Le ministre canadien de la Défense pointe les menaces de l’EI en Libye et au Sinaï
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Le ministre canadien de la Défense pointe les menaces de l’EI en Libye et au Sinaï

Harjit Sajjan a insisté sur la nécessité d'améliorer les capacités d'anticiper de futures crises

Le ministre canadien de la Défense nationale Harjit Sajjan (à gauche) se réunit avec le leader kurde irakien Massoud Barzani à Erbil, la capitale de la région autonome kurde dans le nord de l'Irak, le 21 décembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / SAFIN HAMED)
Le ministre canadien de la Défense nationale Harjit Sajjan (à gauche) se réunit avec le leader kurde irakien Massoud Barzani à Erbil, la capitale de la région autonome kurde dans le nord de l'Irak, le 21 décembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / SAFIN HAMED)

Le ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan, en visite en Irak pour évaluer la contribution canadienne à la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI), a estimé lundi qu’il fallait aussi se préoccuper des menaces dans d’autres régions comme la Libye ou le Sinaï.

Le ministre se trouvait lundi à Erbil dans le Kurdistan irakien, où il a rencontré des responsables miliaires kurdes et des forces spéciales canadiennes.

Il a indiqué lors d’une conférence de presse téléphonique, s’être rendu en Irak pour « se rendre compte de la situation sur le terrain », afin de pouvoir adapter la mission canadienne sur place.

Mais M. Sajjan a aussi jugé qu’il ne fallait pas oublier les autres menaces et insisté sur la nécessité d’améliorer les capacités d’anticiper de futures crises.

« Nous devons regarder au-delà des menaces auxquelles nous faisons face en Syrie et en Irak », a-t-il dit, en évoquant les « menaces potentielles » dans le Sinaï -et en Libye « où un vide a été créé après la décision d’intervenir contre (Mouammar) Kadhafi ».

La branche égyptienne du groupe EI a revendiqué le crash d’un avion russe qui s’est écrasé le 31 octobre dans le Sinaï, tuant ses 224 occupants.

« Nous devons améliorer nos capacités à identifier des menaces futures avant qu’elles ne nous contraignent à mettre en place des coalitions pour les combattre », a ajouté M. Sajjan, en soulignant qu’il fallait surveiller « les signes avant-coureurs de griefs qui pourraient permettre à des organisations radicales de recruter des adeptes en profitant du mécontentement des populations ».

La visite du ministre en Irak est intervenue quelques jours après que les forces spéciales canadiennes ont aidé les forces de sécurité kurdes (FSK) à repousser une attaque de l’organisation Etat islamique, jeudi dernier.

M. Sajjan a indiqué avoir évoqué avec ses interlocuteurs les moyens de s’assurer que la contribution canadienne demeure « significative », après le retrait des avions de chasse canadiens.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a promis de respecter son engagement électoral de retirer les six chasseurs F-18 canadiens déployés dans la région, mais n’a pas fixé de calendrier.

M. Sajjan a indiqué que les autorités canadiennes réfléchissaient à différentes possibilités pour adapter leur contribution, en particulier la formation de médecins militaires, de l’aide humanitaire et le maintien éventuel de l’avion de ravitaillement et des deux appareils de reconnaissance que le Canada a envoyés dans la région.

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