Le chef d’état-major français « n’imagine pas » un retrait américain de Syrie
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Le chef d’état-major français « n’imagine pas » un retrait américain de Syrie

Interrogé sur l'accord sur le nucléaire iranien, le général Lecointre a indiqué ne pas avoir d'informations sur le non-respect du pacte par la république islamique

François Lecointre, chef d'état-major des Armées, au Mali en 2013. (Crédit : Wikimédia CC BY-SA 3.0)
François Lecointre, chef d'état-major des Armées, au Mali en 2013. (Crédit : Wikimédia CC BY-SA 3.0)

Le chef d’état-major français des armées, le général François Lecointre, « n’imagine pas » que les troupes américaines se retirent de Syrie avant d’avoir éradiqué le groupe jihadiste Etat islamique (EI), tandis que Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises leur départ prochain.

« Dans mes plans, ma priorité c’est la défaite de Daech (acronyme arabe du groupe EI, ndr), donc je pense qu’avec les Américains nous resterons. Je n’imagine pas que les Américains partent jusqu’à ce que Daech soit défait », a-t-il affirmé lors d’une interview à la chaîne de télévision CNews. « Le reste est une décision du politique ».

La France participe à la lutte contre l’EI en Irak et Syrie au sein d’une coalition internationale sous commandement américain.

Début avril, le locataire de la Maison Blanche a affirmé souhaiter un retrait « très bientôt » des 2 000 soldats américains actuellement déployés en Syrie.

Le général Lecointre a par ailleurs confirmé la présence en Syrie de forces spéciales françaises, sans plus de précision.

« Nous conduisons la lutte contre Daech par tous les moyens y compris les forces spéciales », a-t-il dit, alors que la France reste d’habitude extrêmement discrète sur l’usage de ses troupes d’élite sur les théâtres d’opération.

Fin avril, le ministre américain de la Défense Jim Mattis avait révélé que Paris avait récemment envoyé des forces spéciales en renfort en Syrie.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants dominée par les Kurdes et soutenue par Washington, ont annoncé mardi le lancement de la phase « finale » de leur offensive contre l’EI dans l’est du pays.

Selon des estimations citées par l’état-major français, quelque 2 000 jihadistes de l’EI seraient encore retranchés dans les dernières emprises territoriales du groupe.

Interrogé par ailleurs sur l’accord nucléaire iranien de 2015, dont Donald Trump menace de se retirer, le général Lecointre a affirmé : « je n’ai pas de renseignement qui me permettrait de dire que les Iraniens ne respecteraient pas » cet accord.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël disposait de « preuves concluantes » sur l’existence d’un plan « secret » que l’Iran pourrait activer à tout moment pour se doter de la bombe atomique.

L’accord sur le nucléaire iranien, qui encadre strictement les activités nucléaires de Téhéran de façon à garantir leur nature exclusivement pacifique, a été conclu entre Téhéran et le Groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

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