Le tollé autour du rabbin séfarade britannique va-t-il plus loin que l’approbation tacite de l’homosexualité ?
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'Cela a de graves retombées dans le monde séfarade'

Le tollé autour du rabbin séfarade britannique va-t-il plus loin que l’approbation tacite de l’homosexualité ?

Après les déclarations controversées de Joseph Dweck, l'un des plus importants rabbins britanniques, certains ont appelé à son départ. Mais leurs revendications sont-elles vraiment pertinentes ?

De gauche à droite : Le rabbin  Joseph Dweck (Autorisation), le Grand rabbin britannique Ephraim Mirvis (Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth et le grand rabbin séfarade d'Israël  Yitzhak Yosef (Crédit : CC-SA-GFDL).
De gauche à droite : Le rabbin Joseph Dweck (Autorisation), le Grand rabbin britannique Ephraim Mirvis (Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth et le grand rabbin séfarade d'Israël Yitzhak Yosef (Crédit : CC-SA-GFDL).

LONDRES — Les proches de l’affaire du rabbin Joseph Dweck l’ont décrite comme étant “l’enjeu de Béhémoth ». Voici un terme biblique qui paraît adapté à ce qui paraît être, à première vue, une querelle obscure entre spécialistes religieux britanniques sur l’autorisation à donner – ou non – à l’homosexualité.

Mais en fait, les retombées d’une conférence qui – de toute évidence – approuvait tacitement les relations homosexuelles donnée par Dweck à Londres au mois de mai dernier vont bien au-delà. Le statut religieux juif de tous ceux qui ont eu recours aux services du rabbin – pour une circoncision, une conversion ou un mariage – pourrait dorénavant en dépendre.

L’indignation est survenue à l’issue d’une conférence de 97 minutes que le rabbin a donnée devant les membres de la Ner Yisrael de Hendon, dans le nord de Londres, qui était consacrée à l’homosexualité dans la loi juive.

« [Nous] devons finalement constater la manière dont [la loi juive] gère cette question en termes de société et dans la Torah », a expliqué Dweck dans cette allocution controversée. « Si nous ne laissons pas nos préjugés à la porte lorsque nous réfléchissons, et que nous ne regardons pas la Torah telle qu’elle est et ce qu’elle nous dit véritablement et si nous ne mettons pas un terme à ce fanatisme et à ces fous préjugés, nous resterons à l’écart alors que la société continue à avancer parce que {Dieu] n’attend personne. Il mène son monde dans l’amour. »

En tant que rabbin des congrégations espagnole et portugaise – et donc, de manière effective, en tant que leader spirituel en exercice de la petite et vibrante communauté juive séfarade au Royaume-Uni – ce rabbin, né à Los Angeles, a su attirer des fidèles dévoués depuis qu’il a pris ses fonctions il y a trois ans.

Shas spirtual leader Rabbi Ovadia Yosef and Chief Sephardi Rabbi Shlomo Amar during a Shas party Passover conference, April 2012 (photo credit: Uri Lenz/Flashh90)
Le chef spirituel de Shas, le rabbin Ovadia Yosef et le chef sépharade, le rabbin Shlomo Amar, au cours d’une conférence du parti Shas à Pessah, en avril 2012 (Crédit : Uri Lenz/Flashh90)

Dweck a fait ses études à Jérusalem sous la tutelle de feu le grand rabbin séfarade d’Israël, le rabbin Ovadia Yosef, dont il a épousé la petite-fille Margalit.

Avant de venir à Londres, Dweck a été rabbin de la congrégation Shaare Shalom, une synagogue séfarade syrienne de plus de 700 membres située à Brooklyn, à New York, de 1999 à 2014. Lors de ses cinq dernières années aux Etats-Unis, il a également été à la tête de la Yeshiva Barkai, un important externat juif du même quartier.

Candidat à un poste londonien, il s’était trouvé en concurrence avec le rabbin David Bassous, dont le frère, le rabbin Aharon Bassous, est à la tête d’une petite communauté séfarade de Londres. Dweck avait finalement été choisi. C’est Aharon Bassous qui aura été le fer de lance du courant d’indignation survenu dans le sillage de la conférence de Dweck.

L’un des plus récents tweet de Dweck reprenait l’axiome de Robert Frost, à savoir que « l’après-midi a pris connaissance de ce que le matin n’aurait jamais soupçonné ».

Le rabbin Joseph Dweck s'exprime lors d'une cérémonie de commémoration de la Seconde guerre mondiale à la synagogue Bevis Marks le 4 août 2014 à Londres, au Royaume-Uni (Crédit : Dan Dennison/Getty Images)
Le rabbin Joseph Dweck s’exprime lors d’une cérémonie de commémoration de la Seconde guerre mondiale à la synagogue Bevis Marks le 4 août 2014 à Londres, au Royaume-Uni (Crédit : Dan Dennison/Getty Images)

Dweck avait cependant commencé sa conférence conscient des avertissements lancés par ses détracteurs laissant entendre qu’il risquait de susciter la controverse. Il avait ressenti de l’anxiété en préparant son texte. Mais il n’avait pas anticipé l’ampleur des répercussions qui suivraient et s’étendraient sur trois continents.

