Le plan de paix au Moyen Orient pourrait être révélé avant le scrutin israélien
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Le plan de paix au Moyen Orient pourrait être révélé avant le scrutin israélien

Trump l'a affirmé en marge du G7, ajoutant que les responsables des deux parties étaient prêts à négocier et que les Palestiniens "seront heureux" de retoucher une aide américaine

Le président américain Donald Trump pendant une rencontre bilatérale avec le président Egyptien et président de l'Union africaine Abdel Fattah al-Sissi à Biarritz, au sud-ouest de la France, au troisième jour du sommet du G7, le 26 août 2019 (Crédit :  Nicholas Kamm / AFP)
Le président américain Donald Trump pendant une rencontre bilatérale avec le président Egyptien et président de l'Union africaine Abdel Fattah al-Sissi à Biarritz, au sud-ouest de la France, au troisième jour du sommet du G7, le 26 août 2019 (Crédit : Nicholas Kamm / AFP)

Le président américain Donald Trump a fait savoir lundi que son administration pourrait bien révéler son plan de paix au Moyen-Orient avant les élections israéliennes du mois de septembre, revenant sur des déclarations antérieures dans lesquelles il avait fait part de sa volonté d’attendre les résultats du scrutin pour dévoiler sa proposition.

Trump a expliqué aux journalistes, en marge du sommet du G7 annuel à Paris, que les Israéliens comme les Palestiniens s’intéressaient à trouver un accord de paix.

Il a ajouté qu’il pensait que « les Palestiniens seront heureux de retrouver un financement américain et de conclure un accord », selon Reuters.

Trump s’adressera aux médias aux côtés d’Emmanuel Macron, le président français, à la fin du sommet de trois jours, lundi.

Le plan de paix pour le Moyen-Orient de son administration devait être révélé pendant l’été mais sa diffusion avait été reportée après l’échec du Premier ministre Benjamin Netanyahu à former une coalition après les élections du mois d’avril et l’appel à un nouveau vote, qui est prévu le 17 septembre.

Les Etats-Unis ont, jusqu’à présent, conservé sous scellés les éléments politiques de leur plan, tandis que les aspects économiques de la proposition ont été présentés au mois de juin par le gendre et haut-conseiller de Trump, Jared Kushner, lors d’une conférence organisée par les Américains à Bahreïn. Le volet économique du plan prévoit une enveloppe d’investissement de 50 milliards de dollars pour les Palestiniens et pour la région.

Les Palestiniens ont boudé la conférence du Bahreïn et ils ont rejeté le plan de paix, continuant leur boycott de l’administration Trump depuis la reconnaissance par ce dernier de Jérusalem en tant que capitale d’Israël et la coupure de l’aide américaine apportée aux Palestiniens.

Les Etats-Unis ont, depuis, coupé des centaines de millions de dollars versés en guise d’aide aux Palestiniens. Ils ont notamment mis un terme au soutien qu’ils apportaient à l’agence controversée des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens, l’UNRWA, et cessé de financer à hauteur de 200 millions de dollars environ des programmes humanitaires en Cisjordanie et à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dit souhaiter attendre de voir le contenu du plan, mais il a répété qu’il ne ferait aucun compromis sur la sécurité israélienne ou sur l’évacuation des implantations.

Aucun détail n’a encore été jusqu’à présent publié sur la manière dont le plan aborde des questions essentielles, telles que celles d’un potentiel Etat palestinien indépendant, du contrôle israélien sur la Cisjordanie, du sort réservé à Jérusalem et du « droit au retour » des Palestiniens dans les habitations que leurs familles avaient fui ou d’où elles avaient été expulsées après la création d’Israël, en 1948.

Les responsables américains indiquent qu’ils soutiendront une « autonomie palestinienne » ainsi que l’autogouvernance, mais ils ne vont pas jusqu’à approuver publiquement la création d’un Etat palestinien.

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