Le Premier ministre désigne un comité pour l’emploi dans le sud
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Le Premier ministre désigne un comité pour l’emploi dans le sud

Aryeh Deri doit présider un comité ministériel après que des villes aient fait grève par solidarité avec des travailleurs risquant d’être licenciés

Aryeh Deri, le 30 décembre 2014 (Crédit photo: Yonatan Sindel/Flash90).
Aryeh Deri, le 30 décembre 2014 (Crédit photo: Yonatan Sindel/Flash90).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche qu’il établirait un comité ministériel spécial pour se concentrer sur la résolution des problèmes de l’emploi dans le sud du pays où trois villes sont en grève en solidarité avec des travailleurs d’usines de Produits Chimiques Israël qui risquent le licenciement.

Le plan a été présenté après la rencontre entre le Premier ministre et le ministre des Finances Moshe Kahlon, le ministre de l’Economie Aryeh Deri et le maire de Dimona Benny Biton, a annoncé le site internet en hébreu Maariv.

Deri, ministre nouvellement entré en fonction, doit présider le panel qui incluera aussi les directeurs de cabinets ministériels compétents.

Lors de la rencontre, Netanyahu a aussi parlé par téléphone avec Avi Nissenkorn, le chef du syndicat Histadrut qui l’a tenu informé sur les développements des négociations entre la direction de l’usine et les syndicats.

Des milliers de personnes ont montré leur solidarité avec les travailleurs qui doivent perdre leurs emplois et ont également protesté contre la situation difficile de l’emploi dans la région du Néguev dans l’ensemble.

A Dimona, Arad et Yeruham, les services des villes ont été fermés, tout comme certains écoles et des entreprises en signe de solidarité.

Environ 2 000 personnes, y compris un certain nombre de politiciens, ont manifesté à Dimona, première ville à annoncer une grève pour protester contre les licenciements.

Les manifestants, chantants des slogans et tenant des pancartes appelant à une intervention du gouvernement, ont bloqué la route 25, principale route passant à travers la ville, pendant peu de temps.

« Dimona est comme un microcosme de tout ce qui se passe dans le Neguev et il n’y a personne pour s’en occuper, a déclaré Isaac Herzog, le chef de l’Union sioniste. Aujourd’hui, ils ont annulé la rencontre du cabinet, ils auraient dû la tenir ici ».

Le groupe d’Herzog à la Knesset a prévu de tenir sa rencontre hebdomadaire à Dimona en soutien à l’action des travailleurs.

La manifestation avait pour but d’attirer l’attention nationale sur ce que les habitants locaux et d’autres considèrent comme une complication de la situation pour les villes ouvrières dont les économies ont été très frappées par une série de licenciements dans les usines locales.

Les travailleurs de deux filiales de Produits Chimiques Israël, les Travaux de la mer Morte à Sodome et les Composés de Bromine à Néot Horav, risquent des licenciements, selon certaines informations.

Les présidents des syndicats des deux filiales font pression en faveur d’un accord pour une mise à la retraite volontaire et une retraite anticipée pour les travailleurs les plus âgés au lieu de licenciements.

Nissenkorn a rencontré samedi soir Nir Gilad, le président de Produits Chimiques Israël, pour résoudre le désaccord sur le droit ou non de l’entreprise à licencier des travailleurs dans le cadre d’un plan d’efficacité.

Les maires de villes du sud d’Israël avertissent que le plan pour licencier des travailleurs chez Produits Chimiques Israël pourrait avoir des conséquences à long terme sur l’emploi dans le sud, puisque Produits Chimiques Israël est considéré tel un employeur majeur dans le Neguev, a annoncé Ynet.

Pendant des années, les politiciens dans le sud ont appelé le gouvernement à investir plus d’argent dans le développement de la région et pour créer plus d’emplois dans la région.

Avec autant de fermetures d’usines pendant la décennie passée et le manque d’emplois pour des travailleurs non-qualifiés, ceux qui perdent leur emploi n’ont nulle part où aller, expliquent-ils.

Dimona a un taux de chômage de 15 %, selon le quotidien Yedioth Ahronoth, dont 95 % n’ont pas de diplôme universitaire.

Malgré les promesses répétées du gouvernement d’investir dans le Néguev et en Galilée, aucun ministère du gouvernement, y compris le ministère pour le Développement du Néguev et la Galilée, ne garde de chiffres sur le nombre d’usines qui ont été fermées et de la perte d’emploi en résultat, a annoncé Ynet.

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