Le Jihad islamique serait à l’origine des tirs de vendredi, selon l’armée
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Le Jihad islamique serait à l’origine des tirs de vendredi, selon l’armée

L'armée estime que le Hamas a perdu le contrôle qu'il exerçait sur les autres groupes terroristes de la bande de Gaza

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Terroristes palestiniens du Jihad islamique pendant les funérailles de membres du groupe, dans le centre de la bande de Gaza, le 31 octobre 2017. (Crédit : Thomas Coex / AFP)
Terroristes palestiniens du Jihad islamique pendant les funérailles de membres du groupe, dans le centre de la bande de Gaza, le 31 octobre 2017. (Crédit : Thomas Coex / AFP)

Le Times of Israel a appris que les tirs de mortiers qui ont été tirés depuis Gaza vers Israël vendredi et les tirs de barrage du 30 novembre par le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique ont un point commun. Il s’agirait de mortiers de fabrication iranienne dans les deux cas, ce qui laisse présumer que le Jihad islamique est à l’origine des deux attaques.

Selon les évaluations de l’armée, ces récentes attaques montrent que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a apparemment perdu sa capacité à empêcher les autres groupes terroristes de perpétrer des attaques depuis l’enclave côtière.

La politique de répression d’Israël ces dernières années consiste principalement à frapper le Hamas en réaction à toute attaque émanant de Gaza. Cette politique s’appuie sur le fait que le groupe, qui contrôle le territoire, est responsable de ce qui s’y passe. L’armée estimait que ces frappes contraindraient le Hamas à freiner les groupes plus radicaux.

Mais au regard de l’incapacité du Hamas à agir de la sorte, l’armée pourrait revoir sa politique, et potentiellement s’en prendre aux organisations elles-mêmes.

Le Jihad islamique, soutenu par l’Iran, a promis de venger la mort de 12 de ses agents, dont deux haut cadres, qui ont été tués par l’armée israélienne durant l’explosion d’un tunnel transfrontalier le 30 octobre. Deux membres du Hamas ont également été tués dans l’explosion.

Illustration. Des bombes fumigènes provenant d’une position du Jihad islamique palestinien près de la ville de Gaza, le 30 novembre 2017, bombardée en représailles à une attaque au mortier visant les troupes israéliennes au nord-est de la bande de Gaza. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Un mois après la démolition du tunnel, le Jihad islamique a lancé une dizaine de tirs de mortiers sur une position de l’armée au nord-est de la bande de Gaza. Aucun blessé n’est à déplorer mais des équipements ont été endommagés.

Puis vendredi, trois tirs de mortiers, qui ont été initialement identifiés, à tort, comme des tirs de roquettes, ont été dirigés vers les régions de Shaar Hanegev et Sdot Negev, dans le sud d’Israël.

Cette attaque s’est produite durant une cérémonie d’hommage à Oron Shaul, à l’occasion de ce qui aurait été son 24e anniversaire. Oron Shaul a été tué pendant la guerre de Gaza en 2014, et le Hamas détient toujours son corps.

Après enquête, l’armée a déterminé que les deux attaques ont été réalisées avec la même variété de mortier, produit en masse en Iran.

Il s’agit de mortiers de 120 mm, fabriqués en 2008. L’armée s’appuie donc sur ces faits pour affirmer que le Jihad islamique est à l’origine des tirs de vendredi.

L’enquête a également permis de confirmer une évaluation préliminaire, qui supposait que cette attaque voulait coïncider avec la cérémonie en l’honneur de Shaul. En effet, les attaques se produisent généralement la nuit, et le site visé était assez spécifique.

Mardi, le chef d’état-major Gadi Eizenkot a averti que l’armée israélienne détruira davantage de tunnels d’attaques transfrontaliers dans le mois à venir, mais que cela va augmenter les chances de représailles de la part des groupes terroristes.

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