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Le ministre de la Santé blâme les non vaccinés pour la pression sur les hôpitaux

Malgré le déclin de la vague de coronavirus, Nitzan Horowitz dit qu'il n'y a aucune raison de se réjouir ; les hôpitaux signalent des pénuries de sang

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz donne une conférence de presse au centre médical Soroka dans la ville de Beersheba (sud), le 30 novembre 2021. (Flash90)
Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz donne une conférence de presse au centre médical Soroka dans la ville de Beersheba (sud), le 30 novembre 2021. (Flash90)

Le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a déclaré mardi que les personnes qui avaient refusé les vaccins COVID étaient responsables de la forte pression sur les hôpitaux à travers le pays, deux jours après qu’Israël a enregistré son plus grand nombre de patients COVID gravement malades depuis le début de la pandémie.

Horowitz a déclaré à la chaîne publique Kan que la charge était due à des personnes qui n’ont pas été vaccinées et « sont seules responsables d’avoir déclaré une forme grave ».

Le ministre a déclaré que même si le pic de la vague actuelle semble être passé, de nombreux défis subsistent.

« Nous constatons une diminution quotidienne du nombre de nouvelles infections », a-t-il déclaré. « La pandémie diminue, et pourtant, ce n’est pas une raison de se réjouir. »

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz (à droite) s’entretient avec le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 12 décembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a déclaré mardi dans une interview à la radio 103FM que la pression sur les hôpitaux a un prix élevé.

« Cela nous coûte en vies humaines et en fardeau imposé au personnel médical », a-t-il dit, notant cependant que si « chaque mort est douloureuse, nous devons nous souvenir de l’autre partie de l’équation – fermer l’économie et imposer des restrictions porte atteinte à beaucoup de gens. »

Se référant au sous-variant BA.2 d’Omicron, Ash a déclaré : « Actuellement, il n’y a aucun signe indiquant qu’il se propage. De nouveaux variants continueront d’apparaître. L’une des choses les plus importantes que nous devons faire est de nous préparer, de suivre leur développement et d’évaluer le danger qu’ils représentent. »

Mardi matin, il y avait 1 161 patients hospitalisés atteints de COVID dans un état grave, dont 288 patients sous respirateurs, selon le ministère de la Santé. Le bilan des morts depuis le début de la pandémie s’élève à 9 226, dont 282 morts la semaine dernière.

Près de 44 000 Israéliens ont été testés positifs au COVID lundi, sur 181 947 tests, avec un taux de positivité de 24 %. Le nombre de cas positifs a continué de baisser mardi, et s’élève actuellement à 31 829.

Selon les statistiques du ministère de la Santé, les patients COVID gravement malades de plus de 60 ans avaient 12 fois plus de chances d’être non vaccinés que vaccinés. Mardi, 54 % de tous les patients atteints de COVID dans un état grave n’avaient pas reçu une vaccination complète.

Plusieurs grands hôpitaux ont signalé de graves pénuries de sang, a rapporté Kan, avertissant que si la pénurie continue, certains patients pourraient ne pas recevoir le traitement dont ils ont besoin.

Selon Kan, les hôpitaux les plus touchés par la pénurie sont Soroka (Beer Sheva), Assuta Ashdod, Shamir (Be’er Ya’akov), Rambam (Haïfa), l’hôpital Galilée (Naharyia) et l’hôpital Emek (Afula).

Certains hôpitaux ont trouvé des moyens peu orthodoxes de faire face à la situation.

L’hôpital Sheba a commencé à demander des dons de sang au personnel médical et à leurs familles. D’autres hôpitaux ont déclaré avoir entrepris des efforts similaires.

Le ministère de la Santé a répondu en disant que la pénurie est causée par le grand nombre de cas confirmés et de personnes mises en quarantaine, ce qui a entraîné une baisse des dons dans tout le pays. Le ministère a déclaré qu’il avait demandé aux directeurs d’hôpitaux et aux banques de sang de raccourcir la période d’attente requise avant que les patients COVID qui se sont rétablis soient autorisés à donner du sang.

L’organisation nationale d’urgence israélienne du Magen David Adom (MDA) a noté que la pénurie concernait principalement les unités de sang de type O et a exhorté le public « à donner du sang et à aider à sauver des vies ».

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