Israël en guerre - Jour 145

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Le fils du chef du bloc parlementaire du Hezbollah tué dans une frappe israélienne au sud-Liban

Abbas Raad "est tombé en martyr sur la route de Jérusalem", a écrit le Hezbollah dans un communiqué ; quatre autres membres du groupe terroriste ont été tués

Abbas Raad, le fils du chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammed Raad, tué lors d'une frappe dans le sud du Liban, le 22 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran)
Abbas Raad, le fils du chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammed Raad, tué lors d'une frappe dans le sud du Liban, le 22 novembre 2023. (Crédit : Capture d'écran)

Le fils de Mohamed Raad, président du groupe du Hezbollah au parlement libanais, et quatre autres combattants ont été tués mercredi dans un bombardement israélien dans le Sud du Liban, a annoncé le groupe terroriste chiite allié du Hamas palestinien.

Abbas Raad « est tombé en martyr sur la route de Jérusalem », a écrit le Hezbollah dans un communiqué, employant les termes qu’il utilise pour annoncer la mort d’un de ses membres depuis le début, le 7 octobre, de la guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas.

Le Hezbollah a publié d’autres communiqués avec les identités et les photos des quatre autres membres du groupe tués.

Le fils de M. Raad « a été tué, avec d’autres membres du Hezbollah » dans une frappe israélienne sur une maison du village de Beit Yahoun, a précisé une source proche de la famille, qui a requis l’anonymat.

L’agence de presse officielle libanaise a rapporté mercredi soir qu' »une attaque aérienne lancée par l’ennemi israélien (…) sur une maison à Beit Yahoun a tué quatre personnes » et en a blessé d’autres, sans identifier les victimes.

Depuis le 7 octobre, date de l’assaut meurtrier commis par le Hamas sur le sol israélien – une attaque qui a fait 1 200 morts, des civils en majorité et au moins 240 otages qui sont actuellement retenus en captivité dans la bande de Gaza, la frontière entre le Liban et Israël est le théâtre de nombreux échanges de tirs, principalement entre Israël et le Hezbollah, soutenu  par l’Iran, mais aussi des groupes terroristes palestiniens, ce qui fait craindre une extension du conflit.

Un obus explose au-dessus de Kfar Kila, un village libanais à la frontière avec Israël, une photo prise depuis la ville de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 22 novembre 2023.(Crédit : AP Photo/Hussein Malla)

De son côté, l’armée israélienne a annoncé mercredi soir avoir frappé un certain nombre de cibles du Hezbollah et de points d’origines de tirs en provenance du Liban, y compris une « cellule terroriste » du Hezbollah, et des infrastructures.

Ces affrontements ont fait 107 morts côté libanais, selon un décompte de l’AFP. Au moins 75 sont des terroristes du Hezbollah, mais on compte également au moins 14 civils, dont trois journalistes.

Le Hezbollah a annoncé mercredi la mort de son 79e membre dpuis le début de la guerre. Sept combattants du Hezbollah ont par ailleurs été tués en Syrie.

Côté israélien, six soldats et trois civils ont été tués.

Des soldats israéliens arrivant pour un exercice sur le plateau du Golan dans un contexte de tensions transfrontalières croissantes entre le Hezbollah et Israël, alors que les combats se poursuivent dans le sud avec les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, le 9 novembre 2023. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

La frappe a eu lieu quelques heures seulement après l’annonce d’une pause de quatre jours dans les combats à Gaza entre Israël et le Hamas, un allié clé du Hezbollah et également un mandataire iranien. La pause était censée débuter jeudi dans le cadre d’un accord qui verrait la libération de certains otages détenus à Gaza, mais elle a maintenant été reportée à vendredi.

Le Hezbollah a annoncé plus tôt mercredi qu’il participerait à la trêve, bien qu’il n’ait pas été partie prenante des négociations entre Israël et le Hamas, menées par les États-Unis et le Qatar, qui héberge la direction politique du Hamas à Doha.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël n’avait pris aucun engagement concernant la frontière nord et que le Hezbollah serait jugé « sur ses actes » plutôt que sur ses paroles.

Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Hossein Amir-Abdollahian, en visite à Beyrouth mercredi, a averti dans une interview que si la pause entre le Hamas et Israël commence mais « ne se poursuit pas…, les conditions dans la région ne resteront pas les mêmes qu’avant le cessez-le-feu et l’ampleur de la guerre s’élargira. »

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