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Le Premier ministre répond aux propos du chef du Hamas, égratignant Netanyahu

Le Premier ministre a réagi après que le chef du Hamas a exhorté le parti islamiste Raam à se retirer de la coalition et qualifié son leader Mansour Abbas de "traître"

Le Premier ministre Naftali Bennett arrive pour une réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 1er mai 2022. (Crédit: Menahem KAHANA / POOL / AFP)
Le Premier ministre Naftali Bennett arrive pour une réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 1er mai 2022. (Crédit: Menahem KAHANA / POOL / AFP)

Le Premier ministre Naftali Bennett a riposté dimanche au chef du Hamas Yahya Sinwar suite à son allocution menaçante prononcée samedi. Il a aussi égratigné son prédécesseur, Benjamin Netanyahu, pour avoir laissé des millions de dollars d’argent qatari entrer dans la bande de Gaza, placée sous le contrôle du groupe terroriste.

« Il me semble qu’il est clair à ce stade que le Hamas n’aime pas ce gouvernement. Peut-être que les valises remplies de dollars lui manquent, et que ses dirigeants n’apprécient tout simplement pas le fait que nous puissions travailler tous ensemble pour améliorer les conditions de vie des citoyens arabes israéliens », a déclaré Bennett au début de la réunion hebdomadaire du cabinet.

« Les masques tombent et les désidératas de tout un chacun apparaissent dorénavant clairement. Que le Hamas veuille renverser notre gouvernement n’est plus à démontrer. Il est impératif de ne pas laisser Sinwar gagner », a déclaré Bennett.

Sous le gouvernement de Netanyahu, Israël a permis que des millions de dollars d’argent qatari entrent chaque mois à Gaza afin de maintenir un fragile cessez-le-feu avec le Hamas.

La politique des « valises pleines d’argent » a été dénoncée par Bennett et son gouvernement comme un système de financement du terrorisme, et elle a été remplacée par un nouveau mécanisme de distribution de l’aide impliquant les Nations unies.

Dans un discours prononcé samedi, rempli de menaces meurtrières et de dénonciations d’Israël, le chef du Hamas à Gaza, Sinwar, a critiqué Raam et le chef de son parti, Mansour Abbas, qu’il a appelé « Abu Righal » – un traître légendaire dans la légende pré-islamique.

Un Palestinien montre son argent après avoir reçu son salaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 novembre 2018. (Crédit : Said Khatib/AFP)

« Que vous serviez de soutien à ce gouvernement qui viole Al-Aqsa est un crime impardonnable », a déclaré Sinwar.

Raam a suspendu son adhésion à la coalition après les récents affrontements entre Palestiniens et policiers à Al-Aqsa. Bien que les tensions ne se soient pas aggravées, Raam n’a pas encore réintégré officiellement le gouvernement.

Abbas a publiquement adopté un programme politique qui cherche à obtenir des résultats tangibles pour les Arabes israéliens.

Le chef du parti Raam, le député Mansour Abbas à gauche, assiste à une conférence à Tel Aviv, le 11 avril 2022 ; Yahya Sinwar, gouverneur du Hamas à Gaza à droite, prend la parole lors d’une réunion dans la ville de Gaza, le 30 avril 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90 ; Mahmud Hamas/AFP)

Dans des entretiens en arabe et en hébreu, l’islamiste a déclaré qu’Israël « était un État juif et le restera ».

« Pour un Arabe, dire qu’il s’agit d’un État juif est le comble de la dégénérescence », a déclaré Sinwar. « Vous obtenez quelques réalisations pour la société arabe, en échange de la violation d’Al-Aqsa ? »

Sinwar a déclaré que le groupe terroriste « n’hésitera pas à prendre des mesures » si Israël « viole » la mosquée Al-Aqsa.

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