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Le Syndicat des enseignants et le Trésor signent l’accord salarial tant attendu

Les nouveaux enseignants recevront 9 000 shekels par mois, les salaires des directeurs d'école commenceront à 19 000 shekels et le calendrier des vacances sera modifié

De gauche à droite : La secrétaire générale du Syndicat des enseignants Yaffa Ben David, la ministre de l'Éducation Yifat Shasha-Biton et le ministre des Finances Avigador Liberman tenant une conférence de presse suite au nouvel accord salarial avec les enseignants, le 31 août 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
De gauche à droite : La secrétaire générale du Syndicat des enseignants Yaffa Ben David, la ministre de l'Éducation Yifat Shasha-Biton et le ministre des Finances Avigador Liberman tenant une conférence de presse suite au nouvel accord salarial avec les enseignants, le 31 août 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le ministère des Finances, le ministère de l’Éducation et le Syndicat des enseignants israéliens ont signé tôt jeudi un nouvel accord longtemps discuté. L’accord a été annoncé pour la première fois fin août, évitant ainsi une grève au début de l’année scolaire le 1er septembre.

Les pourparlers visant à résoudre le conflit salarial ont traîné pendant plusieurs mois, la cheffe du syndicat, Yaffa Ben David, ayant menacé à plusieurs reprises d’une grève qui empêcherait l’ouverture des écoles et des jardins d’enfants si un accord n’était pas conclu.

Selon l’accord, les nouveaux enseignants recevront un salaire de 9 000 shekels par mois à partir de septembre 2023, avec des primes pouvant atteindre 1 100 shekels. Les salaires passeront d’abord à 8 207 shekels en janvier.

Après trois ans dans la professions, les enseignants recevront une subvention de 10 000 shekels pour les encourager à rester dans le secteur de l’éducation.

Les nouveaux directeurs d’école recevront un salaire de départ de 19 000 shekels.

Les directeurs d’école pourront offrir aux enseignants des primes de 400 à 1 000 shekels pour récompenser l’excellence et l’initiative. En outre, les directeurs d’école pourront embaucher des enseignants spécialisés qui travaillent en dehors du système éducatif, tels que des experts en éducation spécialisée, par exemple.

L’un des principaux points de désaccord entre les parties était la question des jours de vacances, que le ministère des Finances souhaitait faire correspondre à ceux des parents qui travaillent et qui ont souvent du mal à trouver une solution pour faire garder leurs enfants pendant les vacances scolaires.

Des élèves arrivant en classe avant l’ouverture de l’école, à l’école Orot Etzion, à Efrat, le 30 août 2021. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Les parties ont convenu que les jours qui suivront les fêtes de Pessah, Shavouot et Souccot – appelés Isrou Hag – ne seront plus des jours chômés, tout comme Lag BaOmer et le jeûne d’Esther.

En échange, les enseignants auront du temps libre entre Yom Kippour et Souccot, en plus deux autres jours de congé à utiliser à leur guise.

Les parties ont également convenu d’une procédure plus simple pour le licenciement des enseignants et d’une période d’attente de trois ans avant de pouvoir être titularisé.

L’accord sera valide jusqu’en 2026.

Ben David a salué l’accord comme une « grande réussite » pour le personnel enseignant, « qui reçoit enfin la reconnaissance de l’État et l’appréciation de son travail important et de sa contribution à la société israélienne ».

Mais elle a ajouté qu’il ne s’agissait que d’une « première étape » et qu’elle prévoyait de mener d’autres actions pour « faire progresser le système éducatif et le statut du personnel enseignant au sommet de la liste des priorités en Israël ».

Le ministre des Finances Avigdor Liberman et la ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton ont également salué l’accord.

Michael Horovitz a contribué à cet article.

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