Le grand rabbin de Jérusalem à Bahreïn pour un événement interconfessionnel
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Le grand rabbin de Jérusalem à Bahreïn pour un événement interconfessionnel

Shlomo Amar a rencontré le roi de l'Etat du Golfe et affirme que "les populations du Moyen-Orient veulent la paix avec Israël" sur fond de réchauffement des liens

Le grand rabbin de Jérusalem Shlomo Amar pendant les fêtes de la journée de Jérusalem à Jérusalem, le 2 juin 2019 (Crédit :  Aharon Krohn/Flash90)
Le grand rabbin de Jérusalem Shlomo Amar pendant les fêtes de la journée de Jérusalem à Jérusalem, le 2 juin 2019 (Crédit : Aharon Krohn/Flash90)

Le grand-rabbin de Jérusalem Shlomo Amar a conclu lundi une rare visite au Bahreïn où il a rencontré le roi de cette nation du Golfe ainsi que des chefs religieux du Qatar, du Koweït, de Jordanie, du Liban, d’Égypte, de Russie, des États-Unis, de l’Italie, de l’Inde et de la Thaïlande.

« Les nations du Moyen-Orient veulent la paix avec Israël, les autorités doivent promouvoir cela sans crainte », a commenté Shlomo Amar, ancien grand-rabbin séfarade d’Israël, au cours de son séjour, exprimant l’espoir que, dans le futur, de telles visites ne nécessitent plus de préparation particulière.

« Les populations du Moyen-Orient veulent la paix et de bonnes relations avec Israël », a-t-il continué.

Amar a donné au roi Hamad bin Isa Al Khalifa « une bénédiction de Jérusalem qui entraînera une relation solide avec l’État d’Israël ».

Il avait été invité par le roi à un événement interconfessionnel. Des responsables de la diplomatie et le ministère des Affaires étrangères ont été impliqués dans l’organisation du séjour, dans l’emploi du temps de la visite et dans les arrangements sécuritaires qui se sont imposés.

Même si Israël n’entretient des liens qu’avec deux pays arabes, l’Egypte et la Jordanie, il y a eu un réchauffement des relations, ces dernières années, avec le Bahreïn et les autres États du Golfe dans un contexte d’hostilité commune à l’égard de l’Iran.

Au mois d’octobre, la responsable du ministère des Affaires étrangères israélien Dana Benvenisti-Gabay avait assisté à une conférence sur la sécurité au Bahreïn lors d’une rare visite officielle.

En juin, le Bahreïn avait accueilli une conférence organisée par les Américains durant laquelle l’équipe chargée de la paix de l’administration du président Donald Trump avait dévoilé le volet économique de sa proposition de résolution du conflit israélo-palestinien.

Le ministre des Affaires étrangères israélien Israel Katz et son homologue bahreïni Khalid bin Ahmed Al-Khalifa, à droite, posent pour une photo au département d’Etat à Washington, le 17 juillet 2019 (Autorisation)

Tandis qu’aucun Israélien n’y avait assisté, un certain nombre d’hommes d’affaires et de journalistes du pays avaient été invités lors de ce sommet.

Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Khalid bin Ahmed Al-Khalifa, avait pour sa part déclaré au Times of Israel lors de la conférence qu’Israël « est un pays de la région… et qui y restera dorénavant, bien sûr ».

Au mois de juillet, il avait rencontré son homologue Israel Katz pour un bref entretien sur l’Iran à Washington, et les deux hommes avaient posé pour une rare photographie – marquant, selon Jérusalem, une avancée des liens de l’État juif avec ce pays du Golfe.

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