Le prix de l’essence chute de 17,4 %, mais les Israéliens ne peuvent en profiter
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Le prix de l’essence chute de 17,4 %, mais les Israéliens ne peuvent en profiter

Le litre de carburant est à 4,89 shekels, le prix le plus bas depuis 2005, mais les Israéliens, confinés et touchés par le chômage, n'en profiteront pas

La Route 1, près de Mevasseret Tzion, le 28 mars 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
La Route 1, près de Mevasseret Tzion, le 28 mars 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le prix du carburant en Israël a chuté mercredi matin à son plus bas niveau depuis 15 ans, en pleine pandémie qui a touché de nombreuses personnes sur le plan financier et qui a entraîné un confinement ayant sévèrement limité le transport automobile.

Le prix du sans plomb 95 à la pompe a chuté de 1,03 shekel – soit 17,4 % – pour atteindre 4,89 shekels par litre, le prix plus bas depuis janvier 2005.

Le ministère de l’Énergie a expliqué la chute drastique des prix par la baisse de celui du pétrole dans le monde entier, en raison de la pandémie de coronavirus, qui a entraîné l’arrêt presque total des vols internationaux et une utilisation limitée des voitures.

Le prix aurait encore plus baissé si le dollar américain n’avait pas récemment gagné quelque 4,5 % sur le shekel.

Le prix de l’essence en Israël a baissé de façon constante depuis le début de l’année 2020, lorsque le prix était de 6,14 shekels par litre.

Illustration d’une personne en train de mettre de l’essence (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Si ces nouvelles auraient été sensationnelles en d’autres temps, la plupart des propriétaires de voitures n’ont actuellement que peu d’occasions de profiter de ce faible prix puisque les autorités israéliennes ont interdit aux citoyens de s’éloigner de plus de 100 mètres de leur domicile autrement que pour des raisons spécifiques.

En outre, le taux de chômage a grimpé à 23,4 %, dont plus de 800 000 Israéliens licenciés en mars à cause de la pandémie, ce qui a porté un coup à leurs revenus.

Aujourd’hui, 969 693 Israéliens sollicitent des allocations chômage, en comptant les 160 000 qui étaient déjà au chômage avant la crise. Ce chiffre stupéfiant représente près d’un quart de la population active israélienne.

Le prix de l’essence devrait augmenter à nouveau une fois la crise terminée.

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