Le chef d’état-major raccourcit de 4 mois la peine d’Elor Azaria
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Le chef d’état-major raccourcit de 4 mois la peine d’Elor Azaria

Accusé d'homicide, le soldat qui a tué un terroriste neutralisé à Hébron purgera une peine de 14 mois au lieu de 18

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

L'ancien sergent de l'armée israélienne Elor Azaria, entouré de ses parents, devant la cour martiale de la Kyria à Tel Aviv, le 30 juillet 2017. (Crédit : Avshalom Sasoni/Flash90)
L'ancien sergent de l'armée israélienne Elor Azaria, entouré de ses parents, devant la cour martiale de la Kyria à Tel Aviv, le 30 juillet 2017. (Crédit : Avshalom Sasoni/Flash90)

Le chef d’État-major de l’armée israélienne, Gadi Eizenkot, a réduit de quatre mois la peine du soldat israélien jugé coupable d’homicide pour le meurtre d’un terroriste palestinien neutralisé.

Elor Azaria, qui a été jugé coupable d’homicide par le tribunal militaire, a déposé une demande de clémence auprès d’Eizenkot après son entrée en prison en août.

Eizenkot a annoncé sa décision de réduire la peine d’Azaria à 14 mois au lieu de 18 dans une lettre adressée à l’ancien soldat, qui a été ensuite diffusée par l’armée.

Le chef d’état-major a indiqué avoir pris sa décision sur la base « des considérations de clémence et de miséricorde. »

Cela signifie qu’Azaria sortira de prison en octobre 2018. Cependant, il pourrait sortir encore plus tôt. En vertu de la loi militaire, un prisonnier est éligible à la liberté conditionnelle après avoir purgé la moitié de sa peine. On ne sait pas encore si la réduction de peine permettra à Azaria de faire une demande de libération avant mai 2018, comme initialement prévu, à savoir en mars de la même année.

Un soldat israélien chargeant son arme avant de sembler tirer à la tête sur un assaillant palestinien au sol, apparemment désarmé, à la suite d'une attaque au couteau à Hébron, le 24 mars 2016. (Crédit : capture d'écran B'TSelem)
Un soldat israélien chargeant son arme avant de sembler tirer à la tête sur un assaillant palestinien au sol, apparemment désarmé, à la suite d’une attaque au couteau à Hébron, le 24 mars 2016. (Crédit : capture d’écran B’TSelem)

Il était à prévoir que la décision de réduire la peine d’Azaria allait irriter les procureurs de l’armée qui s’étaient battu pour lui infliger une peine plus lourde lors de son procès, et, quand ils ont échoué, ont fait appel pour intensifier cette peine.

Eizenkot a écrit qu’il avait décidé de réduire la peine d’Azaria, même s’il regrettait que le soldat n’ait jamais endossé la responsabilité de son crime, ou n’ai pas exprimé de remords.

Il a également écrit à Azaria que selon son point de vue, « [s]on attitude était hors du champ d’intervention de l’armée et a dévié des ordres et des valeurs de l’armée israélienne. »

Elor Azaria a remercié Eizenkot pour son geste.

« Je remercie le chef d’état-major d’avoir raccourci ma peine, a-t-il dit. Je le répète, j’ai agi sous l’effet du danger, sur les lieux de l’attentat terroriste à Hébron. »

Il a également manifesté son regret que les procureurs militaires se soient opposés à la réduction de sa peine.

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