Le Weekathon de l’IATI pour l’impact social dévoile un éco-système florissant
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Le Weekathon de l’IATI pour l’impact social dévoile un éco-système florissant

Les informaticiens des multinationales qui travaillent en Israël se sont retrouvés entre collègues pour résoudre les problèmes sociaux

Participants au Weekathon IAITI (Crédit : Nir Shmuel)
Participants au Weekathon IAITI (Crédit : Nir Shmuel)

Quelque 35 personnes âgées entre vingt et quarante ans étaient assises en groupe devant leurs ordinateurs portables répartis dans cinq salles la semaine dernière dans les bureaux de Siemens à Airport City, à l’extérieur de Tel Aviv, pour améliorer la vie des gens.

Les pièces étaient étrangement calmes tandis que les participants du weekathon sur l’impact social – un hackathon qui dure une semaine – étaient profondément concentrés, se démenaient pour trouver des moyens d’empêcher les enfants d’être oubliés dans les voitures, des solutions pour manger plus sainement dans les restaurants, pour rendre l’éducation plus accessible, pour aider les parents d’enfants autistes et pour forcer les conducteurs à éteindre leurs téléphones portables pendant qu’ils conduisent.

Le Weekathon, dont le sujet était l’impact social, a été organisé par l’Israël Advanced Technology Industries (IATI), un organisme réunissant les entreprises de haute technologie, les sociétés de capital risque et les start-ups qui font la promotion de l’industrie de la haute technologie et qui stimule l’éco-système des start-ups.

Les programmeurs et les développeurs de logiciels d’un éventail de multinationales, des centres de recherche et développement en Israël, de HP Indigo, Marvell Technology Group, Motorola Solutions, Siemens, Nokia, eBay et HP Enterprise Software, ont eu l’opportunité de passer une semaine avec d’autres développeurs et d’autres collègues, qui à une époque ont parfois pu être des concurrents.

La semaine de l'impact social de l'IATI - les participants au groupe Eat Smarter (Crédit : IATI)
La semaine de l’impact social de l’IATI – les participants au groupe Eat Smarter (Crédit : IATI)

« C’est une occasion d’élargir nos horizons et de travailler avec d’autres personnes d’autres entreprises et de voir comment les choses se font là bas », a déclaré Daniel Laettner, 34 ans, un développeur de logiciels chez eBay.

« Généralement, vous travaillez dans votre bureau, vous savez ce sur quoi vous travaillez. Lorsque vous rencontrez d’autres développeurs, vous trouvez d’autres façons de travailler, ce qui vous aide à penser différemment ».

Le groupe avec lequel Laettner travaillait développait une application pour manger plus sainement et était composé de représentants de Marvell, Siemens, eBay et HP. Ils ont réfléchi ensemble pour créer une application qui permettrait aux consommateurs de découvrir les différentes composantes des plats proposés dans les menus des restaurants pour les aider à manger sainement.

« C’est une occasion unique pour nous », a déclaré Adi Avron, une ingénieure en programmation chez Siemens, âgée de 27 ans. Elle n’a généralement pas la chance de s’asseoir et d’échanger des idées et de travailler avec des collègues d’autres entreprises, a-t-elle ajouté.

Les équipes ont présenté leurs propres idées sur le thème de la semaine lors de la Journée ‘Demo’ organisée par l’IATI, au cours de laquelle les chefs d’entreprises et d’autres représentants de la scène high-tech israélienne, y compris les responsables des fonds de capital risque étaient présents.

La PDG de l'IATI, Karin Mayer Rubinstein (Crédit : Autorisation Yoram Reshef)
La PDG de l’IATI, Karin Mayer Rubinstein (Crédit : Autorisation Yoram Reshef)

« Nous ne connaissons aucun autre pays autre qu’Israël où il y a ce genre de coopération entre les multinationales », a déclaré Karin Mayer Rubinstein, le PDG de l’IATI.

« L’IATI facilite ces rencontres car elles sont bonnes pour l’écosystème technologique israélien – permettant ainsi l’intégration des différents acteurs – et aussi pour les entreprises elles-mêmes, car elles permettent à leurs employés d’interagir les uns avec les autres, d’échanger des idées et de partager leurs expériences ».

Les entreprises internationales, y compris Google, Apple, Deutsche Telecom et Bosch, ont mis en place des centres de recherche et de développement en Israël. Au total 278 multinationales exploitent 327 centres de recherche et développement dans le pays aujourd’hui alors qu’il y a 3 ans, il y avait environ 250 de ces centres, selon les données compilées par le Centre de recherche IVC de Tel-Aviv.

Les participants au Weekathon ont déclaré qu’ils avaient tous été encouragés par leurs responsables à participer – et ils ont finalement pris une semaine de congé pour se rendre aux bureaux de Siemens du matin au soir pour travailler sur leurs projets sociaux.

« Les personnes ont tendance à penser d’une manière similaire, et au travail, vous connaissez les personnes », a déclaré Saar Yaniv, le responsable de la chaîne d’approvisionnement depuis 45 ans chez Marvell, qui a travaillé pour créer une plate-forme Web pour que les gens puissent partager un apprentissage simple et modulaire des unités d’apprentissage personnalisé, basées sur la sagesse des masses.

« La synergie est bonne, mais vous n’êtes généralement pas surpris. Ici, il s’agit ici de donner le maximum de vous-même. Et s’amuser aussi ».

L’impression générale était que c’était une « start-up de garage », a déclaré Omer Etrog, 44 ans, développeur web chez Nokia, qui travaillait également sur le projet de création de site pour les unités d’apprentissage modulaire.

L'équipe au travail à la Semaine de l'impact social de l'IATI (Crédit : IATI)
L’équipe au travail à la Semaine de l’impact social de l’IATI (Crédit : IATI)

Le groupe Social Buddy a travaillé sur une application qui permet aux enfants d’un groupe autiste de comprendre les émotions lorsqu’on leur parle, en créant une application qui analyse les émotions et envoie des émojis au smartphone de l’enfant autiste.

Le gagnant du weekathon a été le projet appelé ChildCare, qui aide les parents à ne pas oublier leur enfant dans le siège arrière de leurs voitures. L’équipe a créé une application qui interagit par connexion Bluetooth avec une puce de traque qui coûte 2,50 dollars, fixée sur l’enfant – dans son sac ou sur sa chaussure – et qui enregistre quand l’enfant entre dans la maternelle ou la crèche.

Si l’enfant n’est pas enregistré comme étant présent dans la crèche à 8 heures, les alertes sont immédiatement envoyées aux parents et à l’enseignant de la crèche ou la maternelle, indiquant que quelque chose n’est pas normal. Environ quatre enfants par an meurent d’étouffement et de chaleur en Israël parce qu’ils sont oubliés sur le siège arrière.

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