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L’armée prouve que c’est une roquette de Gaza qui a causé l’explosion de l’hôpital

Les militaires, dénonçant les "mensonges" du Hamas, ont intercepté un appel où deux membres du groupe terroriste évoquent la roquette du Jihad islamique qui est retombée sur le parking de l'établissement hospitalier

Le parking calciné de l'hôpital baptiste de Gaza après une explosion, le 18 octobre 2023. (Autorisation ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Le parking calciné de l'hôpital baptiste de Gaza après une explosion, le 18 octobre 2023. (Autorisation ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

L’armée israélienne a apporté mercredi matin de nouveaux éléments soutenant ce qu’elle avait affirmé après enquête – qu’une explosion meurtrière survenue sur le parking d’un hôpital gazaoui, la nuit précédente, avait été entraînée par une roquette mal lancée par les terroristes palestiniens et qui était retombée à l’intérieur de la bande et non par un bombardement israélien.

Tsahal a accusé les médias internationaux d’avoir accepté « les mensonges » du Hamas au sujet de cet incident qui a fait couler beaucoup d’encre depuis qu’il s’est produit.

Les militaires ont présenté une conversation qui a été interceptée par les services de renseignement – une conversation entre deux officiels du Hamas qui reconnaissent que l’explosion a été causée par une roquette du Jihad islamique palestinien qui n’a pas atteint sa cible. L’armée israélienne a par ailleurs noté qu’il n’y avait pas eu de cratère creusé dans le parking, sur le terrain, et aucun dégât structurel dans les bâtiments avoisinants – ce qui aurait été le cas s’il s’était agi d’une frappe israélienne.

L’explosion qui, selon les responsables de la santé du Hamas, a entraîné des centaines de mort, avait eu lieu, selon les informations qui avaient été initialement transmises, au sein de l’hôpital baptiste Al-Ahli, mais des images qui ont été diffusées mercredi indiquent qu’elle s’est produite dans le parking de l’hôpital et qu’aucun des immeubles situés à proximité ne présente de dommages structurels significatifs.

Les Palestiniens et une grande partie du monde arabe avaient rapidement blâmé Israël, disant que l’État juif avait bombardé un hôpital et que des centaines de personnes avaient été tuées. Les condamnations avaient rapidement afflué en provenance de la Jordanie, de la Turquie, de l’Égypte, de l’Arabie saoudite et d’autres pays. Des pays qui n’ont pas apporté la preuve que l’explosion aurait été causée par Israël, comme ils l’affirment.

Le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza avait indiqué, dans un premier temps, qu’au moins 500 personnes avaient trouvé la mort – un chiffre qui a depuis été revu à la baisse et qui serait de 200 à 300 personnes, comme l’a signalé l’AFP.

Le groupe terroriste a dénoncé « un crime de guerre » et l’Organisation mondiale de la Santé a aussi fait part de sa condamnation.

Après avoir initialement fait savoir qu’elle examinait la question, l’armée a indiqué qu’elle n’avait pas été impliquée dans l’explosion, qu’elle ne menait aucune opération dans la bande de Gaza au moment de cette dernière et « qu’une analyse des systèmes opérationnels de l’armée israélienne note qu’un barrage de roquettes a été tiré par les terroristes de Gaza, passant à grande proximité de l’hôpital Ahli de Gaza, à l’heure où ce dernier a été touché ».

L’explosion a eu lieu à 18 heures 59, mardi, peu de temps après l’activation des sirènes d’alerte à la roquette dans le sud et dans le centre d’Israël.

Lors d’un point-presse organisé mercredi matin, le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, a accusé le Hamas d’avoir délibérément trompé les médias internationaux en attribuant à Israël la responsabilité de l’incident.

Hagari, intervenant lors d’une conférence de presse donnée en anglais et réunissant les médias internationaux, a lu la retranscription traduite d’un appel téléphonique entre deux responsables du Hamas, un entretien qui avait été intercepté. Les deux hommes évoquent, pendant leur discussion, la roquette tirée par le Jihad islamique qui s’est abattue sur l’hôpital baptiste Al-Ahli dans le cadre d’un tir de barrage émanant d’un cimetière de Gaza.

