Le tout nouveau sous-marin israélien quitte l’Allemagne pour Haïfa
Le INS Rahav, à capacité nucléaire, va rejoindre les quatre autres sous-marins de classe Dauphin de Tsahal le mois prochain
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

La dernière et l’une des armes les plus coûteuses de l’arsenal de l’armée, le sous-marin de classe Dauphin INS Rahav, a pris la direction de Haïfa depuis le port allemand de Kiel jeudi, selon un officiel de haut rang.
Commandé il y a dix ans, le Rahav sera le sous-marin de cinquième génération d’Israël et il rejoindra les sous-marins Tanin, Tekuma, Leviathan et Dauphin à la base navale de Haïfa lorsqu’il arrivera le mois prochain.
Rahav est le nom hébreu du dieu grec des mers, Neptune, et a été utilisé pour d’autres noms de bateaux dans le passé, mais cela peut aussi signifier dédain ou arrogance en hébreu moderne.
Le sous-marin, construit par la compagnie allemande de construction de bateau Howaldtswerke-Deutsche Werft, a été dévoilé en avril 2013, mais il fallait encore un an et demi de travail pour le rendre pleinement opérationnel. Le sous-marin propulsé au diesel mesure 67 mètres de long et pèse plus de 2 000 tonnes. Environ 50 marins composeront l’équipage, a déclaré un officiel de la marine israélienne.
Le système de propulsion d’air indépendant du navire, qui fonctionne grâce à une cellule de fuel au lieu d’utiliser des sources plus lourdes dépendante à l’oxygène, permet au sous-marin de rester en plongée sans refaire surface potentiellement pendant des semaines, a déclaré la source.
« Le cinquième sous-marin améliore grandement la flotte de sous-marin la marine israélienne et nous fournit un autre outil de tout dernier cri pour aider et défendre Israël contre les nombreuses menaces », a déclaré l’officiel de la Marine, mais a refusé de préciser à quels dangers il faisait référence.
Le Rahav aurait coûté à Israël 2 milliards de dollars, mais l’officier de la Marine ne souhaitait pas discuter du prix.
« Nous ne parlons pas de coût », a-t-il déclaré.
Le prix, perçu par certains comme exorbitant, du Rahav a été compensé par une réduction considérable de Berlin qui s’inscrit dans un accord de réparations de 1953 entre l’Allemagne et Israël pour l’Holocauste.
L’accord controversé, qui a dopé de manière significative l’économie d’Israël pendant les premiers jours de son indépendance, a apporté des milliards de dollars d’aide militaire et économique à Israël à travers son histoire et a ensuite été invoqué pour acheter la nouvelle génération de bateaux.
Le Rahav est équipé avec les systèmes de surveillance de dernier cri pour tracer d’autres navires et des contre-mesures pour lui permettre d’éviter la détection d’appareil ennemi, tout comme des capacités de communication satellite et d’autres systèmes de guerre électronique, a déclaré l’officier de la marine israélienne.
L’année dernière, le Tanin, crocodile en hébreu, est arrivé en Israël. Le sous-marin a capacité nucléaire, très similaire au nouveau Rahav, est équipé de 10 tubes à torpilles, capables de contenir une grande variété de missiles, selon Defense News.
Les sous-marins, inégalés dans leur capacité à se cacher des marines ennemies, ont longtemps constitué un atout majeur de la politique de défense d’Israël.
« Les sous-marins constituent un outil stratégique dans l’arsenal de défense d’Israël. Israël est préparé à agir n’importe quand, n’importe où pour assurer la défense de ses citoyens », a déclaré Netanyahu en 2013 lorsque le Rahav a été dévoilé pour la première fois en Allemagne.
Les sous-marins seraient armés de missiles de croisière chargés de têtes nucléaires, permettant au minuscule état juif des capacités de « deuxième frappe », même si le gouvernement ne reconnaîtra pas officiellement ces armes nucléaires.
Israël a également acheté un sixième sous-marin à l’Allemagne en 2013, qui doit être terminé dans quelques années. Il n’est pas clair pour savoir s’il rejoindra la flotte actuelle ou s’il remplacera un des vieux bateaux.
« Nous parlerons de cela dans trois ou quatre ans », a déclaré le militaire.
la Communauté du Times of Israël !







