Le Liban ouvre la porte à une médiation US sur ses frontières avec Israël
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Le Liban ouvre la porte à une médiation US sur ses frontières avec Israël

Le Premier ministre libanais a jugé "viable" un processus de négociations sous médiation américaine pour résoudre les différends frontaliers du Liban avec Israël

Le Premier ministre libanis Saad Hariri annonce la formation du nouveau gouvernement, au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 31 janvier 2019. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
Le Premier ministre libanis Saad Hariri annonce la formation du nouveau gouvernement, au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 31 janvier 2019. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a jugé jeudi « viable » un processus de négociations sous médiation américaine pour résoudre les différends frontaliers du Liban avec Israël.

À l’issue d’une rencontre avec le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo à Washington, il a dit avoir confirmé « l’engagement » de Beyrouth à « poursuivre le processus de négociations » engagé par l’administration américaine au sujet de ses « frontières terrestres et maritimes ».

« Nous considérons que ce processus est viable », a-t-il ajouté, promettant une « décision définitive dans les prochains mois, probablement en septembre ».

À ses côtés lors de ces brèves déclarations aux médias, le secrétaire d’Etat américain a salué l’engagement du chef du gouvernement libanais à « faire des progrès vers la reprise de discussions productives au niveau des experts ».

Ces discussions doivent porter selon lui « sur les quelques points encore en suspens au sujet de la ‘ligne bleue' » de cessez-le-feu avec Israël, gardée par l’ONU depuis le retrait des troupes israéliennes du sud du Liban en 2000. 

En jeu aussi, outre la poursuite de ces pourparlers déjà engagés, « l’ouverture de discussions sur la frontière maritime entre Israël et le Liban », a ajouté Mike Pompeo.

« Nous sommes prêts à participer aux discussions maritimes en tant que médiateur et facilitateur, et nous espérons qu’il y aura rapidement des discussions substantielles sur ces sujets importants, dont la résolution serait très positive pour le Liban et le reste de la région », a-t-il conclu.

La dispute concernant les frontières maritimes entre les deux pays encore techniquement en guerre est sensible notamment en raison du litige gazier qui en découle.

Le Liban a signé en février 2018 son premier contrat d’exploration offshore avec un consortium dominé par le groupe français Total. Deux blocs sont concernés, notamment le bloc 9, dont une partie se trouverait dans une zone maritime disputée avec Israël.

Washington a approché ces derniers mois les deux pays pour proposer sa médiation. Fin mai, le gouvernement israélien avait dit accepter « d’entamer des discussions bilatérales avec la médiation des Etats-Unis pour mettre un terme au litige frontalier ».

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