Le gouvernement exige un retrait des rebelles au Yémen pour négocier
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Le gouvernement exige un retrait des rebelles au Yémen pour négocier

Une résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU en avril presse les Houthis à se retirer des territoires conquis

Des rebelles de l'armée yéménite chiite Houthi, le 21 septembre, 2014 (Crédit : AFP / Mohammed Huwais)
Des rebelles de l'armée yéménite chiite Houthi, le 21 septembre, 2014 (Crédit : AFP / Mohammed Huwais)

Le gouvernement yéménite en exil exige que les rebelles chiites Houthis se retirent des territoires qu’ils ont conquis, avant de participer aux négociations de paix annoncées par l’ONU pour le 28 mai à Genève, a affirmé mercredi son ministre des Affaires étrangères.

« Nous n’irons pas (à Genève) à moins d’un développement sur le terrain », a déclaré à l’AFP Riyadh Yassine.

Il a ajouté que son gouvernement n’avait pas été invité officiellement à la réunion, que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a convoquée pour « restaurer la dynamique d’un processus de transition politique sous l’égide des Yéménites », après des semaines de guerre ayant fait 1 850 morts.

Yassine a affirmé que même s’il était invité, le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi n’irait pas à Genève sans un début d’application de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU comme signe de « bonne volonté ».

Adoptée en avril, cette résolution presse les Houthis à se retirer des villes et des territoires qu’ils ont conquis depuis le lancement de leur offensive, et leur impose un embargo sur les armes.

« Nous n’allons pas participer tant que (la résolution) n’est pas appliquée, au moins partiellement, s’il n’y a pas de retrait d’Aden au moins, ou de Taëz », les deux grandes villes du sud du Yémen.

Une coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite a lancé le 26 mars une campagne de raids aériens au Yémen, en réponse notamment à un appel de M. Hadi, pour stopper la progression des rebelles dans le sud. Partis de leur bastion dans le nord du pays, les rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite chiite, s’étaient emparés depuis septembre 2014 de régions entières de l’ouest et du centre du Yémen dont Sanaa en janvier.

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