Le Shin Bet déjoue une autre tentative d’assassinat contre Liberman
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Le Shin Bet déjoue une autre tentative d’assassinat contre Liberman

Des membres d'une cellule palestinienne liée au Jihad islamique ont tenté d'assassiner le ministre de la Défense, motivés par les avantages accordés aux terroristes par l'AP

Muhammad Ali Ibrahim al-Askara (R) et Awad Mahmoud al-Asakra (R), deux suspects d'une cellule terroriste palestinienne liée au Jihad islamique qui complotait l'assassinat du ministre de la Défense Avigdor Liberman. (Courtesy Shin Bet)
Muhammad Ali Ibrahim al-Askara (R) et Awad Mahmoud al-Asakra (R), deux suspects d'une cellule terroriste palestinienne liée au Jihad islamique qui complotait l'assassinat du ministre de la Défense Avigdor Liberman. (Courtesy Shin Bet)

Le service de sécurité du Shin Bet a déclaré dimanche qu’il avait arrêté des membres d’une cellule terroriste palestinienne qui projetaient d’assassiner le ministre de la Défense Avigdor Liberman à l’aide d’une bombe en bordure de route.

Le Shin Bet a également annoncé l’arrestation d’une deuxième cellule terroriste palestinienne du Jihad islamique planifiant des attaques par balles contre des soldats de Tsahal et des civils israéliens dans le Gush Etzion en Cisjordanie.

Selon une déclaration des services de sécurité intérieure, six suspects liés au groupe terroriste palestinien du Jihad islamique ont été impliqués dans le complot visant à déclencher un engin explosif sous la voiture de Liberman alors qu’il se déplaçait en Cisjordanie.

Les six personnes arrêtées font partie du Jihad islamique et étaient actives dans la région de Bethléem, au sud de Jérusalem, où elles avaient notamment prévu d’ouvrir le feu sur des civils israéliens et des forces de sécurité, selon le Shin Bet.

Les suspects « tentaient d’obtenir des explosifs pour fabriquer une bombe, et ont même eu recours à des terroristes (à Gaza) pour obtenir des financements », selon le communiqué du Shin Bet.

Mais l’agence a déclaré que les terroristes palestiniens ont été « dissuadés » par les vastes services de sécurité de Liberman et que le projet a été déjoué « au tout début » de sa planification.

Les dirigeants de la cellule ont été identifiés comme étant des autochtones de la région de Bethléem, au sud de Jérusalem, Awad Mahmoud al-Asakra, 25 ans, et Muhammad Ali Ibrahim al-Askara, 32 ans.

En 2015, Awad Asakra a été incarcéré pendant deux ans dans une prison israélienne pour avoir préparé un attentat terroriste.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman arrive à la réunion hebdomadaire de cabinet au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 31 décembre 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Ali Ibrahim Askara, un militant connu du Jihad islamique, a également été emprisonné pour des activités liées au terrorisme, purgeant deux peines distinctes en Israël pour avoir planifié des attaques contre des soldats de l’armée israélienne.

La bande de Gaza est contrôlée par le mouvement terroriste palestinien du Hamas.

Les suspects ont dit aux enquêteurs du Shin Bet qu’ils avaient demandé l’aide de groupes terroristes dans la bande de Gaza pour acheter le matériel nécessaire à la bombe. Lorsqu’ils n’ont pas été en mesure d’acheter les matériaux ou d’obtenir de l’aide de Gaza, le groupe a confectionné une fausse bombe pour tenter de prouver leur intention à leurs pairs dans la bande de Gaza.

La fausse bombe a été saisie lors de leur arrestation.

L’agence n’a fait que brièvement référence à la deuxième cellule du Jihad islamique palestinien qui, semble-t-il, avait prévu des attaques par fusillade, mais n’avaient pas été développé.

L’enquête sur l’affaire par le Shin Bet a également révélé que les membres des deux cellules étaient motivés par les avantages financiers accordés par l’Autorité palestinienne aux familles des terroristes tués ou emprisonnés pour avoir mené des attaques contre des cibles israéliennes.

Le communiqué ne précisait pas quand les arrestations avaient eu lieu, mais indiquait que c’était au cours des derniers mois.

Les six Palestiniens arrêtés doivent être inculpés par une cour militaire israélienne dans la journée de dimanche.

L’annonce fait suite à une flambée de violence le long de la frontière de Gaza. Tôt dimanche matin, deux Palestiniens ont été tués par les tirs de chars de Tsahal à Gaza, selon des sources médicales palestiniennes, après que quatre soldats israéliens ont été blessés par un engin explosif le long de la frontière de la bande de Gaza et qu’une roquette a touché une ville frontalière israélienne.

Au cours du week-end, des avions de chasse israéliens ont également lancé une série d’attaques aériennes contre 18 « cibles du Hamas » dans la bande de Gaza, après que quatre soldats israéliens ont été blessés, dont deux grièvement, par des explosifs placés à la frontière.

Plus tard dans la journée de dimanche, M. Liberman a déclaré au site d’information Ynet qu’un groupe de terroristes palestiniens, le Comité de la résistance populaire, était responsable de la pose du dispositif le long de la frontière.

En 2014, le Shin Bet avait indiqué avoir appréhendé un groupe appartenant au Hamas qui planifiait d’assassiner M. Liberman, alors ministre des Affaires étrangères, en lançant une grenade sur son convoi.

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