L’armée a ensuite diffusé un enregistrement de l’appel avec une traduction en anglais.

« Selon nos renseignements, le Hamas a contrôlé ces informations, il a appris qu’il s’agissait d’une roquette du Jihad islamique qui avait été mal lancée et il a décidé de lancer une campagne médiatique mondiale visant à dissimuler ce qui s’est réellement passé », a commenté Hagari.

« Ils sont allés jusqu’à gonfler le nombre de morts », a-t-il accusé.

Hagari a noté que « le Hamas savait avec une certitude absolue que c’est une roquette défaillante du Jihad islamique qui a endommagé l’hôpital. »

« L’analyse de nos images aériennes confirme qu’il n’y a pas eu de frappe directe de l’hôpital lui-même. Le seul endroit endommagé est l’extérieur de l’hôpital, le parking, où on peut constater qu’il y a des traces d’incendie – mais il n’y a pas de cratère et aucun dégât essuyé par les bâtiments environnants », a-t-il dit.

Des Palestiniens blessés allongés sur le sol de l’hôpital al-Shifa dans la ville de Gaza, au centre de la bande de Gaza, après être arrivés de l’hôpital al-Ahli à la suite d’une explosion, le 17 octobre 2023. (Crédit : Abed Khaled/AP)

Montrant une photo du parking calciné de l’hôpital, Hagari a indiqué que les dégâts causés à ce dernier avaient été entraînés par l’impact de la roquette et par l’importante quantité de carburant qui se trouvait encore à l’intérieur quand elle est retombée.

Il a dit qu’en cas de frappe israélienne, « nous aurions vu des cratères et des dégâts structurels dans le bâtiment – ce qu’on ne voit absolument pas ici ».

L’armée a aussi publié des images aériennes et des séquences filmées par des drones qui appuient son récit, montrant un parking brûlé et des toits criblés d’éclats d’obus qui n’ont pas pu être le résultat des bombardements israéliens.

Les images filmées par les drones montrent aussi les éclats d’obus ayant atterri sur les toits des bâtiments environnants, qui sont restés largement intacts.

Hagari a ensuite accusé les médias internationaux d’amplifier aveuglément les accusations lancées par le Hamas concernant l’explosion et d’avoir accepté sans réserve le bilan meurtrier présenté par le Hamas – même si le groupe terroriste était dans l’impossibilité d’effectuer ce décompte macabre si rapidement après l’explosion.

« De nombreux médias ont immédiatement relayé les affirmations non vérifiées du Hamas, les mensonges du Hamas », a-t-il déclaré. « Je tiens à préciser qu’il est impossible de savoir ce qui s’est passé aussi rapidement que le Hamas l’a prétendu ».

L’armée a indiqué avoir vérifié toutes les informations à sa disposition dans le cadre « d’un réexamen professionnel qui s’est basé sur les systèmes de renseignement et opérationnels, ainsi que sur des images aériennes », a continué le porte-parole. Il a ajouté que ses conclusions avaient été partagées avec ses alliés, et principalement avec les États-Unis.

La Douzième chaîne a, elle aussi, publié des images montrant les roquettes tirées depuis Gaza avant l’explosion.

Pour sa part, le président américain Joe Biden, qui se trouve au sein de l’État juif, a fait savoir qu’il partageait la version israélienne des événements pendant une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, mercredi.

« J’ai été très attristé et scandalisé par l’explosion de la capitale à Gaza hier. Selon ce que j’ai vu, il semble que cela a été fait par la partie adverse, et non pas par vous », a-t-il dit.

Les militaires israéliens ont précisé qu’à peu-près 450 des milliers de roquettes qui ont été tirées par les organisations terroristes en direction d’Israël sont retombées à Gaza depuis le début de la guerre, le 7 octobre, « mettant en péril et portant atteinte à la vie des résidents de Gaza ».

Plusieurs vidéos semblent montrer la chute de la roquette et son explosion à l’intérieur de l’enclave palestinienne, mardi.

Des images, tournées depuis le kibboutz Netiv Haasara, paraît correspondre à des images filmées par Al Jazeera, qui montrent, elles aussi, une roquette mal lancée s’abattre sur le territoire de la bande.

