Le Tamkeen assure que le système de l’AP « Payer pour tuer » n’est plus en vigueur
L'organisme lié à l'Autorité palestinienne, qui administre les aides sociales, qualifie l'affirmation d'Israël selon laquelle le "pay-to-slay" serait toujours en vigueur "d'infondée"
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

L’organisme lié à l’Autorité palestinienne (AP) qui administre les nouvelles aides sociales de cette dernière, a réagi vendredi aux affirmations israéliennes selon lesquelles Ramallah poursuit secrètement son système de paiements aux terroristes emprisonnés, le « Pay-to-Slay » (payer pour tuer).
Dans un communiqué rare publié vendredi, Tamkeen (Institution palestinienne pour l’autonomisation économique nationale) a insisté sur le fait qu’il se conforme pleinement au décret signé en février par le dirigeant de l’AP, Mahmoud Abbas.
Ce décret stipule que les futures allocations seront accordées en fonction des besoins financiers et non plus en fonction de la durée de la peine purgée par le prisonnier.
Israël a fait valoir que cette politique encourageait les attaques terroristes contre les Israéliens.
Tamkeen insiste sur le fait que toutes les allocations sont conformes aux « normes internationales approuvées et sont uniquement basées sur les besoins sociaux, sans aucune considération du statut politique ou de sécurité d’un individu ».
L’organisme a déclaré qu’une enquête interne, obtenue en septembre par le Times of Israel, avait révélé qu’un « grand nombre de familles » bénéficiant de l’ancien programme ne répondaient plus aux critères de la nouvelle politique basée sur les besoins.
Tamkeen « confirme que le système de paiement lié au nombre d’années d’emprisonnement a été complètement et définitivement aboli et n’est plus en vigueur de quelque manière que ce soit ».
« Les allégations concernant son maintien relèvent de la désinformation délibérée et de la falsification des faits. »
Tamkeen se dit prêt à coopérer pleinement avec les audits internationaux visant à déterminer que l’ancien système n’est plus en place.
Il a indiqué avoir déjà conclu des contrats avec plusieurs cabinets d’audit internationaux chargés d’évaluer les progrès de cette réforme.
Tamkeen a déclaré que son travail s’inscrit dans le cadre d’une initiative de réforme plus large de l’AP visant à préparer la création d’un État.
« Ces réformes représentent un choix national souverain… et ne sont soumises à aucune pression ni tentative de chantage politique », a affirmé Tamkeen.
« Les tentatives du gouvernement israélien de tromper l’opinion publique internationale et de semer le doute sur les réformes palestiniennes en cours ne changeront rien au fait établi que l’État de Palestine poursuit la mise en œuvre d’un programme de réforme complet, transparent et conforme aux normes internationales, malgré l’occupation israélienne continue », ajoute le communiqué.







