Rechercher

Le Shin Bet ne traquera que les porteurs d’Omicron, selon le gouvernement

Le programme de suivi des téléphones portables expirera le 2 décembre à minuit

Illustration : Une femme parle sur son téléphone portable à un arrêt de bus, à Tel Aviv, le 24 août 2012. (Yaakov Naumi/Flash90/Fichier)
Illustration : Une femme parle sur son téléphone portable à un arrêt de bus, à Tel Aviv, le 24 août 2012. (Yaakov Naumi/Flash90/Fichier)

La réintroduction d’un programme de suivi des téléphones portables de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet sera limitée aux personnes reconnues porteuses du variant Omicron du coronavirus, a indiqué dimanche le bureau du Premier ministre dans un communiqué après que le cabinet a approuvé le programme.

Les porteurs confirmés d’autres souches ne seront pas suivis, ni ceux qui ont été exposés à des porteurs d’Omicron ou de tout autre variant du coronavirus.

Le programme expirera le 2 décembre à minuit, mais sera également soumis à un réexamen quotidien.

« Il ne s’agit pas d’une utilisation généralisée pour tous les porteurs confirmés, comme ce fut le cas lors des précédentes vagues de la pandémie », indique un communiqué du bureau du Premier ministre.

S’il y a une « épidémie généralisée », le programme sera interrompu, lit-on dans le communiqué, sans préciser ce que sous-entend ce terme.

Les ministres ont voté samedi soir l’interdiction d’entrée sur le territoire des non-Israéliens pendant deux semaines, la prolongation de la période de quarantaine obligatoire pour les Israéliens vaccinés de retour de l’étranger – elle passe de 24 heures à 72 heures – et ils ont autorisé les services de sécurité du Shin Bet à utiliser un service de suivi pour déterminer quelles ont été les personnes en contact avec un porteur confirmé de la maladie.

Eli Avidar, ministre au bureau du Premier ministre appartenant à la formation Yisrael Beytenu, avait indiqué avant le vote du cabinet qu’il s’opposerait à la reprise du programme de suivi du Sin Bet.

« C’est une ligne rouge démente », avait-il estimé. « Ce gouvernement ne peut pas normaliser les mauvaises politiques qui ont été mises en œuvre par le précédent gouvernement. Et j’attends de tous ceux qui s’y étaient opposés hier qu’ils votent contre aujourd’hui. Le programme de suivi du Shin Bet est une mauvaise chose pour la démocratie ».

Eli Avidar, député de Yisrael Beytenu, à la Knesset, le 29 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...