Le président annonce un nouveau prix de cinéma en mémoire de son épouse Nechama
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Le président annonce un nouveau prix de cinéma en mémoire de son épouse Nechama

Ce nouveau prix sera décerné aux réalisateurs israéliens débutant leur carrière, a expliqué Rivlin lors de l'ouverture du festival du film de Jérusalem

Le président Reuven Rivlin lors de l'ouverture du festival du film de Jérusalem, le 25 juillet 2019 (Crédit :  Amos Ben Gershom/GPO)
Le président Reuven Rivlin lors de l'ouverture du festival du film de Jérusalem, le 25 juillet 2019 (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le président Reuven Rivlin a annoncé qu’un nouveau prix de cinéma porterait le nom de feu son épouse, Nechama, décédée au début de l’année à la veille de son 74e anniversaire.

Rivlin a fait cette annonce lors de l’ouverture du festival du film de Jérusalem, qui aura lieu jusqu’au 4 août et qui permettra de découvrir près de 200 films dans des lieux variés de la capitale.

Le prix sera remis par la Fondation de Jérusalem aux réalisateurs israéliens en début de carrière.

Au cours de son discours prononcé pendant l’événement, le président a décrit l’amour du cinéma de Nechama et les différences de leurs expériences du septième art au moment de leur rencontre.

« Pour moi, le cinéma a toujours été une expérience urbaine », a-t-il dit. « Enfant, je m’introduisais en douce au cinéma pour échapper à mes cours de violon et, quand j’ai arrêté le violon, je n’ai pas pour autant arrêté le cinéma. Ce n’est que lorsque j’ai rencontré mon épouse Nechama que j’ai réalisé qu’il pouvait y avoir des expériences cinématographiques très différentes, où la magie va bien au-delà d’une salle fermée, de sièges en velours, d’un bâtiment lourd. »

Le président Reuven Rivlin et sa femme Nechama Rivlin, durant une cérémonie de l’ambassade de Françe, à Jaffa, le 18 juin 2014. (Crédit : Gideon Markowicz/Flash90)

« Là où Nechama vivait, au Moshav Herut, chaque samedi soir, les habitants amenaient des chaises dans une zone pentue du moshav, un grand écran était installé – il s’agissait parfois de deux draps – et les gens s’installaient. Il y avait deux projecteurs côte à côte. Un projectionniste avait la charge du film, un autre était responsable de la traduction : les deux étaient projetés séparément avec une traduction écrite à la main, à la droite du film. »

« Quand les bobines arrivaient dans les moshavim et les kibbutzim, elles étaient dans un très mauvais état et la traduction n’était jamais synchronisée avec les images », a ajouté Rivlin. « Mais personne ne s’en préoccupait. Sous les étoiles, les enfants ne dormaient pas et les adultes discutaient longuement du film et, bien sûr, des acteurs et des actrices. »

« Nous avions, Nechama et moi, le jeune homme de la ville et la jeune fille du village, des expériences de cinéma très différentes. Mais nous partagions le même amour du septième art », a-t-il confié à l’assistance.

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