Au cours de son discours, il avait expliqué que la Torah avait peu de choses à dire sur l’homosexualité et que, même si les relations sexuelles entre hommes sont interdites, les hommes pouvaient nourrir un amour réciproque de multiples natures.

Il avait également déclaré qu’il pensait « sincèrement que la révolution entière du féminisme et même de l’homosexualité dans notre société… est un développement fantastique pour l’humanité ».

En réponse, au cours d’un cours magistral de deux heures prononcé devant sa communauté séfarade de Golders Green, Aharon Bassous avait qualifié les propos de Dweck de « mensongers et égarés… Corrompus du premier mot jusqu’au dernier ».

« A travers toute l’histoire juive, il y a eu des gens qui ont dévié de la Torah… Les réformateurs, les conservateurs, les libéraux et leurs semblables », a estimé Bassous. « Mais ils ne sont pas dangereux parce que nous savons où nous nous tenons, et nous savons où ils se tiennent ».

‘De l’extérieur, c’est un orthodoxe, mais de sa bouche jaillit la réforme’

« Alors quand est-ce dangereux ? Quand vous avez quelqu’un qui arrive devant vous avec deux casquettes », avait-t-il continué. « Il a la casquette d’un orthodoxe et celle d’un réformé. De l’extérieur, c’est un orthodoxe, mais de sa bouche jaillit la réforme. »

« Quand avons-nous connu cela auparavant dans la communauté juive britannique ? Louis Jacobs. Le rabbin Dweck est un autre Louis Jacobs. Ce ne sont pas seulement ces propos. J’en ai entendu d’autres, conséquents, et il est même plus empoisonné que Louis Jacobs.”

Feu le rabbin Louis Jacobs avait été fondateur du mouvement masorti au Royaume-Uni, à l’origine d’un schisme avec la communauté juive orthodoxe majoritaire au début des années 1960. Après un conflit public avec le Grand rabbin de l’époque, Israël Brodie, Jacobs — accompagné par de nombreux membres de sa congrégation – avait établi la Synagogue New London.

Pour un grand nombre, l’affaire Jacobs, devenue une cause célèbre dans les médias britanniques en général, avait marqué un tournant dans la communauté juive britannique. Mais ses ramifications font encore écho dans le pays, les unions bénies par le rabbinat masorti n’étant pas reconnues sous les auspices du Grand rabbinat. Il y a ainsi eu de nombreux exemples de couples qui ont choisi de se marier à la fois dans une synagogue masorti et dans une synagogue orthodoxe pour obtenir un certificat de mariage – ketubah – valide.

En plus de s’opposer aux propos en faveur de l’homosexualité prononcés lors de la conférence de Dweck, Bassous avait clamé que le rabbin avait émis des jugements douteux à d’autres occasions, comme donner la permission de regarder la télévision ou de faire du vélo le jour du Shabbat. Et très rapidement, dans les cercles orthodoxes, des propos controversés extraits des allocutions de Dweck ont commencé à circuler.

Deux semaines après la conférence d’origine, le Grand rabbin Ephraim Mirvis et le Beth Din de Londres avaient pris leur distance face à la situation, affirmant que Dweck était un important rabbin séfarade et qu’il ne se trouvait pas sous le contrôle de Mirvis.

il y avait eu néanmoins des rencontres privées entre Dweck et Mirvis, qui avait également parlé aux communautés portugaise et espagnole.

Israël entre en lice

Mettant de l’huile sur le feu, le grand rabbin séfarade d’Israël Yitzhak Yosef, qui est aussi le Rishon l’Zion, avait adressé une lettre aux rabbins de la communauté syrienne de New York. Le courrier avait établi que Dweck n’était « pas qualifié » pour être rabbin, invitant ses anciens collègues à prendre leurs distances avec lui.

L'archevêque de Cantebury Justin Welby, à gauche, et le Grand rabbin Ephraim Mirvis, visite le mur Occidental, le site le plus saint du judaïsme, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 3 mai 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L’archevêque de Cantebury Justin Welby, à gauche, et le Grand rabbin Ephraim Mirvis, visite le mur Occidental, le site le plus saint du judaïsme, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 3 mai 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Yosef est le fils de l’ancien Grand rabbin Ovadiah Yosef et il est l’oncle de l’épouse de Dweck.

