Le directeur de Hadassah impute le blocage du vaccin russe à la politique
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Le directeur de Hadassah impute le blocage du vaccin russe à la politique

Zeev Rotstein a déclaré à la commission du contrôle de l'État que le vaccin russe était tout aussi efficace que les vaccins produits par les firmes occidentales

Le flacon du vaccin expérimental contre le coronavirus qui est développé en Russie, à Moscou, le 15 septembre 2020. (Crédit :Alexander Zemlianichenko Jr/AP)
Le flacon du vaccin expérimental contre le coronavirus qui est développé en Russie, à Moscou, le 15 septembre 2020. (Crédit :Alexander Zemlianichenko Jr/AP)

Le directeur de l’hôpital Hadassah Zeev Rotstein a déclaré mardi à un panel de la Knesset que l’approbation d’un vaccin venu de Russie n’était pas accordée à cause de « considérations politiques » et en raison d’un sentiment anti-russe.

Rotstein a déclaré à la commission du contrôle de l’État que le vaccin russe était tout aussi efficace que les vaccins produits par les firmes occidentales.

« Il a déjà été administré à 40 000 personnes et aucun effet indésirable n’a été observé. Et pourtant, il n’a toujours pas été approuvé par le ministère de la Santé. Je n’ai pas de réponse. Il est possible que des considérations politiques et que le lieu de fabrication bloquent l’approbation », a dit Rotstein, qui a défendu le vaccin russe, appelé Sputnik V.

Le ministre de la Santé en Israël est Yuli Edelstein, un refuznik d’origine ukrainienne qui a passé trois ans dans un goulag soviétique avant d’immigrer en Israël. Mais il est peu probable que son vécu ait influé sur des décisions régulatoires.

La Russie est plutôt critiquée pour avoir administré son vaccin à la population avant la fin des essais et de ne pas avoir été transparente au sujet des résultats. Certains ont suggéré que les chercheurs souhaitaient réduire les coûts face aux pressions exercées par les autorités.

Zeev Rotstein, directeur de Hadassah, à Hadassah Ein Karem, à Jérusalem, le 3 septembre 2017. (Hadas Parush/Flash90)

Rotstein a déjà commandé 1,5 million de doses de ce vaccin et souhaite qu’Israël se positionne comme distributeur régional.

Il a également évoqué un reportage selon lequel Israël pourra vendre ces vaccins – non approuvés – aux Emirats arabes unis, qui en feront ensuite don aux Palestiniens.

« Ce qui est drôle, c’est qu’au final c’est l’AP qui les aura et ceux qui vivent de l’autre côté de la Ligne (verte) ne bénéficieront pas du vaccin », a-t-il dit, selon un communiqué de la Knesset.

A LIRE : Hadassah Israël aspire à devenir un pôle régional pour le vaccin russe

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