Le nombre de femmes à la Knesset est inférieure à la moyenne mondiale
Avec seulement 31 femmes pour 120 sièges à la Knesset, Israël se classe au 97e rang sur 189 pour le nombre de femmes députées
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

Selon les chiffres présentés à la commission de la Knesset sur le statut de la femme et l’égalité des sexes avant les prochaines électionsIsraël se classe au 97e rang sur 189 pour le nombre de femmes parlementaire, avec seulement 31 femmes sur les 120 membres que compte la Knesset.
Initialement, l’actuelle Knesset – la 25e – comptait vingt-neuf femmes, soit 24 % des députés, mais suite à des démissions et des remplacements, le chiffre est monté à 31, soit 26 % du total.
La moyenne mondiale est de 27,5 %.
Le nombre de femmes à la Knesset a tendance à stagner depuis une dizaine d’années. Le nombre maximum de femmes députés – 37 – a été atteint du temps de la législature 2015-2019, et depuis lors, il oscille autour de 30.
« Nous n’abandonnerons jamais. Nous n’allons pas faire que maintenir nos acquis – la future Knesset comptera une majorité de femmes grâce aux partis libéraux », explique la présidente par intérim de la commission, la députée du parti Yesh Atid, Adi Azuz.
Selon la députée d’Yisrael Beytenu, Sharon Nir, le nombre de femmes stagne voire s’aggrave : « La tendance que nous observons est, au mieux, stationnaire et, au pire, comme lors de la dernière Knesset, en recul. »
La commission demande également aux partis de faire figurer des candidates sur leurs listes et presse les autorités de prendre des mesures pour éviter la dégradation des affiches de campagne avec des photos de femmes – un fait documenté par des organisations de défense des droits.
Aucun des deux partis ultra-orthodoxes de la Knesset, Shas et Yahadout HaTorah, ne présente de candidates.
La mise en garde de la commission concernant le manque de femmes s’ajoute au débat global sur la place des femmes dans la vie publique israélienne.
En début de semaine, la commission de l’Éducation de la Knesset a voté en faveur d’un projet de loi visant à étendre la ségrégation sexuelle en milieu universitaire, ce qui lui ouvre la voie du vote en séance plénière pour les deux dernières lectures. Ce projet de loi permettra aux universités de proposer des masters et des doctorats non mixtes, sous réserve de l’approbation du Conseil pour l’enseignement supérieur.
Naama Lazimi, membre de la commission de l’Éducation et députée des Démocrates, a condamné ce « terrible projet de loi », déclarant que les députés opposés à la présence de femmes à la Knesset ou dont les partis interdisaient les candidatures féminines, et dont certains siègent au sein de cette même commission, « n’ont aucun droit de nous priver de nos libertés et de nos droits ».
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