Le père du tueur présumé d’Otniel : “Pourquoi devrais-je être puni pour ce qu’il a fait ?”
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Le père du tueur présumé d’Otniel : “Pourquoi devrais-je être puni pour ce qu’il a fait ?”

Abu Adham déclare que s’il avait su que son fils de 15 ans allait poignarder à mort Dafna Meir, il aurait été “très possible” qu’il le dénonce

Abu Adham (à gauche), père du Palestinien de 15 ans arrêté pour des présomptions d'assassinat de Dafna Meir, 38 ans, dans sa maison d'Otniel le 17 janvier 2016. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Abu Adham (à gauche), père du Palestinien de 15 ans arrêté pour des présomptions d'assassinat de Dafna Meir, 38 ans, dans sa maison d'Otniel le 17 janvier 2016. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)

Le père de Morad Bader Abdullah Adais, le Palestinien de 15 ans accusé d’avoir poignardé à mort Dafna Meir, mère de six enfants, dans sa maison de Cisjordanie dimanche, a déclaré que s’il avait été au courant des actions de son fils, il aurait été « très possible » qu’il le dénonce aux autorités israéliennes.

Dans un entretien avec la Deuxième chaîne de télévision diffusé mardi, Abu Adham a exprimé ses inquiétudes sur les projets d’Israël de démolir sa maison en réponse à l’attaque terroriste fatale.

« Pourquoi devrais-je être puni pour ce qu’a fait cet enfant ? », a-t-il demandé.

Adais, arrêté dans la nuit de lundi dans son village près de Hébron, est suspecté d’être entré dans la maison de Meir dans l’implantation d’Otniel et de l’avoir tuée avant de fuir les lieux. Trois des enfants de Meir étaient à la maison quand elle a été tuée, et l’une, Renana, 17 ans, avait donné aux forces de l’ordre une description du terroriste.

Le père du terroriste présumé a également maintenu que son fils « avait tout dans la vie », et n’avait pas agi de manière suspecte avant l’attaque.

« C’est un petit garçon. Seulement 15 ans, qui va à l’école. Il ne sait pas ce qu’est un juif. N’a jamais vu un juif. N’a jamais eu affaire à un juif, ni au travail ni ailleurs, a-t-il déclaré. Il agissait naturellement. N’avait peur de rien. Il agissait complètement normalement. Comme il a agi toute sa vie, et à cause de ça nous ne suspections rien et ne pensions pas que quelque chose comme ça [arriverait]. »

Dafna Meir et son mari Natan Meir, photo non datée. (Crédit : capture d'écran Facebook)
Dafna Meir et son mari Natan Meir, photo non datée. (Crédit : capture d’écran Facebook)

« Il avait tout dans la vie. Il était heureux. Il avait des tonnes de vêtements, de nourriture, de boissons. Il avait tout », a déclaré Abu Adham.

Il s’est également irrité de la promesse du Premier ministre Benjamin Netanyahu mardi de démolir sa maison en conséquence de l’attaque et de la révocation de son permis de travail.

« Ecoutez, ils ont stoppé mon travail [en Israël] et ils vont démolir ma maison, bien sûr je… Pourquoi devrais-je être puni pour ce qu’a fait cet enfant ? Il est très possible que je l’aurai dénoncé moi-même, si j’avais su qu’il avait mené cette attaque », a-t-il déclaré à la Deuxième chaîne.

Le frère d’Adais, qui n’a pas été identifié, a déclaré à la télévision qu’il n’y avait « pas moyen » que son frère ait mené cette attaque fatale.

« Ecoutez, c’est un petit garçon. Vous lui donnez un paquet de chips, et il saute de joie. Il n’y a pas moyen qu’il ait pris un couteau et essayer de… Et même si je disais qu’il y était allé et était entré dans l’implantation et avait réussi à franchir la clôture, comment serait-il sorti de là ? » (Il n’y a en fait pas de clôture autour d’Otniel.)

Les personnes en deuil sur la tombe de Dafna Meir, pendant ses funérailles à Jérusalem le 18 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les personnes en deuil sur la tombe de Dafna Meir, pendant ses funérailles à Jérusalem le 18 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le père d’Adais aurait déclaré mardi qu’il était « fier » de son fils pour cette attaque, selon le site d’informations Walla, citant des médias palestiniens.

Il a également déclaré que les soldats qui ont arrêté son fils ont interrogé tous les membres de la famille.

Cependant, s’exprimant sur la Deuxième chaîne mardi, un oncle a démenti cette affirmation. « Personne ici n’est fier du meurtre », a-t-il déclaré.

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