Le bureau de la Défense clarifie les propos sur les Gazaouis tués à la clôture
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Le bureau de la Défense clarifie les propos sur les Gazaouis tués à la clôture

Avigdor Libermanavait semblé affirmé que tous les Palestiniens tués par Israël à Gaza au cours des quatre derniers mois et demi étaient membres du groupe terroriste du Hamas

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman prend la parole lors d'une conférence de presse le 19 juillet 2018. (Flash90)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman prend la parole lors d'une conférence de presse le 19 juillet 2018. (Flash90)

Le bureau du ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a clarifié lundi soir une déclaration faite plus tôt dans la journée, dans laquelle il semblait dire que tous les Palestiniens tués par Israël dans la bande de Gaza au cours des quatre derniers mois et demi étaient membres du groupe terroriste du Hamas.

« Depuis le début de la ‘Marche du retour’, le Hamas a connu comme pertes 168 morts, 4 348 blessés et des dizaines d’installations terroristes détruites « , a déclaré Liberman lundi matin, se référant à une série de manifestations et d’affrontements organisés le long de la frontière de Gaza.

Depuis mars, il y a eu des manifestations violentes quasi hebdomadaires le long de la frontière entre Israël et Gaza, organisées par les dirigeants du Hamas de Gaza, ainsi que des attaques à la roquette et au mortier contre Israël et des frappes aériennes de représailles de l’armée israélienne.

Les affrontements meurtriers aux frontières ont vu les forces de sécurité israéliennes confrontées à des coups de feu, des grenades, des cocktails Molotov et des efforts – parfois couronnés de succès – pour endommager ou pénétrer la clôture de la frontière. Le mois dernier, un soldat israélien a été tué par un tireur d’élite.

En réponse, les troupes de l’armée israélienne ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles contre des émeutiers considérés comme des cibles légitimes, conformément aux règles d’engagement des militaires.

Un Palestinien utilise un lance-pierres lors d’affrontements le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, dans la ville de Khan Younis, dans le sud de Gaza, le 10 août 2018. (AFP Photo / Said Khatib)

L’armée israélienne n’a jamais dit que tous ceux qui ont été tués dans les affrontements et les émeutes le long de la frontière étaient des membres du Hamas. Les officiers supérieurs ont précisé que si la plupart des décès étaient des membres du Hamas et d’autres groupes terroristes, beaucoup d’autres étaient le résultat de tirs ayant raté leur cible.

Le gouvernement israélien publie rarement les chiffres officiels du nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza.

Le ministre de la Défense n’a pas indiqué comment il avait obtenu ces chiffres cités lundi. Le nombre de personnes tuées correspond à celui du ministère de la santé de Gaza, dirigé par le Hamas. Le nombre de blessés est légèrement inférieur au nombre actuel de victimes palestiniennes, mais il est identique à celui publié par le ministère de la Santé au début du mois.

Des dizaines de victimes étaient des membres du Hamas ou appartenaient à d’autres groupes terroristes de Gaza a reconnu le Hamas.

Cependant, le ministère de la santé de Gaza inclut également dans sa liste des victimes une femme enceinte de 23 ans et sa fille de 18 mois, dont les responsables palestiniens affirment qu’elles ont été tuées lors d’une attaque aérienne israélienne pendant la flambée de violence de la semaine dernière. Trois médecins palestiniens auraient également été tués, dont Razan al-Najjar, une infirmière de 21 ans.

Peu après le début de la Marche du retour, Liberman avait indiqué que tous ceux qui avaient été tués étaient liés au groupe terroriste du Hamas.

« Il faut comprendre qu’il n’y a pas d’innocents à Gaza « , a déclaré M. Liberman lors d’une interview à la radio en avril. « Tout le monde est affilié au Hamas, ils sont tous payés par le Hamas, et tous les militants qui tentent de nous défier et de franchir la frontière sont des agents de son aile armée. »

Un communiqué publié plus tard par le ministère de la Défense a déclaré que « innocent » n’était pas la bonne traduction : « Dans l’interview, le ministre de la Défense voulait dire le mot tamim (naïf). Toute autre traduction est erronée. »

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