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Le père d’un soldat dit que la tête de son fils décapité par le Hamas a été mise en vente

Selon David Tahar, dont le fils Adir a été tué le 7 octobre, les terroristes capturés par les forces israéliennes ont révélé des détails qui ont permis de retrouver la tête de son fils, à Gaza

Photo non-datée du caporal Adir Tahar, 19 ans, qui est mort alors qu'il combattait les terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Photo non-datée du caporal Adir Tahar, 19 ans, qui est mort alors qu'il combattait les terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Un terroriste de la bande de Gaza a décapité un soldat de Tsahal mort au combat, le 7 octobre, et il a ensuite tenté de vendre sa tête pour 10 000 dollars, a raconté le père du militaire aujourd’hui défunt, ajoutant que « par miracle », elle avait finalement été retrouvée et rapatriée en Israël pour y être inhumée.

David Tahar a révélé la mutilation subie par le corps de son fils, le caporal Adir Tahar, 19 ans, au cours d’un entretien avec la Quatorzième chaîne, mercredi.

Adir, qui était stationné sur une base proche de la bande de Gaza, a été tué avec d’autres membres de sa Brigade, la Brigade Golani, alors qu’ils combattaient les terroristes du Hamas, le 7 octobre, lors de l’assaut dévastateur lancé par ce dernier en Israël, une attaque barbare qui a fait plus de 1 200 morts.

David a évoqué son fils, « un garçon intelligent, doué, d’une grande modestie ». Le 7 octobre, alors que 3 000 terroristes du Hamas franchissaient la frontière séparant la bande de Gaza et le sud d’Israël, Adir, en compagnie de 17 autres soldats, était sorti pour affronter les terroristes, conscient qu’il étaient alors quelques centaines, a raconté son père.

Adir a été tué par une RPG et par plusieurs grenades qui avaient été lancées en sa direction.

Les terroristes l’avaient ensuite décapité et ils avaient emmené la tête à Gaza, a noté David. Le corps d’Adir a été identifié grâce à ses plaques d’identité, à une analyse ADN et aux objets personnels qui se trouvaient dans ses poches.

Capture d’écran d’une vidéo de David Tahar, dont le fils, Adir, a été tué par les terroristes du Hamas au cours d’un entretien avec la Quatorzième chaîne, le 17 janvier 2024. (Capture d’écran Quatorzième chaîne/Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

David a découvert que son fils avait été horriblement mutilé quelques minutes avant son inhumation. Il devait être enterré au cimetière du mont Herzl, à Jérusalem – et David a dit avoir insisté pour voir la dépouille de son fils, même si les responsables de Tsahal le lui déconseillaient.

« Un père a besoin de tout savoir de ses enfants », a-t-il expliqué devant les caméras de la Quatorzième chaîne.

Trente minutes avant la cérémonie, alors que lui et son neveu se trouvaient seuls avec le cercueil, David l’a ouvert pour regarder son fils une dernière fois.

« J’ai alors compris très exactement ce que j’étais sur le point d’enterrer », a-t-il déclaré. « J’ai su que j’allais enterrer un fils dont il manquait l’essentiel ».

Il a ajouté qu’il avait, pendant deux mois, remué ciel et terre pour retrouver la tête de son fils.

« Cela n’a pas été facile, cela n’a pas été simple », a-t-il continué, se souvenant avoir regardé des dizaines d’heures de vidéos du massacre du Hamas qui avaient été postées sur les réseaux sociaux. Enfin, il a trouvé une séquence où le corps de son fils apparaissait, sans tête.

Puis, au mois de décembre, il y a eu « un miracle », dit-il.

Deux terroristes qui avaient été capturés par les forces israéliennes et interrogés par les services de sécurité du Shin Bet ont révélé que l’un d’entre eux avait tenté de vendre la tête d’un soldat au prix de 10 000 dollars, donnant des détails sur l’endroit où elle pouvait se trouver.

Photo non-datée du caporal Adir Tahar, 19 ans, qui est mort alors qu’il combattait les terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

« C’est l’expression d’une barbarie démente », commente David dans son entretien.

Ordre a donc été donné à une unité d’élite, soutenue par des chars, de se rendre à un endroit précis du centre de Gaza où les militaires ont retrouvé la tête dans un sac, dans le congélateur d’un glacier.

La tête semble avoir encore subi d’autres violences, souligne son père – mais elle a été rapatriée en Israël. Des tests ADN et des examens dentaires ont confirmé que c’était bien celle d’Adir et elle a pu être inhumée.

Malgré les circonstances terribles, David explique que ce rapatriement a apaisé son esprit.

La famille Tahar, qui habite le quartier de Gilo, à Jérusalem, œuvre dorénavant à établir un centre de soutien de quartier pour les jeunes en situation de risque à la mémoire d’Adir. Un rouleau de Torah est également écrit en hommage au jeune homme.

La révélation de la décapitation de Tahar a été faite alors que CNN a diffusé une séquence datant du 7 octobre qui, selon la chaîne, montre un terroriste « en train de scier la nuque d’Israéliens morts, la preuve que des décapitations ont été faites ce jour-là ».

La chaîne américaine a indiqué qu’une source israélienne, qui n’a pas été identifiée, avait fourni ces images filmées par les caméras de surveillance au Kibboutz Nir Oz. Le clip a fait l’objet d’un montage visant à souligner l’utilisation du couteau.

C’est le présentateur Jake Tapper qui a montré la vidéo dans son émission « The Lead. »

« Les preuves de décapitation, qui viennent appuyer l’affirmation faite par Israël que le Hamas est dorénavant semblable à d’autres groupes jihadistes comme al-Qaida et l’État islamique », a commenté le journaliste Matthew Chance sur CNN.

La révélation de la décapitation du corps d’Adir Tahar et la vidéo de CNN viennent s’ajouter aux éléments croissants venant attester de la sauvagerie de l’attaque du 7 octobre.

Pendant cet assaut, les terroristes avaient envahi les communautés et les postes militaires du sud d’Israël. Des familles entières avaient été exécutées alors qu’elles se réfugiaient dans leurs habitations. Les femmes avaient été violées par les hommes armés, en bande, avant d’être tuées. Un témoin s’est souvenu auprès du Sunday Times d’une femme tentant de se défendre contre les terroristes qui, à plusieurs, tentaient de la violer au festival de musique électronique Supernova où 360 jeunes avaient été assassinés. Les attaquants l’avaient décapitée à l’aide d’une pelle.

Les hommes armés avaient aussi kidnappé plus de 240 personnes, prises en otage à Gaza. 132 se trouveraient encore en captivité dans les geôles du Hamas.

En réponse à l’attaque du 7 octobre, Israël a lancé une campagne militaire visant à détruire le Hamas, à lui faire quitter le pouvoir et à libérer les otages.

Israël a indiqué de manière répétée que les atrocités du 7 octobre montraient que le Hamas était un groupe terroriste à la hauteur de l’État islamique et qu’il devait être anéanti en conséquence.

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