Aujourd’hui, cette affaire « a de graves répercussions dans le monde séfarade », a expliqué une source au Times of Israël. « Les communautés espagnole et portugaise de Londres ne peuvent continuer avec un rabbin qui n’a pas eu la bénédiction du Rishon l’Zion.”

‘Les communautés espagnole et portugaise de Londres ne peuvent continuer avec un rabbin qui n’a pas eu la bénédiction du Rishon l’Zion’

D’autres commentateurs ont indiqué que les déplacements effectués régulièrement par Dweck aux Etats-Unis pour y donner des cours magistraux, l’été, n’étaient pas une coïncidence.

Toutefois, le mois dernier, Dweck a annulé son travail annuel en résidence estivale dans un institut séfarade majeur du New Jersey pour gérer les retombées de ses propos. Il aurait perdu en popularité auprès de certains membres de la communauté syrienne – notamment ceux qui seraient des investisseurs réguliers du bureau de Yosef.

A la suite de la première lettre, Yosef a écrit une deuxième missive au Dayan (juge rabbinique), le rabbin Yaakov Yisroel, qui est à la tête de la Fédération des synagogues de Londres, dénomination orthodoxe ashkénaze qui ne reconnaît pas techniquement l’autorité de Mirvis.

Dans ce courrier, Yosef a demandé à Lichtenstein de convoquer un beit din (tribunal rabbinique) et d’organiser le procès de Dweck.

Lichtenstein a transmis cette demande aux dirigeants laïcs de la Fédération des Synagogues. Ces derniers, mal à l’aise face à cette requête, ont insisté pour que des rabbins n’appartenant pas à la Fédération rejoignent le Beth Din proposé.

Yosef avait soumis de prime abord son idée à Mirvis, qui avait refusé, disant, en privé, qu’il ne souhaitait pas se trouver impliqué dans ce qui semblait être un tribunal fantoche… Un procès de comédie comme au Moyen-Age. »

Finalement, Lichtenstein a expliqué à Yosef qu’il ne pourrait pas convoquer un Beth Din comme cela avait été demandé.

Le chef sépharade Yitzhak Yosef rencontre les juges récemment nommés à la Cour rabbinique suprême à Jérusalem, le 13 juillet 2016 (Crédit : Yaacov Cohen/Flash90)
Le chef sépharade Yitzhak Yosef rencontre les juges récemment nommés à la Cour rabbinique suprême à Jérusalem, le 13 juillet 2016 (Crédit : Yaacov Cohen/Flash90)

Les semaines passant, la controverse s’est encore amplifiée, des rabbins influents – pro-Dweck et détracteurs – se positionnant publiquement de plus en plus nombreux. Pendant ce temps, vues de l’extérieur, les choses ont continué à se dérouler comme d’habitude au sein des communautés espagnole et portugaise.

A la mi-juin, le leader communautaire Sabah Zubaida a fait paraître une lettre en direction de sa congrégation qui disait : « Une grande part des critiques a été basée sur des malentendus – certains délibérés et d’autres non. Toutefois, le rabbin Dweck accepte que certaines de ces critiques énoncées soient justifiées et qu’elles doivent être gérées au coeur du monde rabbinique au sens large ».

A ce moment-là, il est clairement apparu que ce qui avait commencé comme une « chasse aux sorcières », comme l’avaient qualifié les partisans de Dweck, était devenu une controverse légitime portant sur certains de ses jugements halakhiques et sur les doutes soulevés contre ses collègues rabbiniques.

‘Les gens n’avaient pas véritablement prêté attention à ce qu’il avait pu dire jusqu’à ce que le rabbin Bassous s’en prenne à lui’

« La conférence sur les homosexuels a servi de détonateur à tout cela », dit un proche de cette affaire. « Les gens n’avaient pas véritablement prêté attention à ce qu’il avait pu dire jusqu’à ce que le rabbin Bassous s’en prenne à lui – et à ce moment-là, il y a eu une nouvelle révélation de ses jugements halakhiques et on a pu réaliser que certains d’entre eux étaient vraiment suspects ».

Des jugements qu’il aurait faits ont suscité des inquiétudes. Il a notamment autorisé l’allumage d’une lumière fluorescente après le crépuscule, le vendredi, et autorisé le paiement par carte de crédit de médicaments contre la fièvre le jour de Shabbat.

Selon un groupe de rabbins critiques de Dweck, ce dernier avait affirmé que certains de ses collègues pouvaient se montrer malhonnêtes dans leurs jugements et que « aucun rabbin, quelle que soit la taille de sa barbe, quel que soit le temps qu’il a passé à étudier, peut affirmer qu’il vous est interdit de monter sur une bicyclette le jour du Shabbat… Ils n’ont pas le droit ».

Prenant la parole pour calmer les choses, Dweck a présenté des excuses à un groupe WhatsApp de plus de 100 rabbins en raison des critiques répétées de leurs jugements. Un rabbin a indiqué que ces excuses étaient « trop modestes, trop tardives » même si d’autres ont dit avoir été impressionnés par le fait qu’il ait demandé pardon.

