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Le projet abandonné de construction de six nouvelles marinas à nouveau d’actualité

La responsable du Conseil de la planification nationale a déclaré qu'il fallait "s'organiser" après la décision récente de ne recommander qu'une seule marina

Des bateaux amarrés à la marina d'Ashkelon, sur la côte sud de la Méditerranée, le 18 août 2019. (Crédit 
: Gershon Elinson/Flash90)
Des bateaux amarrés à la marina d'Ashkelon, sur la côte sud de la Méditerranée, le 18 août 2019. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

La responsable du Conseil national de la planification et de la construction a indiqué qu’une proposition qui avait été écartée dans un premier temps et qui porte sur la construction de six nouvelles marinas sur la côte méditerranéenne ferait à nouveau l’objet d’une délibération, appelant le public à s’y préparer.

S’exprimant mercredi à l’Aquarium d’Israël de Jérusalem lors d’un événement organisé pour la Journée des océans de l’ONU, Dalit Zilber a indiqué que si le projet n’était pas actuellement à l’ordre du jour, « il va revenir une nouvelle fois sur la table et les Israéliens doivent s’organiser, ils ne doivent pas rester assis sur leurs lauriers ».

Elle a aussi appelé à une meilleure gestion de la mer, disant que si les instances concernées font « un très bon travail », les défis qui se présentent à l’horizon nécessitent que plus d’actions soient entreprises.

Au mois de novembre, une sous-commission du conseil de planification avait rejeté cette proposition de construire six nouvelles marinas, recommandant la création d’une seule à Nahariya, dans le nord du pays.

Elle avait également recommandé l’élargissement et la réalisation de travaux d’amélioration sur huit sites où les navires peuvent actuellement jeter l’ancre depuis Akko, dans le nord, jusqu’à Ashkelon, dans le sud, à des fins d’efficacité.

Deux membres de la commission, qui représentaient le ministère des Transports et la municipalité de Tel Aviv-Jaffa, s’étaient opposés au plan. Ils avaient réclamé au moins quatre marinas.

Dalit Zilber, cheffe du conseil national de planification et de construction. (Capture d’écran)

Cette décision prise au mois de novembre avait suivi la très large opposition au projet initial du ministère de la Protection environnementale et de groupes écologistes.

« L’espace maritime et les plages d’Israël sont une ressource limitée qui est utilisée par les Israéliens », avait fait savoir le ministère dans un communiqué, à ce moment-là.

« Nous ne devons pas les exproprier pour répondre aux besoins d’une minorité de propriétaires de yacht, et promouvoir des programmes qui rongent des périmètres côtiers précieux au profit de la construction de marinas. Le coût environnemental, social et économique est trop élevé », avait-il ajouté.

Le ministère de la Protection environnementale avait calculé que 1 800 places supplémentaires de mouillage pouvaient être créées en modernisant, en rationnalisant et en élargissant les marinas qui existent déjà.

Une étude commanditée par le ministère avait établi que les marinas perturbent la circulation naturelle du sable, avec des plages qui se diluent et des corniches qui deviennent plus fragiles dans la mesure où le sable qui les maintient disparaît – ce qui oblige à en amener artificiellement.

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