Rechercher

Le chancelier allemand rejette le terme « d’apartheid » israélien aux côtés d’Abbas

Accueillant le chef de l'AP à Berlin, Scholz a déclaré que le mot employé par Abbas pour dénoncer Israël ne décrivait pas "correctement" la situation

Le chancelier allemand Olaf Scholz, à droite, et le président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une conférence de presse conjointe à Berlin, en Allemagne, le 16 août 2022. (Crédit :  JENS SCHLUETER / AFP)
Le chancelier allemand Olaf Scholz, à droite, et le président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une conférence de presse conjointe à Berlin, en Allemagne, le 16 août 2022. (Crédit : JENS SCHLUETER / AFP)

Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré mardi qu’il rejetait le terme « d’apartheid » pour décrire la politique mise en œuvre par Israël à l’égard des Palestiniens, après l’utilisation de ce mot par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors d’un discours prononcé lors d’une conférence de presse conjointe à Berlin.

Abbas, qui accuse fréquemment Israël de pratiques d’apartheid, a déclaré, alors qu’il se tenait aux côtés du haut-responsable allemand, que « le travail de sape effectué par Israël de la solution à deux États sur la base des frontières de 1967, qui se traduit en réalité en un seul État pratiquant un régime d’apartheid, ne servira ni la sécurité, ni la stabilité dans notre région ».

Selon Reuters, Scholz a riposté dans sa propre allocution.

« Naturellement, nous avons une appréciation différente en ce qui concerne la politique israélienne, et je tiens à dire expressément ici, que je n’adhère pas à l’utilisation du mot apartheid, je ne pense pas qu’il décrive correctement la situation », a-t-il dit.

Abbas avait utilisé le même terme, le mois dernier, quand il avait accueilli le président américain Joe Biden à Bethléem. Dénonçant l’État juif dans une déclaration alors que Biden se trouvait à côté de lui, le chef de l’AP avait condamné la « discrimination raciale » et « l’apartheid pratiqué à l’encontre de notre peuple » de la part d’Israël.

Le leader palestinien avait aussi utilisé le terme quand il s’était adressé aux leaders internationaux lors de l’Assemblée générale des Nations unies. En 2012, par exemple, il avait ainsi fustigé « le système d’apartheid mis en place au détriment des Palestiniens ». En 2017, il avait indiqué que « nous sommes chargés et vous avez, vous aussi, la charge de mettre un terme à l’apartheid en Palestine… Le monde peut-il accepter un régime d’apartheid au 21e siècle ? »

Depuis longtemps Israël rejette les accusations d’apartheid, affirmant que sa minorité arabe bénéficie de tous les droits civils et que les arrangements sécuritaires sont nécessaires en Cisjordanie pour combattre le terrorisme – ce qui n’a rien à voir avec les anciennes politiques de ségrégation raciste sud-africaines, qui s’appuyaient sur l’idéologie du suprématisme blanc.

Le pays a aussi rejeté le terme « occupation » pour décrire ses activités en Cisjordanie et à Gaza. L’État juif considère Gaza, dont il s’est totalement retiré en 2005, faisant partir ses soldats et les habitants de ses implantations, comme une entité hostile dirigée par le groupe terroriste islamiste du Hamas, et il considère la Cisjordanie comme un territoire disputé dont la destinée sera déterminée par des négociations de paix, qui sont non-existantes depuis des années.

Au mois de février, l’Allemagne avait rejeté un rapport établi par Amnesty International qui accusait Israël d’avoir mis en place des politiques s’apparentant à celles d’un régime d’apartheid.

Un ancien leader du parti social-démocrate de Scholz avait indiqué, en 2012, que « l’apartheid » régnait dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, entraînant des condamnations qui avaient finalement amené le SPD à présenter ses excuses.

Selon un communiqué émis par l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne Wafa, Abbas et Scholz, pendant leur réunion de mardi, ont discuté « des moyens de protéger la solution à deux États en appelant la communauté internationale à stopper les agressions israéliennes, à reconnaître l’État de Palestine et sa pleine adhésion aux Nations unies ».

Le communiqué a ajouté que « le président Abbas a informé le chancelier allemand des agressions israéliennes en cours contre le peuple palestinien et ses biens, les lieux saints musulmans et chrétiens, ainsi que de l’accélération sans précédent de la colonisation et de la saisie de terres ».

Abbas a aussi scandalisé en accusant dans son discours Israël de commettre « des Holocaustes » contre les Palestiniens.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.