Israël en guerre - Jour 147

Rechercher

Le Hezbollah tire 30 roquettes sur Israël en représailles à la mort d’un de ses chefs

Aucun blessé n'a été signalé dans le nord d'Israël après une journée de fortes tensions, suite à une frappe de drone dans le sud Liban qui aurait tué deux terroristes

Illustration : Une colonne de fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne dans le sud Liban, vue du côté israélien de la frontière, le 8 février 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)
Illustration : Une colonne de fumée s'élève après une frappe aérienne israélienne dans le sud Liban, vue du côté israélien de la frontière, le 8 février 2024. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Depuis le Liban, le Hezbollah a tiré une trentaine de roquettes sur le nord d’Israël jeudi soir, quelques heures après la mort de deux membres du Hezbollah, dont un de ses chefs, tués par un drone israélien à Nabatieh, dans le sud Liban.

Une frappe de drone israélienne a vraisemblablement visé jeudi, dans le sud du Liban, deux terroristes du Hezbollah, dont un haut commandant du groupe terroriste chiite libanais.

Des vidéos provenant de la ville libanaise de Nabatieh, située à quelque 11 kilomètres de la frontière nord d’Israël, montrent une voiture en flammes après avoir été apparemment frappée par un avion.

Une vidéo semble montrer le moment où la voiture a été touchée.

Les informations sur l’état des membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah après l’attaque sont contradictoires, certaines informations affirmant que l’un d’entre eux, ou les deux, ont été tués. Mais une source de sécurité libanaise a déclaré à l’AFP qu’un haut responsable avait été « grièvement blessé et que son compagnon avait également été blessé ».

Sky News Arabic a identifié le membre haut placé du Hezbollah comme étant Abbas al-Debes, tandis que l’autre n’a pas encore été nommé.

Selon les médias arabes, al-Debes était lié au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et aidait l’Iran à mettre en place des défenses aériennes en Syrie.

Les médias israéliens ont déclaré qu’al-Debes était également le commandant régional du Hezbollah dans la zone d’où un missile antichar a été tiré plus tôt jeudi sur une base près de Kiryat Shmona, où un un sous-officier a été grièvement blessé et deux autres soldat plus légèrement.

L’attaque de drone aurait été menée en représailles à ce tir du Hezbollah sur une base militaire qui a blessé trois soldats de Tsahal, et alors que plusieurs attaques transfrontalières, tout au long de la journée, maintenaient à un niveau élevé les tensions à la frontière.

Le Hezbollah et Tsahal n’ont pas fait de commentaire direct sur al-Debes, bien que ces dernières aient publié un communiqué indiquant qu’elles avaient mené une nouvelle vague de frappes sur des cibles du Hezbollah jeudi, notamment sur un bâtiment utilisé par le groupe terroriste soutenu par l’Iran et sur d’autres infrastructures dans les villes de Khiam, Nabatieh et Kfar Hamam.

L’armée a déclaré que des avions de combat avaient également frappé un camion du Hezbollah transportant des armes.

Outre l’attaque de la base près de Kiryat Shmona, le Hezbollah a lancé plusieurs autres projectiles en direction d’Israël jeudi, dont l’un a touché une maison dans la ville frontalière de Metula. L’incident n’a fait aucune victime.

L’armée a déclaré avoir bombardé les sites de lancement avec de l’artillerie.

Tsahal a également déclaré que les défenses aériennes avaient intercepté une « cible aérienne suspecte » qui avait pénétré dans l’espace aérien israélien plus tôt dans la journée, déclenchant des alarmes d’infiltration de drones dans un certain nombre de villes.

Aucun blessé n’a été signalé après les tirs de roquettes sur Meron, en Haute-Galilée, située plus au sud que la plupart des villes du nord qui ont été touchées par les tirs de roquettes du Hezbollah depuis le 8 octobre.

Le Hezbollah a déclaré par voie de communiqué que les roquettes visaient la base de Tsahal d’Ein Zeitim, en représailles à une précédente « agression sioniste ».

L’armée israélienne a riposté par des tirs d’artillerie sur les bases de lancement des roquettes, a fait savoir l’armée.

Cette photo prise dans les environs de Marjayoun, dans le sud Liban, le 8 février 2024, montre une roquette tirée depuis le haut de Kafarshouba, à proximité, interceptée par le Dôme de fer israélien. (Crédit : Rabih Daher/AFP)

Les forces dirigées par le Hezbollah attaquent quasi-quotidiennement les communautés israéliennes et postes militaires situés le long de la frontière depuis le 8 octobre, au lendemain du massacre perpétré en Israël par son alliée, l’organisation terroriste palestinienne du Hamas, qui a coûté la vie à 1 200 personnes dans le sud d’Israël et fait 253 otages. Selon le Hezbollah, son action vise à soutenir Gaza dans cette guerre déclenchée par le Hamas.

Jeudi également, le commandant de l’armée de l’air israélienne, le major-général Tomer Bar, a averti le Hezbollah qu’Israël était prêt à intensifier ses frappes contre le groupe terroriste.

« Le Hezbollah va continuer à subir des pertes de capacités. Des dizaines d’avions sont actuellement déployés dans le ciel du Sud-Liban, et dès que l’ordre en sera donné, les dizaines se transformeront en centaines qui exécuteront leur mission dans les minutes qui suivent le décollage », a expliqué le major-général Tomer Bar lors d’une conférence interne de l’armée de l’air, selon une transcription publiée par Tsahal.

Les combats ont déplacé des dizaines de milliers de personnes des communautés frontalières du nord d’Israël.

De hauts responsables israéliens ont menacé à plusieurs reprises d’entrer en guerre au Liban après la campagne visant d’éradication du Hamas à Gaza, afin de chasser le Hezbollah de la frontière, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a mis fin à la deuxième guerre du Liban en 2006.

Un obusier mobile israélien se mettant en position près de la frontière avec le Liban dans le nord d’Israël, le 11 janvier 2024. (Crédit : Leo Correa/AP Photo)

Plus tôt jeudi, l’armée a fait savoir que la 36e division s’était retirée de Gaza et avait été immédiatement redéployée « pour approfondir sa préparation opérationnelle contre l’ennemi du nord », référence manifeste au Hezbollah.

Israël a déclaré qu’il ne pouvait pas tolérer la présence du Hezbollah le long de sa frontière, d’où il pourrait lancer une attaque meurtrière contre des civils semblable à l’attaque du Hamas du 7 octobre.

Il a ajouté que si la communauté internationale ne repoussait pas le Hezbollah loin de la frontière par les voies diplomatiques, il n’hésiterait pas à prendre des mesures.

Face aux craintes grandissantes d’une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah, des responsables libanais ont déclaré jeudi que les diplomates étrangers avaient redoublé d’efforts pour rétablir le calme à la frontière entre le Liban et Israël, en plus des négociations en vue d’un accord sur les otages et un cessez-le-feu à Gaza.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.