Le soldat israélo-américain blessé dans l’attentat à Jérusalem quitte l’hôpital
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Le soldat israélo-américain blessé dans l’attentat à Jérusalem quitte l’hôpital

Uri Hemo, olim de San Diego, a été victime de l'attaque à la voiture-bélier de la semaine dernière, au cours de laquelle 11 autres soldats ont été blessés, dont un grièvement

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des secouristes sur la scène de l'attaque à la voiture bélier à Jérusalem le 6 février 2020. (Crédit : MDA)
Des secouristes sur la scène de l'attaque à la voiture bélier à Jérusalem le 6 février 2020. (Crédit : MDA)

Un soldat d’origine américaine qui a été modérément blessé lors de l’attaque de la semaine dernière à Jérusalem a quitté l’hôpital Hadassah Ein Kerem de la capitale mercredi, ont indiqué les responsables de l’hôpital.

Uri Hemo, qui a quitté San Diego, en Californie, pour s’installer en Israël, était l’un des 12 soldats de la brigade Golani qui ont été blessés lors de l’attaque devant l’Ancienne gare de Jérusalem, un haut lieu de distraction populaire, alors qu’ils se dirigeaient vers le mur Occidental pour une cérémonie de prestation de serment.

Un des militaires a été grièvement blessé sur tout le corps. Depuis mercredi, il est pris en charge à l’unité de soins intensifs de l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, dans un état stable mais grave, et respire sans assistance, selon un porte-parole de l’hôpital.

Uri Hemo a subi des blessures au visage, à la poitrine et au bassin, nécessitant de multiples interventions chirurgicales, a indiqué l’hôpital. Il poursuivra sa convalescence à la maison.

La chambre d’hôpital du soldat de Tsahal, blessé dans une attaque à la voiture-bélier à Jérusalem, qui a quitté l’hôpital Hadassah d’Ein Kerem, le 12 février 2020. (Hadassah)

L’attaque à la voiture-bélier s’est produite à l’aube jeudi matin. Dans la soirée, les forces de sécurité israéliennes ont arrêté le suspect présumé, l’interpellant au carrefour de Gush Etzion, dans le centre de la Cisjordanie.

Le Shin Bet a indiqué que le suspect était un résident de 25 ans du quartier d’Abu Tor à Jérusalem-Est qui n’avait pas d’antécédents d’activité terroriste. Il a ensuite été identifié comme étant Sanad al-Turman.

Dans les jours précédant l’attaque, Turman avait publié plusieurs messages sur Facebook pour signaler ses intentions, en écrivant dans une mise à
jour : « J’ai trouvé mes réponses », et dans une autre : « Celui qui cherche la paix avec l’ennemi vit dans l’illusion. Ne jamais capituler ».

Sanad Al-Turman, suspect de l’attaque à la voiture-bélier commise à Jérusalem le 6 février 2020, est transféré de la prison au tribunal de Jérusalem, le 7 février 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Après l’attaque, il a fui les lieux, abandonnant sa voiture dans la ville de Beit Jala, en Cisjordanie, au sud de Jérusalem.

Selon le porte-parole de l’armée israélienne, Hidai Zilberman, une première enquête sur l’attaque a révélé que les soldats se tenaient sur le trottoir à côté de la gare lorsque la voiture les a soudainement percutés à grande vitesse.

Le véhicule a ensuite fait demi-tour et pris la fuite. Il ne semble pas que les soldats aient pu tirer sur le conducteur pendant ou après l’attaque, a indiqué Hidai Zilberman.

Le frère de Turman a déclaré vendredi au tribunal de première instance de Jérusalem que l’incident n’était pas une attaque terroriste mais plutôt un incident de la circulation survenu après que le conducteur est monté accidentellement sur le trottoir avec son véhicule.

La voiture, qui portait une plaque d’immatriculation israélienne, a été retrouvée à Beit Jala, près de Bethléem, quelques heures après le carambolage. Des affrontements à petite échelle ont éclaté dans le village et les environs tout au long de la journée, alors que les soldats israéliens recherchaient le conducteur.

Cette attaque a eu lieu dans un contexte de montée des tensions suite à la publication du plan du président américain Donald Trump pour résoudre le conflit israélo-palestinien. L’armée israélienne est en état d’alerte renforcée et a envoyé trois vagues de renforts en Cisjordanie, dont un bataillon supplémentaire de forces de combat jeudi.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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