Le KKL offre des bourses pour les jeunes olim défavorisés de France
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Le KKL offre des bourses pour les jeunes olim défavorisés de France

Une bourse de 8 500 shekels par an pendant 3 ans est attribuée à une sélection de 130 étudiants originaires de France dans le besoin

Le Fonds national juif (KKL-JNF) a reçu un leg destiné à soutenir les étudiants juifs de France venus faire leurs études en Israël.

Bien que les études des olim (immigrés en Israël) soient subventionnées par l’Etat hébreu « cela ne suffit pas, nous en avons fait le constat, » affirme Fino Edry, le directeur du KKL France à Radio Qualità.

« Le KKL ce n’est pas que les arbres, l’eau, et l’environnement, » avance-t-il en expliquant que « depuis une dizaine d’années, à la demande de la population défavorisée israélienne, le KKL s’est investi pour les étudiants, les soldats sans famille en Israël, la jeunesse en difficulté, surtout dans la périphérie en Galilée et dans le Néguev ».

Aujourd’hui, et chaque année, 130 bourses sont délivrées à des étudiants en difficulté fraîchement arrivés en Israël par le Fonds national juif (KKL en hébreu) qui était initialement le fonds central du mouvement sioniste. Il gère aujourd’hui des centaines de milliers d’hectares de terres en Israël, rachetées dès sa création en 1901 aux propriétaires locaux de la Palestine mandataire.

« On a fait un constat, c’est qu’un étudiant olé hadash ne peut subvenir à ses besoins. Si les parents ne sont pas derrière, ce n’est pas possible, » continue Edry.

Conséquence : « la majorité des étudiants ayant eu leur bac en France n’est pas venue en Israël ». Ils sont partis aux Etats Unis où sont restés en France où les études sont gratuites.

« Nous allons les encourager à venir en Israël avec ces bourses, » assure le directeur du KKL France.

Edy Saiovici, à Lagny en 1953 (Crédit: Mélomène/Wikimedia Commons)

Les fonds de cette aide qui s’adresse en priorité aux étudiants de France proviennent d’un leg fait au KKL par la famille Saiovici, explique Ytzhak Mopsik, directeur du département des legs et testaments à Jérusalem.

« Chaque année 130 étudiants recevront une bourse, qui est aujourd’hui fixée à 8 500 shekels par an pendant trois ans. « Nous avons des fonds pour environ 10 ans, » assure Mopsik.

Edy Saiovici, né à Buccarest en Roumanie en 1933 et disparu le 7 avril 2013 à Paris, était un passionné de théâtre.

Administrateur du Lucernaire, journaliste, éditeur, gestionnaire d’un cinéma d’art et d’essai, Edy Saiovici est devenu directeur du théâtre Tristan Bernard en 1986 er de la Pépinière Opéra en 1998.

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