Le Likud en hausse après le retrait de Trump de l’accord avec l’Iran – sondages
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Le Likud en hausse après le retrait de Trump de l’accord avec l’Iran – sondages

Si des élections avaient lieu aujourd’hui, le Likud remportrait de 35 à 42 sièges, un bond énorme par rapport à ses 30 sièges actuels

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu expose des dossiers prouvant le programme nucléaire iranien lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 30 avril 2018 (Miriam Alster / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu expose des dossiers prouvant le programme nucléaire iranien lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 30 avril 2018 (Miriam Alster / Flash90)

Deux nouveaux sondages publiés mercredi ont indiqué une force hausse des soutiens pour le Likud, parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la suite du retrait du président américain Donald Trump de l’accord sur le nucléaire iranien.

Une enquête, conduite immédiatement après l’annonce de mardi de Trump et en partie diffusée par la Radio de l’armée, a déterminé que si les élections se tenaient aujourd’hui, le Likud remporterait 42 sièges, soit un bond énorme par rapport aux 30 sièges qu’il occupe actuellement à la Knesset.

Selon ce sondage, le Likud aurait deux fois plus de sièges que n’importe quel parti à la Knesset qui se compose de 120 sièges. Une série de précédents sondages indiquait que le Likud gardait, plus ou moins, son nombre actuel de sièges.

La parti centriste laïc Yesh Atid deviendrait le deuxième plus grand parti avec 18 sièges, plus que ses 11 actuels, mais moins que dans d’autres sondages récents. L’Union Sioniste chuterait à 10 sièges (24 aujourd’hui), HaBayit HaYehudi obtiendrait huit sièges (12 aujourd’hui), Yahadout HaTorah à 9 (8 aujourd’hui) et le Shas serait au seuil minimum de cinq (6 aujourd’hui).

Une deuxième enquête, publiée mercredi soir par la chaîne Hadashot TV, a aussi montré une hausse, toutefois moins forte, dans le soutien au Likud – à 35 sièges, avec Yesh Atid à 18, l’Union Sioniste à 14, la Liste arabe unie à 12, HaBayit HaYehudi à 8, Yahadout HaTorah à 7, Yisrael Beitenu à 6, Orly Levy-Abekasis à 5, Meretz à 5 et Shas à 4 sièges.

L’enquête a montré que 62 % des Israéliens sont satisfaits du retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, alors que 17 % ne le sont pas. Il a aussi montré que 62 % étaient préoccupés que la guerre puisse éclater, à comparer aux 31 % qui ne s’en inquiètent pas.

L’Iran a été le cheval de bataille de Netanyahu et il est opposé depuis longtemps à l’accord en demandant au président américain de « le corriger ou de l’abandonner ».

Des analystes ont dit que la décision de Trump peut être considérée comme l’une des plus grandes réussites de Netanyahu en matière de politique étrangère, au même niveau, voire encore mieux, que la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Nouveau panneau de signalisation indiquant la direction de la nouvelle ambassade américaine, à Jérusalem, le 7 mai 2018. (Crédit : AFP / THOMAS COEX)

Israël a été le premier pays à affirmer son soutien à l’annonce de mardi de Trump.

« Israël soutient totalement la décision courageuse prise aujourd’hui par le président Trump de rejeter le désastreux accord nucléaire » avec la République islamique, a dit M. Netanyahu en direct sur la télévision publique dans la foulée de la déclaration de M. Trump.

Les résultats complets du sondage de la radio militaire, menés par Avi Degani pour le Groupe de Geocartographic Knowledge, n’ont pas été communiqués, si bien que l’on ne sait pas clairement comment les autres partis se classeraient, y compris le nouveau parti formé par la député Levy-Abekasis, qui n’a pas encore de nom, et qui a fait une apparition remarquée dans un précédent sondage.

La députée Orly Levy-Abekasis à la Knesset le 15 mars 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Il était également impossible de mesurer la force des blocs de droite et de gauche.

Les sondages israéliens se sont souvent révélés non-fiables, puisqu’il a été difficile de prévoir les résultats quand l’équilibre entre le blocs de droite et de gauche est serré, et quand autant de partis sont en compétition pour les sièges.

Dans le système de pure représentation proportionnelle en vigueur en Israël, les votes des partis qui n’ont pas réussi à atteindre le seuil électoral sont redistribués aux partis qui l’ont dépassé.

Les résultats partiels de l’enquête qui ont été publiés ne précisaient pas combien de personnes ont été sondées ni quelle était la marge d’erreur.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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