le commandant de la compagnie Nahal devrait également recevoir une réprimande officielle, a déclaré Tsahal.

Ces mesures disciplinaires ont été ordonnées par le chef du commandement sud de Tsahal, le général de division Eliezer Toledano, et par le chef du commandement nord de Tsahal, le général de division Amir Baram. Kohavi a également été informé de l’affaire et a approuvé les mesures.

De plus, l’Unité d’enquête de la Police militaire a ouvert une enquête sur l’incident, après quoi l’Unité de l’avocat général de l’armée déterminera si l’enquête sera ou non suivie de poursuites criminelles.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...