Une photo de la yeshiva Gateshead aux environs de 1930 (Crédit : CC-SA-Cecily Davis)
Une photo de la yeshiva Gateshead aux environs de 1930 (Crédit : CC-SA-Cecily Davis)

Puis, dans ce tollé, s’est exprimé le rabbin directeur de la prestigieuse Yeshiva britannique de Gateshead, dans le nord du pays. Rav Shraga Feivel Zimmerman. Dans des lettres publiques, Rav Shraga Feivel Zimmerman a déclaré que Dweck n’était pas « digne de servir » en raison de ses « connaissances limitées, de ses aptitudes médiocres de raisonnement en termes de loi juive et de son manque de formation ».

Et dans le sillage de la dénonciation de Zimmerman, un groupe de rabbins anonymes a mis en garde Mirvis, affirmant que « si Joseph Dweck est maintenu à ses fonctions de rabbin, que ce soit pleinement ou même partiellement, malgré tous les courriers reçus de la part d’autorités rabbiniques orthodoxes hautement respectées à Gateshead et en Israël et dans le monde entier, le Grand rabbin Mirvis devrait réaliser qu’il sera tenu pour responsable de la division de la communauté orthodoxe britannique et qu’il perdra sa légitimité de Grand rabbin aux yeux de nombreuses communautés orthodoxes ».

‘Si Joseph Dweck est maintenu à ses fonctions de rabbin… le Grand rabbin Mirvis devrait réaliser qu’il sera tenu pour responsable de la division de la communauté orthodoxe britannique’

En réponse, le rabbin de Jérusalem Nathan Lopes Cardozo a diffusé une lettre ouverte au chef de Gateshead, lui recommandant vivement de retirer ses propos. Lopes Cardozo, qui a fait ses études à Gateshead, a expliqué qu’il avait le sentiment que c’était son « devoir moral et halakhique » de défendre Dweck.

Il a indiqué que la lettre mettant Mirvis en garde contre une éventuelle scission de la communauté était un « chantage » et que certains rabbins « semblent avoir perdu tout sens de la proportion ».

Pendant ce temps, en coulisses, c’est un Dweck contrit qui a demandé l’aide de Mirvis.

En attendant une nouvelle entrée en lice d’Israël

Alors que la bataille a gagné publiquement en intensité – il a été annoncé que Zimmerman ferait une rare apparition au sein de la synagogue d’Aharon Bassous, pour renforcer probablement son discours – en privé, Mirvis a tenté de trouver une pièce manquante sur l’échiquier : une « bénédiction » de la part du Grand rabbin séfarade.

Le grand rabbin séfarade d'Israël Yitzhak Yosef en novembre 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le grand rabbin séfarade d’Israël Yitzhak Yosef en novembre 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Enfin, après plusieurs jours de négociations délicates, Mirvis a reçu la lettre qu’il attendait. Et Yosef a dit dedans : « Constatant que je ne suis pas vraiment familier de la vie communautaire juive au Royaume-Uni, je demande à son éminence, qui porte la gloire de la Torah sur ses épaules, au vu de sa capacité de Grand rabbin du Royaume-Uni, d’endosser la responsabilité de la gestion de cette affaire et de prendre une décision fondée sur sa compréhension de la situation. S’il le considère comme nécessaire, il peut désigner un Beth Din, ou tout autre format adapté, qui lui permettra de trouver une résolution finale à ce dossier. Tout ce qu’il décidera sera acceptable pour nous en Israël ».

Les mots cruciaux, ici, sont « tout autre format adapté » – ainsi que la dernière phrase qui reconnaît l’autorité de Mirvis. En tant que Grand rabbin, Mirvis est l’une des rares personnalités dans le monde susceptible de mettre un point final à l’affaire de Dweck mais les lettres continuent à affluer dans son bureau, avec presque autant de partisans de Dweck que de détracteurs qui, eux, réclament son départ.

C’est une ‘priorité communautaire urgente’

Mirvis a dû assumer la tâche ingrate de mettre en place un processus crédible pour gérer le cas de Dweck. Il a tout à fait conscience du fait que quoi qu’il fasse, certains ne seront pas satisfaits. Mais, comme cela a été spécifié au Times of Israël, Mirvis considère que la question est une ‘priorité communautaire urgente’.

Dweck a par la suite démissionné de son poste de juge au tribunal rabbinique. Il a aussi accepté que ses décisions soient validées par des collègues, et s’est excusé pour certains des propos qu’il avait tenus. Mais il conserve son poste de rabbin après un compromis visant à mettre fin à la controverse qui a menacé de diviser l’orthodoxie juive britannique.

JTA a contribué à cet article.

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