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Le soldat tué jeudi dans un attentat au camion-bélier sera inhumé mardi

Le ministère des Affaires étrangères a dit œuvrer à faire venir d'Ukraine le père de Maksym Molchanov, un "soldat seul", retenu dans le pays suite à l'invasion russe

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le caporal Maksym Molchanov, tué dans une attaque au camion-bélier près de Modiin, le 31 août 2023. (Autorisation)
Le caporal Maksym Molchanov, tué dans une attaque au camion-bélier près de Modiin, le 31 août 2023. (Autorisation)

Le sergent Maksym Molchanov, un soldat israélien en permission qui a été tué dans une attaque au camion-bélier à Modiin, une ville du centre du pays, la semaine dernière, sera inhumé mardi après l’arrivée de sa famille, venue d’Ukraine.

Dans une déclaration faite dimanche, l’armée israélienne a indiqué que les funérailles auraient lieu au cimetière militaire Kiryat Shal de Tel Aviv, mardi à 17 heures.

Molchanov, 20 ans, s’était installé en Israël après avoir quitté Kharkiv, dans l’Est de l’Ukraine, en 2017, laissant sa famille derrière lui.

Molchanov servait dans le 411e bataillon du 282e régiment des corps d’artillerie, et il a été promu à titre posthume au rang de sergent.

Dans l’attaque perpétrée du côté israélien du checkpoint de Maccabim, jeudi, six autres personnes – notamment trois camarades de Molchanov – avaient été blessés.

L’attaquant palestinien a été abattu à un checkpoint voisin après avoir apparemment tenté de commettre un nouvel attentat.

La famille de Molchanov a décidé qu’il serait enterré en Israël.

La scène d’un attentat au camion bélier au poste de contrôle de Maccabim près de Modiin, le 31 août 2023. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

Selon des informations qui ont été transmises vendredi par la Douzième chaîne, le ministère des Affaires étrangères à œuvré à faire venir dans le pays le père du soldat pour qu’il puisse assister aux funérailles de son fils.

Certains de ses proches étaient déjà en route pour l’État juif lorsque son père a été bloqué à la sortie du pays en raison des restrictions appliquées aux hommes de moins de 60 ans, qui ne sont pas autorisés à partir de l’Ukraine dans le contexte de la guerre avec la Russie, a fait savoir le reportage.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères a précisé qu’il exerçait des pressions de manière à ce que le père du défunt puisse faire le voyage au sein de l’État juif pour l’inhumation et ce, malgré cette interdiction.

C’est une émissaire du mouvement hassidique Habad qui, à Kharkiv, a informé la famille de Molchanov de sa mort.

Cette émissaire, Marim Moskovitch, a dit à la Douzième chaîne que l’armée était entrée en contact avec elle, lui expliquant comment annoncer le décès du soldat à ses proches.

« Je suis arrivée et sa mère, Larissa, a ouvert la porte, ce n’était pas facile », a-t-elle dit. « Dire à une mère que son enfant a été tué, c’est vraiment très, très dur ».

« Ils étaient en état de choc, ils pleuraient, ils sanglotaient. Ils espéraient véritablement qu’il y avait peut-être une erreur et que peut-être, ce n’était pas lui », a-t-elle ajouté.

A l’issue de discussions entre la famille et l’armée israélienne, les deux parties ont décidé que Molchanov serait enterré en Israël.

« Cela n’a pas été facile mais ils ont décidé qu’il aurait voulu être inhumé en Israël en tant que militaire », a-t-elle poursuivi. « Il avait réellement une personnalité particulière ».

Le théâtre d’une attaque au camion-bélier au poste de contrôle de Hashmonaim près de Modiin, le 31 août 2023. (Crédit : AP/Ohad Zwigenberg)

Molchanov s’était installé en Israël à l’âge de 15 ans par le biais de la Naale Elite Academy, un programme qui permet aux adolescents juifs qui vivent à l’étranger de terminer leurs années de lycée en Israël et qui est proposé par l’Agence juive.

Molchanov avait obtenu la citoyenneté israélienne en 2021 et il avait été recruté dans le corps d’artillerie de Tsahal en 2022. Il vivait dans la ville côtière de Herzliya.

Il était un « soldat seul » – ces militaires dont les parents ne vivent pas au sein de l’État juif ou qui ne bénéficient d’aucun soutien financier de la part de leurs parents.

L’année dernière, alors qu’il était au sein de l’armée, Molchanov avait donné de la moelle épinière à un jeune garçon de douze ans dont la vie avait été ainsi sauvée.

Molchanov s’était souvenu de ce don au micro de la radio militaire dans un entretien qui avait été rediffusé vendredi.

« Un infirmier m’a appelé au téléphone et il m’a expliqué ce qu’était un don de moelle épinière. J’ai répondu : ‘Désolé, j’ai des commandants, je suis soldat et je ne peux pas le faire », avait-il confié à la station de radio, au mois de décembre dernier. « Quand je suis retourné à la base, alors que nous étions sur le terrain d’entraînement, mon officier est venu me voir et il m’a demandé si je voulais vraiment le faire, et j’ai répondu oui ».

Maksym Molchanov, donne sa moelle épinière à un enfant de douze ans, en décembre 2022. (Autorisation)

Le terroriste à l’origine de l’attentat qui a été commis jeudi dans la matinée, qui a depuis été identifié sous le nom de Daoud Abdel Razak Faiz, s’était présenté à hauteur du checkpoint Maccabim, côté israélien. Il avait fait demi-tour sans entrer en Cisjordanie et il avait renversé des soldats qui n’étaient pas en service et qui marchaient sur le bord de la route. Les soldats se rendaient d’un poste militaire voisin à la gare routière afin de prendre part à une activité de coaching d’équipe à Modiin.

Faiz avait ensuite pris la fuite en direction du poste de contrôle de Hashmonaim, à sept kilomètres environ, où il avait été abattu par les soldats avant de pouvoir entrer en Cisjordanie.

L’attaque avait fait un mort, un blessé dans un état grave et deux autres dans un état modéré.

Un adolescent palestinien travaillant sur un stand au bord de la route et un couple d’Israéliens de 25 ans, dont le véhicule avait été heurté par le terroriste, avaient également été blessés.

Faiz, père de cinq enfants et originaire de la ville voisine de Deir Ammar, avait un permis de travail en Israël. Il n’avait aucun antécédent sécuritaire, a noté l’agence de sécurité du Shin Bet.

Toutefois, le ministère de la Défense a indiqué qu’il avait été appréhendé par les gardiens de sécurité au checkpoint Hashmonaim, deux semaines plus tôt, alors qu’il était ivre. Il avait alors refusé de faire part de son identité et le ministère avait déclaré que les gardes avaient dû recourir à « un usage raisonnable de la force » pour l’arrêter.

L’armée a depuis cartographié l’habitation de Faiz, la préparant à une potentielle démolition.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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