Une autre vidéo, publiée par les médias palestiniens, montre l’explosion se produire à proximité de l’hôpital Ahli Arab.

Sur X, des experts ont géolocalisé la séquence diffusée par Al-Jazeera en disant qu’il s’agissait de l’hôpital.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a émis un communiqué disant que « Pour que le monde entier le sache : Les terroristes barbares à Gaza sont responsables de l’attaque commise contre un hôpital de Gaza, ce n’est pas l’armée. Ceux qui ont cruellement assassiné nos enfants assassinent également leurs enfants ».

Face aux accusations lancées contre Israël qui mettent en cause le pays suite à l’explosion survenue à l’hôpital, le président Isaac Herzog a évoqué « une diffamation de sang ».

« Un missile du Jihad islamique a tué de nombreux Palestiniens dans un hôpital de Gaza – un endroit où les vies devraient être sauvées », a tweeté Herzog.

« Honte aux médias qui avalent les mensonges du Hamas et du Jihad islamique – diffusant dans le monde entier une diffamation de sang du XXIe siècle. Honte aux vils terroristes de Gaza qui versent volontairement le sang d’innocents » , a-t-il écrit.

Des Palestiniens rassemblés en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, à Ramallah en Cisjordanie, le 17 octobre 2023. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

Mais avant et après le démenti apporté par Israël qui a nié l’implication de l’État juif dans cette explosion, les pays arabes et musulmans ont accusé Israël d’être responsable de l’attaque – des déclarations qu’ils ont depuis maintenues.

Le dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré trois jours de deuil après ce qu’il a nommé un « le massacre de l’hôpital » à Gaza.

Mardi soir, la Jordanie a annoncé qu’un sommet prévu mercredi à Amman avec le président américain Joe Biden, le roi Abdallah II de Jordanie, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le dirigeant de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait été annulé. La Maison Blanche a ultérieurement confirmé cette annulation.

Mardi soir, des centaines de Palestiniens sont descendus dans toute la Cisjordanie pour manifester contre l’explosion survenue à l’hôpital de Gaza. A Ramallah, des vidéos ont montré des protestataires hurlant « Le peuple veut la chute du président », en signe de mécontentement contre l’inaction perçue d’Abbas face à la guerre au sein de l’enclave côtière.

Les hôpitaux sont considérés par les Gazaouis sans-abri ou déplacés par les bombardements comme un refuge dans la mesure où ils sont relativement épargnés par les frappes. L’armée israélienne assure ne pas les prendre pour cible.

Israël a d’ores et déjà accusé le Jihad islamique, dans le passé, d’avoir entraîné des morts à Gaza avec des roquettes qui ne parviennent pas à franchir la frontière.

Israël est au onzième jour de sa guerre contre le Hamas suite au massacre commis, le 7 octobre, par le groupe terroriste – 2 500 terroristes s’étaient ainsi infiltrés, à Shabbat, sur le territoire israélien par voie aérienne, maritime et terrestre, tuant plus de 1 400 personnes et prenant au moins 199 otages de tous les âges. Un déluge de tirs de roquette – il y en avait eu des milliers – avait été lancé vers les villes et villages israéliens.

Des familles entières ont été exécutées – des enfants, des femmes, des personnes âgées ou des hommes – dans leurs habitations. 260 personnes ont été massacrées lors d’un festival de musique électronique, parmi de multiples horreurs perpétrées par les hommes du Hamas – des horreurs qui, selon Biden, ont été l’occasion « du pire massacre de Juifs depuis la Shoah ».

Selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza, environ 3 000 Palestiniens ont été tués par les frappes israéliennes à Gaza et 1200 personnes seraient piégées sous les décombres, mortes ou vivantes. Ces chiffres avaient été transmis avant l’explosion survenue mardi à l’hôpital Al-Ahli. Israël affirme que certaines victimes palestiniennes ont été tuées par des roquettes défaillantes qui sont retombées à l’intérieur de l’enclave côtière.

L’État juif a aussi annoncé que ses forces avaient tué environ 1 500 terroristes sur le sol israélien, suite à l’infiltration massive des hommes du Hamas, le 7 octobre.

Jacob Magid, Lazar Berman et l’AFP ont contribué à cet article.

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