Le Liban refuse toute modification du mandat de la Finul
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Le Liban refuse toute modification du mandat de la Finul

Le Liban s'aligne ainsi sur la position du puissant Hezbollah pro-iranien, présent en force au Liban sud

Les voitures de la police militaire des Forces intérimaires des Nations Unies au Liban (FINUL) franchissent une barrière de séparation en béton entre le village de Kfar Kila, situé dans le sud du Liban, et Israël, à la frontière entre les deux pays, le 4 décembre 2018. (Crédit : Ali Dia / AFP)
Les voitures de la police militaire des Forces intérimaires des Nations Unies au Liban (FINUL) franchissent une barrière de séparation en béton entre le village de Kfar Kila, situé dans le sud du Liban, et Israël, à la frontière entre les deux pays, le 4 décembre 2018. (Crédit : Ali Dia / AFP)

Le Liban est opposé à toute modification du mandat ou des effectifs de la Finul, a souligné son ministre des Affaires étrangères à la veille du renouvellement du mandat de cette force onusienne chargée du respect du cessez-le-feu avec Israël.

Charbel Wehbé a reçu séparément mardi les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU pour évoquer la reconduction vendredi du mandat de la Finul, alors qu’Israël réclame une réforme de cette force qu’il accuse de « partialité et d’inefficacité ».

M. Wehbé a remis aux ambassadeurs un memorandum soulignant que « le Liban est attaché au renouvellement de la Finul, sans modification de son mandat ou de ses effectifs », selon l’Agence nationale d’information (officielle).

Le Liban s’aligne ainsi sur la position du puissant groupe terroriste Hezbollah pro-iranien, présent en force au Liban sud.

Présente au Liban depuis 1978, la Finul compte quelque 10 500 Casques bleus. Elle surveille depuis 2006 la frontière israélienne en coordination avec l’armée libanaise et veille à l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée après la guerre ayant opposé Israël au Hezbollah.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait plaidé en juin, pour une « capacité de surveillance améliorée » de la Finul, qui lui donnerait « une meilleure perception de la situation ».

Pour sa part, Israël reproche à la Finul de ne pas être assez active contre le Hezbollah, qu’il accuse de stocker des armes à la frontière.

« La Finul est incapable de remplir son mandat » car le Hezbollah l’en empêche, a affirmé la semaine dernière le général Efraim Defrin, chef de l’unité de coopération internationale de l’armée israélienne.

Début mai, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, avait affirmé sur Twitter que la Finul était « empêchée de remplir son mandat » et que le Hezbollah « a été en mesure de s’armer et d’élargir ses opérations ».

Mais le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait rejeté tout renforcement des pouvoirs de la Finul. « Les Américains, suite à une demande israélienne, proposent de changer la nature de la mission de la Finul », avait-il dit dans une interview, affirmant qu’Israël voulait notamment « qu’elle ait le droit de fouiller des propriétés privées ».

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